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Aleksander Ceferin exclut une candidature à la présidence de la FIFA et lance un ultimatum à Gianni Infantino

Aleksander Ceferin ne brigera pas la présidence de la FIFA mais avertit Gianni Infantino

Le président de l'UEFA, Aleksander Ceferin, a annoncé qu'il ne se présenterait pas à la prochaine élection pour diriger la FIFA. Pourtant, il ne ménage pas ses mots à l'encontre de Gianni Infantino, actuel président de la FIFA, dont il réclame le départ sous peine d'un affrontement lors du prochain Congrès de la FIFA.

Infantino sous pression après ses projets controversés

Les choix d'Infantino concernant les futurs Coupes du Monde, notamment sa recherche d'investissements privés, ont suscité une vive opposition. Ces propositions abandonnées ont entraîné un tollé, avec des menaces de votes de défiance de la part de l'UEFA, de la Concacaf et de l'AFC. Des accusations de dissimulation ont même conduit certains responsables européens à envisager un boycott massif des compétitions FIFA.

Malgré cette crise grandissante, Ceferin a confirmé son refus de se porter candidat. Considéré comme un prétendant naturel, il préfère se concentrer sur ses responsabilités actuelles au sein de l'UEFA.

Un affrontement inévitable selon Ceferin

Lors du podcast The Rest Is Politics, Ceferin a expliqué ses raisons : « Je ne suis pas intéressé pour deux raisons. J’aime l’UEFA et j’aime y travailler, et à un moment donné, il faut aussi profiter un peu de la vie. » Il a ajouté que sa crédibilité est plus forte en restant à l’écart de cette course.

Cependant, il a averti d’un duel à venir. « Les choses évoluent chaque jour. Je ne lui ai pas parlé, mais il y a deux options », a-t-il déclaré. Selon lui, Infantino doit soit reconnaître son manque de soutien — non seulement politique, mais aussi auprès de la communauté footballistique, des fans, des joueurs et anciens joueurs, ainsi que des entraîneurs — soit se présenter aux élections de mars où il devra affronter un adversaire, dont l’identité reste inconnue.

Ceferin dénonce les tentatives de la FIFA pour discréditer l’opposition européenne

L’isolement d’Infantino en Europe est saisissant, lui qui avait bénéficié du soutien européen en 2016 pour accéder à la présidence. Aujourd’hui, plusieurs fédérations britanniques et irlandaises ont retiré leur appui.

La FIFA aurait essayé de présenter cette révolte comme une initiative élitiste européenne. Ceferin a rejeté cette idée en critiquant la volonté d’Infantino de dresser le football mondial contre l’UEFA. « Ils jouent la carte d’une Europe arrogante contre nous, disant qu’ils ont beaucoup d’argent alors que nous aidons les petits et les pauvres », a-t-il ironisé. « Quelqu’un devrait lui rappeler qu’il est européen et qu’il a été soutenu par l’UEFA, ce qu’il semble avoir oublié. »

Le Congrès de la FIFA en mars déterminera l'avenir du football mondial

Le prochain Congrès, qui se tiendra au Maroc, décidera du sort de la présidence de la FIFA. Infantino conserve encore le soutien des confédérations africaines et sud-américaines, mais un vote de défiance coordonné pourrait provoquer un changement sans précédent.

Si Infantino refuse de démissionner, un candidat d’opposition devrait bientôt se manifester. Pour le moment, le président de la FIFA reste ferme et défiant. Le monde attend désormais de voir qui osera officiellement contester sa direction fragilisée.