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Baromètre des forces du Mondial : la France et l'Argentine en tête

Cristiano Ronaldo s’invite enfin à la fête, l’Angleterre cale : le baromètre des forces du Mondial se fige en haut, s’agite en bas. Jour 13, grand ménage dans les certitudes… ou presque.

Les cartons ne suffisent plus à grimper dans la hiérarchie, pas plus qu’un 1-0 laborieux ne garantit un bond. Les cadors ont verrouillé les étages supérieurs. Il faudra un séisme pour les déloger.

1. France – solide, imperturbable, intouchable

Classement FIFA : 3
Position inchangée

Pour faire tomber cette France-là de son piédestal, il faudra bien plus qu’un orage à Philadelphie. La pause météo n’a rien changé : Kylian Mbappé a encore frappé deux fois, deuxième doublé consécutif, qualification pour les huitièmes en poche et une impression d’aisance presque insolente.

Didier Deschamps a trouvé son équilibre. Depuis la seconde période contre le Sénégal, Michael Olise rayonne en numéro 10. Deux nouvelles passes décisives dans le 3-0 face à l’Irak, après avoir déjà renversé le premier match. Les automatismes se mettent en place, le plan est clair, la marge est réelle.

Vendredi, la Norvège servira de test pour la première place du groupe. Deschamps sera absent, endeuillé par la disparition de sa mère, mais doit revenir pour les matches à élimination directe. Sur le terrain, son équipe, elle, ne vacille pas.

2. Argentine – Messi au-dessus de tout

Classement FIFA : 1
Position inchangée

À 38 ans, Lionel Messi écrase la compétition comme s’il venait de la découvrir. Cinq buts en deux matches, tous ceux de l’Argentine, et un record : meilleur buteur de l’histoire de la Coupe du monde après son doublé contre l’Autriche.

L’Albiceleste ne se contente pas d’admirer. Elle verrouille aussi derrière : deux clean sheets consécutifs. Seule ombre au tableau, la sortie sur blessure au genou de Cristian Romero contre l’Autriche, qui inquiète un staff déjà très dépendant de sa charnière.

Les autres attaquants devront tôt ou tard prendre le relais. Pour l’instant, Messi porte tout. La question, brutale, flotte dans l’air : peut-il vraiment gagner ce Mondial presque seul ?

3. Allemagne – le réveil des fantômes de 2014

Classement FIFA : 10
Position inchangée

Sept buts passés à Curaçao, mais c’est le 2-1 contre la Côte d’Ivoire qui compte. Une victoire arrachée dans le temps additionnel, un scénario qui rappelle les grandes heures d’une Mannschaft longtemps crainte pour son réalisme.

Deniz Undav, joker de luxe, signe un doublé en sortie de banc. Le but de la délivrance naît d’une ouverture ciselée de Felix Nmecha et d’un contrôle-orienté parfait d’Undav. L’Allemagne valide la première place du groupe E et, surtout, sort enfin d’une phase de poules de Coupe du monde pour la première fois depuis le sacre de 2014.

Julian Nagelsmann tient sa dynamique. L’élan est là, les doutes, eux, reculent.

4. Espagne – réaction immédiate

Classement FIFA : 2
+ 1 place

Humiliée par un nul inaugural contre le Cap-Vert, l’Espagne a répondu à sa manière : en étouffant totalement l’Arabie saoudite (4-0), dans l’un des matches les plus déséquilibrés du tournoi. Vingt-deux tirs, 2,85 xG, et le sentiment que le score aurait pu être bien plus lourd.

Lamine Yamal a ouvert le score au bout de dix minutes pour sa première titularisation en Coupe du monde, avalant 45 minutes de haut niveau. Mikel Oyarzabal, lui, a effacé la gêne de son match raté contre le Cap-Vert (trente minutes sans toucher le ballon) avec un doublé.

