Bruno Fernandes : INEOS fixe un prix de 50-60 M€
Bruno Fernandes – INEOS lui fixe un prix, lui ne veut pas bouger
À Old Trafford, tout le monde connaît la vérité sans vraiment vouloir la dire à voix haute : Bruno Fernandes est le cerveau de Manchester United, son métronome, son agitateur. À 32 ans, il reste le maître du jeu des Red Devils, élu joueur de la saison de Premier League l’an dernier, référence assumée au poste de meneur de jeu en Angleterre.
Et pourtant, en coulisses, un chiffre circule déjà.
Un cadre incontournable… au contrat qui s’effrite
Manchester United a retrouvé la Ligue des champions, mais son début de saison en championnat laisse planer un doute : ce retour au sommet sera-t-il un simple aller-retour ? Dans ce contexte, la situation contractuelle de Bruno Fernandes devient un dossier brûlant.
Le Portugais entre dans la dernière année de son contrat actuel. Le club dispose bien d’une option pour prolonger jusqu’en 2027/28, ce qui offre une marge de manœuvre. Mais pas un répit illimité. S’il doit être vendu pour rapporter une somme significative, ce sera après l’activation de cette option, l’été prochain. Pas plus tard.
Car le temps ne joue plus en sa faveur, ni en celle du club. À 32 ans, Fernandes n’est plus un jeune actif à valoriser sur dix ans. Il reste un joueur de très haut niveau, mais il n’a devant lui que deux ou trois gros contrats, comme le rappellent les observateurs proches du dossier. Chaque décision compte.
Galatasaray, Juventus, Milan : les prétendants se positionnent
La qualité du joueur ne laisse personne indifférent. Selon les informations relayées par CaughtOffside, plusieurs poids lourds européens suivent de près la situation.
Les champions de Turquie, Galatasaray, rêvent de l’attirer pour faire passer un cap à leur projet. En Serie A, la Juventus et l’AC Milan surveillent également le dossier, séduits par l’idée de récupérer un meneur d’expérience, capable de changer le visage d’une attaque.
L’intérêt est réel, les clubs sont là, les discussions informelles existent déjà. Mais un obstacle majeur se dresse : la volonté du joueur.
Bruno Fernandes a une priorité claire : rester à Old Trafford. Le Portugais ne cherche pas la porte de sortie, il ne pousse pas pour un départ. Il se voit toujours au cœur du projet de Manchester United.
Dans le vestiaire et sur le banc, ce souhait est partagé. Michael Carrick, aujourd’hui sur le banc mancunien, tient à conserver son capitaine technique et émotionnel. Perdre Fernandes, ce serait arracher une pièce maîtresse d’un collectif déjà fragile.
INEOS fixe la barre : pas de vente… sauf à 50-60 M€
Officiellement, le discours est simple : Bruno Fernandes n’est pas à vendre. Officieusement, la position d’INEOS, nouveau pouvoir fort à United, est plus nuancée.
D’après les informations de Mark Brus pour CaughtOffside, les propriétaires ont tout de même un chiffre en tête. Une somme qui ferait vaciller la position du club. On parle d’une fourchette située entre 50 et 60 millions d’euros.
Pour un joueur de 32 ans, ce montant pose une vraie question aux courtisans. Qui sera prêt à aligner une telle somme pour un cadre qui, malgré son niveau, entame la dernière partie de sa carrière ? Galatasaray, la Juventus ou Milan peuvent apprécier le profil, mais franchir ce seuil financier est une autre histoire.
L’équation est claire : officiellement, Manchester United ferme la porte. Officieusement, elle s’entrouvre à partir de 50-60 M€. À ce prix, même un joueur déclaré “intransférable” peut devenir négociable.
Une prolongation complexe, loin d’être bouclée
Au-delà du marché, tout se jouera sans doute dans un bureau, stylo à la main. Car le vrai dossier, c’est la prolongation.
Fabrizio Romano l’a confirmé : Manchester United et Bruno Fernandes ont commencé à discuter d’un nouveau contrat avant la Coupe du monde. Les échanges ont continué pendant et après le tournoi, jusqu’à la fin juillet, période durant laquelle plusieurs clubs ont déjà tenté de le recruter.
Les négociations, elles, patinent. Le salaire, la durée du contrat, le statut du joueur dans la grille salariale : tout est sur la table. Pour Fernandes, ce prochain engagement est crucial. Il sait qu’il ne signera plus dix contrats de ce niveau. Il lui en reste deux, peut-être trois. Celui-ci doit être majeur, à la hauteur de son rôle et de son impact.
Un autre point complique les choses : la clause libératoire. Le Portugais en possède déjà une dans son contrat actuel. Faut-il la maintenir dans le nouveau deal ? La supprimer ? La relever ? À partir de quand serait-elle active ? Autant de détails qui pèsent lourd dans une négociation déjà tendue.
Pour l’instant, aucun accord n’a été trouvé. Rien n’est cassé, mais rien n’est bouclé.
Un été décisif en approche
Le décor est planté. Un meneur de jeu qui veut rester. Un club qui veut le garder. Des propriétaires qui, en interne, ont fixé un prix de vente. Trois grands clubs européens à l’affût. Une prolongation stratégique qui traîne.
Si Manchester United rate une nouvelle fois la qualification en Ligue des champions, si les discussions contractuelles s’enlisent, si une offre s’approche des 60 M€, la donne peut basculer en quelques semaines.
Pour l’instant, Bruno Fernandes appartient toujours au cœur d’Old Trafford. La question est simple : jusqu’à quand ?




