Celtic se relève : Camilo Duran brille sous O’Neill
La claque de Linz n’est pas encore digérée, mais Celtic a retrouvé un peu de souffle. À Celtic Park, les hommes de Martin O’Neill ont dompté Falkirk 2-1, portés par un doublé de Camilo Duran en première période. Trois matchs, trois victoires en championnat. Et cette fois, il ne s’agissait pas seulement de points, mais de réaction.
Le décor était clair : après 120 minutes subies en Autriche et une élimination douloureuse, il fallait une réponse. Elle est venue très vite. Duran, titularisé dans l’axe en l’absence de Kasper Hogh, a saisi sa chance avec une froideur de buteur aguerri. Deux occasions, deux frappes, deux filets qui tremblent. Celtic menait 2-0 et, par moments, survolait les débats.
Martin O’Neill n’a pas caché son soulagement. Ni sa satisfaction devant la manière affichée par séquences.
« La victoire était la chose la plus importante, ça l’est toujours », a insisté le technicien irlandais au micro de la chaîne interne du club. « Ça a été une semaine difficile pour tout le monde lié au club, pas seulement nous, mais aussi les gens qui paient pour venir nous soutenir, et on les a laissés tomber mardi. On est absolument ravis d’avoir gagné ce match. »
Du spectacle… puis des sueurs froides
Celtic a parfois déroulé. Jeu fluide, combinaisons rapides, occasions en série. O’Neill en est convaincu : son équipe aurait dû plier l’affaire avant la pause.
« On a produit par moments un football vraiment, vraiment magnifique, et on aurait pu être hors de portée à la mi-temps, on a manqué des occasions vraiment énormes pour tuer le match », a-t-il regretté.
Et le scénario a fini par le lui rappeler. À 2-0, Falkirk n’a jamais totalement lâché. L’entraîneur l’avait senti.
« À 2-0, j’ai toujours pensé que Falkirk n’était pas sorti du match, comme ça s’est vu, et quand ils ont marqué, les 15 dernières minutes ont été difficiles pour nous. »
Le but des Bairns a transformé une fin de rencontre tranquille en séance de résistance. Celtic a reculé, tremblé, mais tenu. L’essentiel est resté au tableau d’affichage : une troisième victoire de rang en championnat et un vestiaire qui se remet à croire.
« Ça a été une sacrée semaine, donc c’est bien de gagner ce match. C’est ce qu’il y a de plus important pour nous, et on va encore s’améliorer », a promis O’Neill.
Camilo Duran, le « rêve » de Martin O’Neill
Au cœur de cette soirée, un nom : Camilo Duran. Aligné en pointe, là où Kasper Hogh apporte d’ordinaire puissance et présence, le Colombien a offert un profil différent, plus mobile, plus instinctif. Et une efficacité clinique.
O’Neill ne tarit pas d’éloges.
« C’est un footballeur fantastique », a-t-il souligné. « Je pense que c’est un attaquant naturel, mais il a souvent dérivé sur les côtés quand Kasper jouait avant-centre, et Kasper t’apporte sans doute cette force physique aussi. Kasper est aussi un buteur dans la surface, mais Camilo est juste un rêve à entraîner. »
La barrière de la langue tombe peu à peu, mais le message du staff, lui, est limpide.
« Son anglais s’améliore, mais tout ce qu’on fait, c’est lui répéter : “fiston, tu es brillant”. »
Celtic sort d’une semaine « vieille école », rude, usante, entre prolongation européenne et pression du championnat. Il s’en sort avec un mal de tête, certes, mais aussi une certitude : avec un Duran dans cette forme et un O’Neill revigoré sur le banc, le club de Glasgow a de quoi nourrir de vraies ambitions pour la suite de la saison.




