Au stade Georgios Karaiskakis de Piraeus, Olympiakos Piraeus a cédé 0-2 face à Bayer Leverkusen en seizième de finale de l’UEFA Champions League, mercredi 18 février 2026. Dans un match longtemps fermé, les Allemands ont fait la différence après la pause grâce à un doublé de Patrik Schick. Ce succès permet à Leverkusen, déjà devant au classement général de la compétition, de conforter sa position dans la zone de qualification, tandis qu’Olympiakos, moins efficace et en manque d’inspiration offensive, reste sous pression malgré un parcours globalement positif jusque-là.
Première période : un bras de fer verrouillé
La première mi-temps a été marquée par la prudence et un engagement physique plus que par les occasions franches. Olympiakos, en 4-2-3-1 sous les ordres de Luis Mendilibar Jose, a tenté de mettre de l’intensité d’entrée, mais Ayoub El Kaabi a écopé d’un carton jaune dès la 13e minute pour une faute, symbole d’un duel déjà rugueux.
Bayer Leverkusen, aligné en 3-4-2-1 par Kasper Hjulmand, a répondu dans le même registre : Aleix García a été averti à son tour à la 42e minute, également pour une faute. Le moment clé est survenu à 45+2’, lorsque Mehdi Taremi a cru ouvrir le score pour Olympiakos avant de voir son but finalement annulé après intervention de la VAR pour “Goal cancelled”. Ce coup de théâtre a laissé le score à 0-0 à la pause, malgré la frustration du public local et d’une équipe grecque qui pensait avoir trouvé la faille juste avant le retour aux vestiaires.
Seconde période : le tournant Schick et les ajustements tactiques
Dès le retour des vestiaires, Mendilibar a tenté un premier ajustement défensif : à la 46’, le défenseur Lorenzo Pirola a cédé sa place à Giulian Biancone, changement poste pour poste qui visait à stabiliser la ligne arrière. Mais c’est Leverkusen qui a pris le contrôle du tableau d’affichage.
À la 60’, Patrik Schick a ouvert le score pour les Allemands, servi par Ernest Poku. Trois minutes plus tard, à la 63’, le même Schick a doublé la mise sur une passe d’Alejandro Grimaldo, assommant Olympiakos en l’espace de trois minutes. Mené 0-2, le club du Pirée a réagi immédiatement sur le plan offensif : à la 64’, Daniel Podence est sorti pour laisser entrer André Luiz, tandis que Mehdi Taremi a été remplacé par Chiquinho. Mendilibar a ainsi injecté de la fraîcheur dans les couloirs et derrière El Kaabi pour tenter de revenir.
Kasper Hjulmand a répondu en gérant ses forces. À la 64’, Ibrahim Maza a été remplacé par Malik Tillman, apportant des jambes neuves sur la ligne offensive. Puis, à la 76’, Poku, déjà décisif, a laissé sa place à Martin Terrier, un changement offensif destiné à conserver une menace en transition. Une minute plus tard, à la 77’, Lucas Vázquez a été remplacé par Arthur sur le flanc droit, consolidant l’équilibre entre défense et milieu.
En fin de match, Olympiakos a poursuivi ses ajustements : à la 82’, Santiago Hezze a été remplacé par Lorenzo Scipioni au milieu, et Francisco Ortega par Bruno Onyemaechi en défense gauche, signe d’une volonté de relancer la construction depuis l’arrière. Leverkusen a fini de verrouiller le résultat à la 87’ : Aleix García est sorti pour Ezequiel Fernández, puis Schick, héros du soir, a cédé sa place à Christian Kofane, permettant à Hjulmand de préserver son buteur et de gérer la fin de rencontre sans encombre.
Lecture statistique : maîtrise allemande et réalisme
Les chiffres confirment la physionomie d’un match où Leverkusen a mieux contrôlé les moments clés. Les Allemands ont eu 58 % de possession, contre 42 % pour Olympiakos, s’appuyant sur une circulation de balle plus propre (591 passes, 84 % de précision) que celle des Grecs (414 passes, 79 %). Olympiakos a ainsi souvent concédé le ballon, peinant à imposer un pressing vraiment perturbateur sur la relance adverse.
Offensivement, le contraste est frappant : Olympiakos a tenté 13 tirs, mais n’a cadré qu’une seule frappe. À l’inverse, Leverkusen n’a tiré que 8 fois, mais 5 tentatives ont trouvé le cadre, pour deux buts. L’écart se retrouve dans les expected goals : 0,87 xG pour les Grecs contre 1,95 xG pour les Allemands, preuve d’occasions plus nettes pour les visiteurs et d’un réalisme supérieur. Défensivement, les deux gardiens n’ont pas été sursollicités (3 arrêts pour Olympiakos, 1 pour Leverkusen), ce qui souligne davantage la qualité des situations créées plutôt que la quantité.
Sur le plan disciplinaire, la rencontre est restée relativement maîtrisée : 7 fautes commises par Olympiakos, 9 par Leverkusen, et un carton jaune de chaque côté. L’intensité a été bien présente, mais sans basculer dans l’excès.
Classement et implications
Au niveau de l’UEFA Champions League, ce résultat confirme la dynamique de Bayer Leverkusen. Avec désormais 12 points, un goal-average de -1 et un rang 16, les hommes de Kasper Hjulmand consolident leur place dans la zone de “Promotion - Champions League (Play Offs: 1/16-finals)”, avec un bilan global de 3 victoires, 3 nuls et 2 défaites (13 buts marqués, 14 encaissés).
Pour Olympiakos Piraeus, cette défaite à domicile pèse. Le club grec reste à 11 points, au 18e rang, avec un goal-average de -4 (10 buts marqués, 14 concédés). Toujours dans la zone de play-offs, mais derrière Leverkusen, Olympiakos voit sa marge de manœuvre se réduire. Son bilan (3 victoires, 2 nuls, 3 défaites) et une défense globalement fragile obligent désormais à un parcours quasi parfait sur les prochains rendez-vous européens pour espérer rester dans la course aux tours à élimination directe.





