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Bruno Guimarães : Newcastle face à un été brûlant

Newcastle United se retrouve une nouvelle fois au bord d’un été brûlant. Même décor : un cadre majeur, un grand d’Angleterre à l’affût, des intermédiaires qui s’agitent en coulisses. Mais cette fois, à St James’ Park, tout le monde connaît la fin du film si les choses tournent mal. Yohan Cabaye et Alexander Isak ont déjà écrit le scénario.

Cabaye, le précédent qui hante encore Tyneside

Retour en 2013. Arsenal dépose une offre de 10 millions de livres pour Yohan Cabaye, tout juste auréolé d’une excellente saison avec Newcastle et d’un Euro 2012 réussi. La proposition arrive à la veille du premier match de Premier League, face à Manchester City. La tête du Français tourne. Son choix est brutal : il refuse de jouer.

Alan Pardew le sort du groupe, la direction ferme la porte. Pas de négociation, pas même une discussion. Cabaye, lui, ne comprend pas. Le milieu, arrivé de Lille avec la promesse d’un tremplin possible, voit la chance de rejoindre un club du standing d’Arsenal lui filer entre les doigts.

Les années ont passé. Cabaye l’a reconnu : aller au bras de fer, faire grève, n’était pas la bonne décision. Il est revenu dans le rang, a rejoué, a tout donné. Jusqu’à son départ pour le Paris Saint-Germain en janvier 2014. Mais son histoire reste un avertissement pour tous ceux qui, à Newcastle, voient aujourd’hui le nom de Bruno Guimarães associé à Arsenal.

Bruno, Arsenal et un jeu dangereux

Treize ans plus tard, les Gunners reviennent frapper à la porte de Newcastle, cette fois pour Bruno Guimarães. Les échos venus d’Angleterre parlent d’un accord personnel trouvé entre le capitaine des Magpies et les champions en titre. Sur le papier, Arsenal préparerait une offre de 70 millions de livres.

La réalité, côté Newcastle, est bien différente. Selon les informations locales, aucun contact officiel n’a encore été établi avec le club du Nord-Est, aucune offre formelle n’a atterri sur le bureau des dirigeants. Et l’idée même de vendre Bruno pour 70 millions est qualifiée en interne de « non-starter », une base de discussion jugée tout simplement inacceptable.

Le temps, lui, joue contre tout le monde. Les dirigeants de Newcastle s’agacent de cette attente interminable, de ces « tiers » qui gravitent autour du dossier et tentent de déstabiliser leur capitaine depuis six semaines. Le club ne veut pas revivre un feuilleton qui pourrit la préparation, ni voir son vestiaire plombé avant même le coup d’envoi de la saison.

Pour l’instant, un point reste clair : Bruno Guimarães n’a pas déposé de demande de transfert. Ni lui, ni son entourage. Sous contrat pour au moins deux saisons encore, le Brésilien est attendu au début du mois prochain pour le stage de pré-saison à La Manga. Officiellement, il fait toujours partie du projet.

Le spectre d’Isak et la tentation du bras de fer

Mais à Newcastle, personne n’a oublié ce qui s’est passé il y a douze mois avec Alexander Isak. L’attaquant avait choisi la rupture totale. Refus de monter dans l’avion pour la tournée en Asie, direction Singapour et la Corée du Sud. Travail en solitaire en Espagne, loin du groupe, loin d’Eddie Howe. Isak n’a plus jamais rejoué pour les Magpies.

La pression a fini par payer. Liverpool est arrivé avec un chèque de 125 millions de livres. Newcastle a cédé, contraint par un joueur déterminé à partir et un marché prêt à payer le prix fort.

Ce précédent pèse lourd dans la réflexion actuelle. Si Bruno décidait, lui aussi, de forcer son départ en déposant une demande de transfert, Newcastle ne se laisserait pas faire. Le club se prépare déjà à se montrer intraitable sur le montant : on parle d’une somme proche des 100 millions de livres pour ouvrir réellement la discussion.

Entre loyauté, ambition et business

Bruno Guimarães se trouve donc à la croisée des chemins. L’exemple Cabaye montre qu’un bras de fer peut laisser des traces, même si le joueur finit par regagner le cœur des supporters. Le cas Isak rappelle, lui, qu’un club, même ambitieux, finit souvent par s’incliner quand la volonté de départ est totale et que l’offre suit.

Newcastle, de son côté, veut éviter le chaos. Protéger son capitaine, préserver son vestiaire, envoyer un message clair au marché : ici, on ne brade pas ses meilleurs joueurs. Mais la question reste entière : face à l’appel d’un club du calibre d’Arsenal, Bruno choisira-t-il la voie de la patience… ou celle de la rupture ?