Jeff Bezos s'intéresse à Liverpool : un nouveau géant à Anfield
Jeff Bezos, visage emblématique de la tech mondiale, regarde désormais vers Anfield. Selon plusieurs médias britanniques, le fondateur d’Amazon a entamé des discussions pour rejoindre le consortium mené par Amit Bhatia, intéressé par l’acquisition d’une participation minoritaire dans Liverpool.
L’homme d’affaires américain de 62 ans, dont la fortune est estimée par Forbes à environ 192 milliards de livres, ne serait toutefois pas encore décidé à aller au bout de l’opération. Sky News évoque un intérêt réel, mais aucune certitude quant à une implication finale.
Le projet Bhatia prend de l’ampleur
Au cœur du dossier, Amit Bhatia, homme d’affaires britanno-indien et gendre du magnat de l’acier Lakshmi Mittal. Son consortium a officiellement approché Fenway Sports Group (FSG), propriétaire de Liverpool, pour discuter d’une prise de participation minoritaire dans le club aux 20 titres de champion d’Angleterre.
FSG a confirmé mardi ce contact. Le groupe américain, qui détient aussi les Boston Red Sox, n’ouvre pas la porte à une vente totale, mais à un schéma déjà expérimenté : en 2023, une part minoritaire du club avait été cédée à la société d’investissement Dynasty. Toute arrivée de Bhatia – et éventuellement de Bezos à ses côtés – s’inscrirait dans la même logique.
Selon le Financial Times, une transaction avec le consortium valoriserait Liverpool à plus de 6 milliards de dollars. Un gouffre par rapport au montant déboursé par FSG en 2010 : 300 millions de livres pour racheter le club.
Bhatia tourne la page QPR
Le timing n’a rien d’anodin. Le même jour où son intérêt pour Liverpool a été révélé, Amit Bhatia a quitté le conseil d’administration de QPR, mettant fin à 18 années de présence au sein du club de Championship. Il a cédé sa participation à l’actionnaire majoritaire Ruben Gnanalingam, refermant un long chapitre avant d’en ouvrir un autre, potentiellement beaucoup plus exposé, sur la scène de la Premier League.
Ce retrait de QPR clarifie son horizon. Il n’est plus un dirigeant de l’ombre d’un club de deuxième division anglaise, mais le visage d’un projet visant l’un des géants du football européen.
Bezos, des pistes étudiées puis abandonnées en NFL
Jeff Bezos n’en est pas à sa première incursion dans l’univers du sport professionnel. Il a déjà étudié de près des offres potentielles pour les franchises NFL des Seattle Seahawks et des Washington Commanders, avant de renoncer à aller plus loin.
Cette fois, le décor change : il ne s’agirait pas de prendre les commandes d’une franchise nord-américaine, mais de s’adosser à un consortium déjà structuré pour entrer au capital d’un club historique, dans un championnat qui reste la vitrine mondiale du football de clubs.
Si Bezos s’engage, son arrivée ajouterait une puissance financière supplémentaire à un projet déjà ambitieux. Si, comme le laisse entendre Sky News, il choisit finalement de rester en retrait, Bhatia poursuivra malgré tout ses discussions avec FSG.
Reste une certitude : Liverpool, déjà transformé en actif global depuis l’ère FSG, continue d’attirer les plus grandes fortunes de la planète. Et la prochaine décision de Jeff Bezos dira beaucoup sur la place que le football européen occupe désormais dans le jeu mondial des géants économiques.




