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Bukayo Saka : une passe de l'histoire

Londres s’est réveillée avec une certitude : dans la nuit, à des milliers de kilomètres, Bukayo Saka a encore déplacé les lignes. Un centre, un timing parfait, et soudain les livres de records se sont mis à trembler.

Dimanche soir, l’Angleterre a arraché sa qualification face au Mexique au terme d’un 3-2 haletant. Un score serré, une rencontre nerveuse, mais une action a servi de déclic : la 36e minute, côté droit, ballon dans les pieds de Saka.

Le joueur d’Arsenal fixe, lève la tête et dépose un centre dans le cœur de la surface. Jude Bellingham n’a plus qu’à conclure de la tête. Simple à finir, brillant à créer. Sur la feuille de stats, c’est une passe décisive de plus. Dans l’histoire, c’est un palier symbolique.

Un record d’Arsenal égalé, un autre en vue

Avec cette troisième passe décisive du tournoi, Saka rejoint un cercle minuscule chez les Gunners. Depuis que les données sont recensées (1966), aucun joueur d’Arsenal n’a fait mieux en Coupe du monde. Un seul avait atteint ce total avant lui : Dennis Bergkamp en 1998.

Saka s’invite donc au même niveau que le Néerlandais, mais aussi que Martin Odegaard, qui a lui aussi signé trois passes lors de cette édition 2026. Deux meneurs de jeu modernes, deux capitaines de club dans l’âme, désormais à égalité sur la scène mondiale. Et une course à distance qui s’annonce fascinante.

Car la prochaine offrande de Saka ne serait pas une passe comme les autres. Elle le propulserait seul en tête de l’histoire des joueurs d’Arsenal en Coupe du monde. Encore un centre bien pesé, encore une inspiration, et Bergkamp, Odegaard et les autres seraient relégués derrière lui.

Beckham, Kane… et maintenant Saka

L’ailier anglais ne se contente pas de marquer l’histoire de son club. Il bouscule aussi celle de sa sélection. Opta indique que ces trois passes décisives égalent le record de l’Angleterre sur une Coupe du monde depuis 1966.

Avant lui, seuls deux noms figuraient à ce niveau : David Beckham en 2002, Harry Kane en 2022. Deux visages de générations différentes, deux leaders offensifs, deux symboles. Saka vient d’ajouter le sien à cette liste réduite.

Une passe de plus, et il dépasserait Beckham et Kane. Seul en haut, seul détenteur du record anglais sur une phase finale mondiale. Rien de garanti, tout à conquérir. Mais le décor est planté.

Un duel dans le duel : Saka contre Odegaard

Le scénario a de l’allure : pour tenter de faire tomber ces records, Saka devra croiser la route de… Martin Odegaard. Angleterre–Norvège, en quart de finale. Deux coéquipiers d’Arsenal, deux chefs de file, deux joueurs déjà à trois passes décisives chacun dans ce tournoi.

Leur affrontement dépasse la simple rivalité nationale. C’est aussi une bataille d’influence entre deux cerveaux du même vestiaire, transposée sur la plus grande scène internationale. Qui frappera le premier ? Qui fera la passe de trop pour l’autre camp ?

Le rendez-vous est pris : samedi 11 juillet, à 22h (BST). Un horaire enfin plus digeste pour les supporters anglais, qui pourront mesurer en direct l’ampleur de ce bras de fer.

Des chiffres qui parlent d’eux-mêmes

Au-delà des records en approche, la production de Saka en Coupe du monde force le respect. Six contributions directes aux buts – entre réalisations et passes décisives – auxquelles s’ajoute un penalty obtenu et transformé par un coéquipier.

Le tout en 485 minutes de jeu. Sans compter le penalty provoqué, cela fait une implication directe toutes les 81 minutes. Un rendement de joueur majeur, d’attaquant qui pèse sur chaque rencontre, d’ailier qui ne se contente pas d’animer les couloirs mais façonne le tableau d’affichage.

Il y a dans sa manière de jouer une constance rare à ce niveau : toujours disponible, toujours prêt à attaquer l’espace, toujours capable de trouver la bonne zone pour faire mal.

La suite ? Un quart de finale, un possible record pour Arsenal, un autre pour l’Angleterre, et la perspective d’installer définitivement son nom parmi ceux qui comptent dans l’histoire des grandes compétitions. La question n’est plus de savoir si Bukayo Saka est prêt pour ce statut.

C’est de voir jusqu’où il compte le pousser.

Bukayo Saka : une passe de l'histoire