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Cade Cunningham domine, Detroit bat Philadelphie et reste invaincu

Cade Cunningham dicte sa loi, Detroit fait tomber Philadelphie et reste invaincu

Sans deux titulaires, en déplacement, face à une équipe de Philadelphie pourtant armée de Tyrese Maxey et LeBron James, les Detroit Pistons ont imposé leur rythme et leur dureté. Score final : 106-93. Bilan : 3-0. Message envoyé.

Cunningham en patron, Detroit en rouleau compresseur

Cade Cunningham n’a pas eu besoin de forcer pour prendre le contrôle de la soirée. 26 points, huit rebonds, huit passes. Surtout, une mainmise constante sur le tempo. Chaque fois que les Sixers ont cru revenir, le meneur a remis un coup d’accélérateur, alternant drives agressifs, tir mi-distance et création pour ses partenaires.

Dès le premier quart-temps, il a posé le décor. 12 points à 5 sur 6 aux tirs, une défense de Philadelphie constamment en retard, et un écart qui explose : 15-1 après 3 minutes 10, +18 dans le premier quart, 34-22 après douze minutes. Les Pistons frappent les premiers. Et fort.

Detroit le fait, en plus, sans Jalen Duren (ischio-jambiers) ni Ausar Thompson (cheville). Deux absents majeurs dans le cinq. Résultat : des responsabilités redistribuées… et parfaitement assumées.

Duncan Robinson en profite pour allumer la mèche à longue distance : 21 points, des tirs lourds de conséquences dans le quatrième quart. Daniss Jenkins ajoute 18 points, agressif et lucide. John Collins complète le tableau avec un double-double solide (16 points, 11 rebonds), précieux pour dominer le combat intérieur.

Philadelphie sans Embiid ni Edgecombe, Maxey en feu trop tard

En face, Philadelphie doit composer sans Joel Embiid (pied) ni VJ Edgecombe (abdomen). Une absence qui se lit immédiatement au rebond et dans la peinture. Les Sixers se font marcher dessus sous les panneaux : 54 rebonds à 37 pour Detroit, dont 15 rebonds offensifs convertis en 24 points de seconde chance. Une saignée.

Tyrese Maxey tente de sauver les siens presque à lui seul dans le dernier quart. 29 points au total, dont 18 dans les douze dernières minutes. Des fadeaways compliqués, des pénétrations tranchantes, un vrai baroud d’honneur. Mais trop isolé, trop tard.

LeBron James apporte 18 points et signe une belle séquence juste avant la pause, avec trois paniers de suite pour boucler un 9-0 des Sixers. Philadelphie, menée de 21 points après un and-one de Cunningham à 1 minute 33 de la mi-temps, limite finalement la casse et rentre au vestiaire à -12 (56-44). Jaylen Brown, lui, traverse la soirée avec difficulté : 16 points, mais à 5 sur 20 aux tirs. Un symbole de l’inefficacité offensive des locaux.

Les Sixers reviennent, Robinson les repousse

Au retour des vestiaires, Philadelphie montre enfin les dents. Un 9-2 express, conclu par un lay-up de LeBron James, ramène l’écart à cinq points. La salle se réveille, l’élan semble tourner.

Detroit ne panique pas. Cunningham reprend la main, Collins et Jenkins assurent les relais, et l’écart repasse au-dessus des dix points. Les Pistons verrouillent la fin du troisième quart et abordent le dernier acte avec dix longueurs d’avance : 79-69.

Le dernier quart s’ouvre sur une nouvelle poussée des Sixers : 6-0, Maxey enchaîne, et voilà Philadelphie revenue à 79-75 sur un fadeaway difficile de son meneur. Le match est relancé.

C’est alors que Duncan Robinson change la physionomie de la fin de rencontre. D’abord un tir primé qui coupe net l’élan adverse. Puis un jumper quelques instants plus tard. L’écart repasse à +10, il reste 7 minutes 38 à jouer.

Maxey refuse d’abandonner, continue de scorer, maintient les Sixers à flot. Mais Robinson frappe encore derrière l’arc à 5 minutes 57 de la fin, recréant un matelas de dix points. Chaque tentative de remontée trouve une réponse. Detroit ne cède jamais.

À 1 minute 03 du buzzer, Daniss Jenkins plante un trois points qui scelle pratiquement le sort de la rencontre. Les Sixers n’ont plus de réponse. Le temps, lui, a déjà choisi son camp.

Un début de saison qui change le regard sur Detroit

Les Pistons n’ont jamais été menés du match. Ils ont contrôlé le rebond, imposé le ton physique, géré les temps faibles sans s’effondrer malgré les coups de chaud de Maxey et les éclairs de LeBron. Une prestation de vétérans, signée par un groupe encore en construction.

Cunningham termine meilleur marqueur de la première mi-temps avec 15 points, et symbole d’une équipe qui, pour l’instant, joue avec une clarté rare : hiérarchie assumée, rôles définis, intensité constante.

Philadelphie, désormais à 3-1, pourra invoquer les absences d’Embiid et Edgecombe. Mais la manière dont Detroit a dominé les débats, surtout dans la raquette, laisse une vraie question : face à une équipe qui gagne déjà ce type de matchs début octobre, jusqu’où ces Pistons peuvent-ils aller quand tout le monde sera sur le parquet ?