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Bruno Guimarães et la situation à Newcastle : PIF en retrait

À Newcastle, le dossier Bruno Guimarães agite l’Angleterre. Mais pas les propriétaires. Malgré les rumeurs de tractations au plus haut niveau, le fonds saoudien PIF n’a pas mis les mains dans le cambouis sur ce feuilleton.

Selon les informations locales, les propriétaires saoudiens n’ont pas pris part aux discussions et aucun entretien au-dessus du niveau du board n’a eu lieu avec le super agent Kia Joorabchian. Pas de coup de fil secret, pas de sommet de crise en coulisses. Le message est clair : la ligne sportive reste entre les mains des dirigeants nommés pour ça.

Yasir Al-Rumayyan, président de Newcastle United, a bien rencontré le CEO David Hopkinson à New York avant la finale de la Coupe du monde plus tôt ce mois-ci. Une réunion de haut niveau, évidemment scrutée. Mais derrière l’image, la réalité est simple : PIF fait confiance à Hopkinson et au directeur sportif Ross Wilson, seuls maîtres à bord sur le marché des transferts cet été. Ce sont eux qui pilotent toutes les discussions de recrutement.

C’est la méthode installée depuis la reprise du club en 2021 : laisser le terrain opérationnel aux hommes en place, les responsabiliser, ne pas gouverner chaque dossier depuis Riyad. Et cette ligne ne bouge pas.

Arsenal s’agace, Newcastle reste de marbre

Pendant que la frustration montait chez les supporters d’Arsenal, chauffés par des rumeurs de « discussions avancées », Newcastle a tenu à recadrer le récit. Pas de « canal parallèle avec PIF », aucune double chaîne de décision. Tout passe par Hopkinson et Wilson, les hommes choisis par les copropriétaires saoudiens en 2025.

Les Magpies n’ont pas non plus rouvert de discussions avec les dirigeants d’Arsenal, malgré les bruits de « contact club à club » apparus ces derniers jours. La mécanique est connue : si Arsenal déposait une offre officielle, le premier échange se ferait entre Ross Wilson et Andrea Berta, en charge du recrutement côté Gunners. Pour l’instant, on en est loin.

Des sources au sein des deux clubs convergent : aucune négociation avancée n’a eu lieu, et Bruno Guimarães est attendu à l’entraînement vendredi. À ce stade, Arsenal ne souhaite pas débourser 80 millions de livres pour le milieu brésilien, tandis que Newcastle a déjà balayé l’idée d’un deal à 70 millions, montant évoqué dans la capitale.

Bruno, entre La Manga et l’avenir

Reste une question très concrète : comment Bruno va-t-il rejoindre le groupe ? Partira-t-il sur le vol affrété par le club vers La Manga ou rejoindra-t-il directement l’Espagne depuis l’Amérique du Sud ? Rien n’est tranché publiquement. Mais Newcastle n’a pas demandé de garanties particulières au joueur.

Le club s’attend à retrouver le même professionnel que celui qui a signé alors que l’équipe était 19e du classement en 2022. Même implication, même engagement. Pas de traitement d’exception, malgré le tumulte autour de son nom.

Samedi, après le nul 1-1 face à Gateshead, Eddie Howe a posé le décor sans détour. Sur l’avenir de Bruno, il a rappelé que ce n’était pas à lui de spéculer, ni de mener les discussions. Pour lui, un fait compte : aujourd’hui, Bruno est le capitaine de Newcastle United. Un joueur « incroyable » et une personne exemplaire depuis leur première collaboration.

Howe l’a dit au nom de tout le club : tout le monde l’adore, tout le monde veut qu’il reste. Newcastle ne veut pas perdre ses meilleurs éléments. Déjà privés de Anthony Gordon et Sandro Tonali, les Magpies savent à quel point ces absences pèsent. En perdre un troisième de ce calibre serait un coup majeur.

Pour l’instant, pourtant, la ligne reste nette : pas d’intervention directe de PIF, pas de négociations avancées avec Arsenal, un prix que Newcastle refuse de brader, et un capitaine attendu à l’entraînement. La prochaine vraie décision ne viendra ni des rumeurs ni des réseaux sociaux, mais d’une chose très simple : une offre officielle sur la table, ou le choix de Bruno de continuer à porter ce projet encore un peu plus loin.