Brennan Johnson et Dwight McNeil échangent leurs maillots : un nouveau chapitre pour Everton et Crystal Palace
Everton et Crystal Palace ont bougé une pièce maîtresse chacun. Un vrai échange à l’ancienne : Dwight McNeil contre Brennan Johnson. Deux clubs, deux ailiers, et une ligne de crête très claire pour chacun.
Johnson, nouveau pari offensif d’Everton
À Goodison Park, Brennan Johnson débarque avec un contrat de quatre ans et une étiquette déjà lourde à porter. À 25 ans, l’international gallois arrive avec un vécu européen solide : buteur décisif en finale de Europa League avec Tottenham Hotspur en mai dernier, après un transfert à plus de 45 millions de livres depuis Nottingham Forest en 2023.
Son passage à Crystal Palace, en revanche, n’a jamais vraiment décollé. Recruté pour 35 millions de livres en janvier, il a disputé 26 matches toutes compétitions confondues sans trouver le chemin des filets. Une anomalie statistique pour un joueur censé dynamiter les défenses.
À Everton, Johnson parle déjà le langage de l’adhésion totale. Sur la chaîne du club, il explique qu’il a « immédiatement voulu venir et faire partie » du projet dès qu’il a su l’intérêt des Toffees. Il insiste sur trois leviers : l’entraîneur, le vestiaire, la trajectoire de l’équipe. Il se voit en phase avec un club qui veut « aller dans la bonne direction » et se décrit comme un joueur qui veut suivre ce mouvement.
Everton sort d’une saison terminée à la 13e place de Premier League, plombée par une fin d’exercice poussive. Johnson ne s’en cache pas : pour lui, l’objectif reste de « tout faire pour revenir en compétitions européennes ». Il va plus loin, parlant d’un club « ambitieux pour gagner des trophées » et d’une conviction personnelle que « c’est possible ».
Un discours ambitieux, presque programmatique, qui tranche avec ses chiffres récents. Mais c’est précisément ce pari-là qu’Everton accepte : un joueur de haut niveau, en quête de relance, pour redonner du tranchant à une attaque qui a trop souvent manqué de constance.
McNeil, rendez-vous manqué… puis rattrapé avec Palace
De l’autre côté, Dwight McNeil rejoint enfin Selhurst Park, au terme d’un feuilleton qui avait déjà laissé des traces. L’ailier de 26 ans s’engage jusqu’en 2030 avec Crystal Palace, après deux saisons pleines sous le maillot d’Everton.
Son arrivée à Londres aurait dû se faire bien plus tôt. En février, un accord prêt avec option d’achat obligatoire, estimée à 20 millions de livres pour cet été, était déjà en place. McNeil avait passé sa visite médicale. Tout semblait ficelé. Puis le deal s’est effondré dans les dernières heures, faute de documents finalisés à temps.
L’épisode avait laissé des marques personnelles : sa compagne, Megan Sharpley, avait accusé Palace sur les réseaux sociaux de jouer avec sa santé mentale. Un message qui avait jeté une lumière crue sur l’envers des négociations de mercato.
Cette fois, l’histoire va au bout. McNeil quitte Everton, qu’il avait rejoint en juillet 2022 en provenance de Burnley pour 20 millions de livres. En deux saisons, il s’est imposé comme un joueur fiable : 15 buts et 19 passes décisives en 128 rencontres toutes compétitions confondues. Un volume et une régularité qui ont séduit Crystal Palace.
Le contexte sportif, lui, est tout autre que lors de la première tentative. Palace sort de deux saisons fastes : FA Cup, Community Shield et Europa Conference League sont venus garnir l’armoire à trophées. Pour un joueur en quête de titres, le signal est fort.
McNeil ne le cache pas : ce palmarès récent l’attire. Il parle de « grands succès » obtenus par le groupe sur les deux dernières saisons et de son envie d’« en faire partie ». Il se dit « impatient de commencer ». Le président Steve Parish, lui, pose le cadre : McNeil est pour lui « un joueur au talent prouvé en Premier League ». Une manière de rappeler qu’il ne s’agit pas d’un pari, mais d’une certitude de rendement.
Un échange, deux ambitions
Cet échange n’est pas qu’un simple jeu de chaises musicales. Il raconte deux trajectoires.
Everton, club en quête de stabilité sportive et de retour européen, mise sur la vitesse, la percussion et le potentiel de Brennan Johnson, malgré une demi-saison muette à Palace. Le Gallois, 45 sélections avec le pays de Galles, doit incarner une partie de la nouvelle identité offensive des Toffees.
Crystal Palace, porté par une dynamique de titres, choisit la continuité de performance avec McNeil, un ailier de Premier League rodé, capable de marquer, de servir et de répéter les efforts sur la durée d’une saison. Un profil taillé pour une équipe qui ne veut pas simplement savourer ses trophées récents, mais les prolonger.
Et comme si le scénario manquait encore d’un dernier clin d’œil, le calendrier s’en mêle. Everton et Crystal Palace se retrouveront dès le 22 août, au Hill Dickinson Stadium, pour le week-end d’ouverture de la Premier League.
Johnson d’un côté, McNeil de l’autre. Chacun face à son ancien club, chacun porteur d’un nouveau récit. À eux de prouver, dès cette première journée, que cet échange n’a pas seulement redistribué des maillots, mais aussi déplacé le curseur des ambitions.




