Au Signal Iduna Park, le Borussia Dortmund a parfaitement lancé sa phase à élimination directe de l’UEFA Champions League 2025 en s’imposant 2-0 contre Atalanta, mardi 17 février. Les hommes de Niko Kovac ont bâti leur succès dès la première période, avant de gérer avec rigueur face à une équipe italienne plus dominante dans le jeu mais trop inoffensive. Ce résultat permet au Borussia, 17e au classement général de la compétition avec désormais 11 points et une différence de buts positive (+2), de se replacer dans la course, tandis qu’Atalanta, 15e avec 13 points et un goal-average neutre, voit sa dynamique freinée.
Première période : Dortmund frappe tôt et juste
Le match bascule très vite en faveur du Borussia. Dès la 3’, Serhou Guirassy ouvre le score pour les locaux, servi par Julian Ryerson. Ce but précoce offre à Dortmund un confort idéal pour s’installer dans son plan de match, sans avoir besoin de se découvrir.
La rencontre se tend ensuite légèrement. À la 18’, le défenseur Luca Reggiani est averti pour une faute, premier carton jaune de la soirée pour les Allemands. Atalanta réagit davantage dans les duels que dans la zone de vérité : à la 40’, Berat Djimsiti est averti pour contestation, imité dans la foulée par Odilon Kossounou pour une faute, signe d’une frustration montante côté italien.
Dortmund en profite pour faire le break avant la pause. À la 42’, Maximilian Beier double la mise, sur une passe décisive de Guirassy, impliqué sur les deux buts. Le 2-0 au repos reflète l’efficacité clinique du Borussia, plus tranchant dans les zones décisives. Atalanta termine le premier acte sous tension, avec un nouvel avertissement pour Gianluca Scamacca à la 45+1’ pour une faute.
Seconde période : ajustements tactiques et gestion allemande
Au retour des vestiaires, Raffaele Palladino tente de relancer Atalanta dès la 46’. Djimsiti cède sa place à Isak Hien en défense, tandis que Scamacca est remplacé en pointe par Nikola Krstovic. L’idée est claire : apporter du sang neuf dans l’axe, tant derrière que devant, pour stabiliser la base et peser davantage sur la défense à trois de Dortmund.
La réponse du Borussia est d’abord défensive : Waldemar Anton reçoit un carton jaune à la 48’ pour une faute, mais la structure de l’équipe de Niko Kovac reste solide. Atalanta continue de pousser dans le jeu, sans pour autant trouver la faille.
À la 63’, Palladino prend un pari plus offensif en sortant le milieu Marten de Roon pour Kamaldeen Sulemana, profil plus porté vers l’avant. Plus tard, à la 72’, Davide Zappacosta est remplacé par Raoul Bellanova dans le couloir, puis Nicola Zalewski cède sa place à Lazar Samardzic à la 82’. Ces changements visent à apporter de la vitesse et de la créativité sur les côtés et entre les lignes, mais la défense de Dortmund reste maîtrisée.
Kovac, lui, gère son avantage. À la 70’, il sort Julian Brandt pour Carney Chukwuemeka et Maximilian Beier pour Karim Adeyemi, conservant son schéma offensif tout en injectant de la fraîcheur devant. En fin de match (83’), il consolide son milieu avec l’entrée de Marcel Sabitzer à la place de Felix Nmecha, et offre quelques minutes à Fábio Silva en lieu et place de Guirassy. Le Borussia traverse ainsi la seconde période sans encaisser, en contrôlant les temps faibles.
Lecture statistique : Atalanta a le ballon, Dortmund les buts
Les chiffres soulignent le contraste des styles. Atalanta a contrôlé 56 % du ballon, laissant Dortmund concéder la possession à 44 %. Les Italiens ont également affiché une meilleure précision technique, avec 87 % de passes réussies (452 passes précises sur 521) contre 83 % pour le Borussia (348 sur 419). Mais cette supériorité dans la circulation n’a pas été convertie en occasions franches.
Dortmund a tenté 9 tirs pour 2 cadrés, quand Atalanta en a pris 7 pour 3 cadrés. La grande différence vient des expected goals : 2,09 xG pour le Borussia, contre seulement 0,46 pour Atalanta. Les Allemands ont donc su transformer leurs rares tirs cadrés en buts, là où les Italiens, pourtant légèrement plus précis devant le but, n’ont pas généré de situations vraiment dangereuses. Défensivement, les deux gardiens n’ont pas eu de soirée surhumaine, avec 3 arrêts pour Gregor Kobel et aucun pour Marco Carnesecchi, qui encaisse deux buts sur les deux tirs cadrés adverses.
Sur le plan disciplinaire, le match a été engagé mais sans débordement : 11 fautes commises par Dortmund, 13 par Atalanta, pour un total de cinq cartons jaunes (deux pour les Allemands, trois pour les Italiens), reflétant l’intensité d’un duel de phase finale.
Classement et dynamique : Dortmund se relance, Atalanta freine
Au classement général de cette UEFA Champions League 2025, Dortmund confirme son statut de candidat sérieux aux 1/16es de finale. Avec 11 points, un bilan global de 3 victoires, 2 nuls et 3 défaites (19 buts marqués, 17 encaissés, différence de +2), le Borussia corrige une forme récente mitigée (LLDWL) et se rassure à domicile, où il affiche désormais 2 victoires, 1 nul et 1 défaite.
Atalanta, qui restait sur une série positive (LLWWW), reste devant au classement avec 13 points, mais voit sa marge se réduire. Son bilan global (4 victoires, 1 nul, 3 défaites, 10 buts pour, 10 contre, goal-average neutre) montre une équipe solide mais encore perfectible loin de ses bases (2 victoires et 2 défaites, 4 buts marqués, 5 encaissés à l’extérieur). Cette défaite à Dortmund rappelle que, dans les matches couperets européens, l’efficacité dans les deux surfaces pèse plus lourd que la simple maîtrise du ballon.





