Ben Foster critique le départ de Trossard d'Arsenal
Ben Foster ne digère pas le départ de Leandro Trossard d’Arsenal. Pour l’ancien gardien de l’équipe d’Angleterre, les champions d’Angleterre ont commis une erreur majeure en laissant filer un joueur qu’il juge central dans le vestiaire comme sur le terrain.
Trossard, un départ qui laisse des traces
Trossard sort d’une saison décisive dans la conquête du titre d’Arsenal. Six buts, six passes décisives en championnat, mais surtout une impression constante d’être l’homme qui débloque les situations, que ce soit en sortant du banc ou en débutant sur le côté gauche.
À 31 ans, le Belge a pourtant demandé un nouveau défi après deux ans et demi à Londres. Résultat : un transfert à Besiktas pour environ 15,3 millions de livres. Une somme modeste pour un joueur aussi productif dans un effectif de champion.
Ben Foster ne comprend pas.
« Je n’aime pas la vente de Trossard, vraiment pas », a-t-il lâché sur talkSPORT.
Il insiste : pour lui, Trossard était « un joueur tellement important, influent », et il « n’arrive pas à croire » qu’Arsenal ait accepté de le vendre.
Tzolis sous pression, Vinicius envolé
Arsenal n’a pas laissé ce vide sans réponse. Les dirigeants ont rapidement ciblé Christos Tzolis pour occuper ce flanc gauche. L’ailier grec arrive d’un passage réussi au Club Brugge, contre un chèque d’environ 34 millions de livres, avec l’étiquette de remplaçant direct de Trossard.
Mais un doute plane. Sa seule expérience en Angleterre, deux saisons à Norwich City, n’a pas marqué les esprits. Le contexte a changé, le niveau d’exigence aussi : à l’Emirates, chaque match compte, chaque décision se mesure au prisme de la course au titre. Tzolis va devoir justifier très vite un investissement conséquent.
Arsenal rêvait plus grand encore. Le club a longtemps cru à un coup retentissant avec Vinicius Junior, convaincu de pouvoir le déloger du Real Madrid. L’optimisme a duré jusqu’à la semaine dernière. Puis le Brésilien a signé un nouveau contrat longue durée au Bernabeu. Rideau.
Reste une question brûlante : les dirigeants vont-ils se rabattre sur une autre star offensive avant la fermeture du marché, ou accepteront-ils de démarrer la saison avec ce qu’ils ont déjà en main ?
Guimaraes validé, United en embuscade
Si Foster tacle le choix de vendre Trossard, il applaudit en revanche l’arrivée de Bruno Guimaraes à Arsenal. « Gros recrutement, je l’aime beaucoup », résume-t-il. Une phrase courte, mais lourde de sens : dans l’entrejeu, le Brésilien incarne pour lui un renfort de tout premier plan.
Pour le reste, l’ancien gardien de Manchester United voit un championnat totalement ouvert. Avant même le coup d’envoi de la saison, il estime que le titre se jouera sur des détails.
Et quand il doit se mouiller, il le fait sans trembler : « Je vais dire Manchester United », tranche-t-il.
Son raisonnement s’appuie sur la fin de saison dernière, marquée par la montée en puissance de l’équipe sous Michael Carrick. Foster parle d’un style de jeu enfin identifié, d’une exigence claire imposée aux joueurs, semaine après semaine.
À ses yeux, United n’est qu’à « un ou deux » renforts majeurs de pouvoir lutter sérieusement pour le titre. Des renforts très coûteux, forcément. « Le problème aujourd’hui, c’est que si tu veux ajouter un ou deux gros joueurs, c’est 200 millions de livres », constate-t-il, en glissant au passage que Liverpool aussi a besoin de « quelques gros » renforts.
Tielemans, le coup de l’été ?
Dans ce marché démesuré, une opération retient particulièrement l’attention de Foster : l’arrivée de Youri Tielemans à Manchester United en provenance d’Aston Villa.
« Quelle affaire », lâche-t-il, admiratif.
Le milieu belge a coûté environ 30 à 35 millions de livres. Un tarif que Foster juge presque dérisoire pour un joueur immédiatement apte à entrer dans le onze de départ. Pour lui, c’est simple : Tielemans est « la recrue de l’été jusqu’ici ».
Un prix raisonnable, un profil expérimenté, une adaptation supposée rapide : dans un marché où la moindre star se négocie à des montants astronomiques, Foster voit dans ce transfert un modèle de recrutement intelligent.
Il nuance toutefois l’enthousiasme en rappelant ce qui manque encore à United : « un vrai point de fixation devant, un grand attaquant de surface ». Le genre de joueur qui ne se trouve plus sous les 100 millions de livres, prévient-il.
Entre un Arsenal qui prend le risque de se priver d’un joueur aussi fiable que Trossard, un United qui se reconstruit à coups de recrutements ciblés et un marché où chaque erreur se paie au prix fort, la saison s’annonce brutale. La question n’est plus de savoir qui a dépensé le plus, mais qui a pris les bons risques.