La mission est claire : finir le travail contre l’Uruguay vendredi et verrouiller la première place du groupe H.

5. Angleterre – retour sur terre

Classement FIFA : 4
– 1 place

L’Angleterre spectaculaire de la victoire 4-2 contre la Croatie ? Disparue. Face au Ghana, le 0-0 a ramené tout le monde à une réalité plus familière : stérile, prévisible, terne.

Le nul contre un adversaire modeste sur le papier a refroidi les discours triomphalistes. Le plan est simple désormais : battre le Panama lors du dernier match de groupe pour reprendre le contrôle et finir en tête. Mais le vernis de l’enthousiasme s’est déjà écaillé.

6. Pays-Bas – un avertissement au reste du plateau

Classement FIFA : 8
Position inchangée

La correction infligée à la Suède a servi de message. Les Pays-Bas montent en puissance, et ça se voit.

Brian Brobbey, intégré au onze, a dynamité la défense suédoise. Ses courses ont parfaitement complété les déplacements de Cody Gakpo et Crysencio Summerville, tous deux buteurs. L’attaque néerlandaise a tourné à plein régime.

Avec la Tunisie, déjà en perdition, pour conclure le groupe, la première place semble leur tendre les bras.

7. Brésil – un souffle retrouvé

Classement FIFA : 6
Position inchangée

Après une entrée poussive, le Brésil a remis un peu d’ordre dans son jeu avec un succès net 3-0 contre Haïti. Rien d’exceptionnel au regard de l’adversité, mais une victoire propre, nécessaire.

Matheus Cunha a semblé bien plus naturel au cœur de l’attaque fluide de Carlo Ancelotti qu’Igor Thiago. Les vrais tests viendront plus tard, mais ce match-là devait surtout rassurer.

Prochaine étape : l’Écosse, avec en ligne de mire la première place du groupe C.

8. Maroc – le poids des attentes, la solidité des résultats

Classement FIFA : 7
Position inchangée

Demi-finaliste en 2022, vainqueur probable de la dernière CAN : le Maroc joue avec une pression énorme sur les épaules. Et pourtant, le parcours reste maîtrisé.

Un nul face au Brésil, une victoire contre l’Écosse, et surtout un homme : Ismael Saibari, auteur des deux buts marocains jusqu’ici, tous deux d’une grande finesse technique. Pour finir en tête, il faudra sans doute un large succès contre Haïti, selon le résultat de Brésil–Écosse.

Mais l’essentiel est ailleurs : rejoindre les huitièmes, peu importe la porte d’entrée.

9. États-Unis – l’euphorie contrôlée

Classement FIFA : 17
Position inchangée

Quand on commence à se demander sérieusement si les États-Unis peuvent gagner la Coupe du monde, c’est que quelque chose a basculé. Le débat va trop loin, certes, mais le début de tournoi est impeccable.

Victoire 4-1 contre le Paraguay, puis 2-0 face à l’Australie, sans même avoir besoin de Christian Pulisic. L’équipe est offensive, mobile, plaisante, avec un réservoir d’options devant qui change le rythme du match en permanence.

Déjà assurés de la première place, les Américains peuvent faire souffler Pulisic contre la Turquie jeudi. Mauricio Pochettino a le luxe de planifier loin. L’excitation grandit, et cette fois, elle repose sur du concret.

10. Norvège – les outsiders qui n’en sont plus vraiment

Classement FIFA : 31
Position inchangée

Les “dark horses” ne se cachent plus. Leur victoire 3-2 contre le Sénégal les propulse vers les huitièmes et confirme une chose : personne ne veut croiser leur route.

La défense sénégalaise a explosé sous les vagues norvégiennes. Erling Haaland, encore auteur d’un doublé, marche sur ce Mondial. Sept buts inscrits en deux matches, mais des failles défensives qui persistent. La Norvège encaisse, mais marque plus. Pour l’instant, ça suffit.

11. Colombie – perfectible, mais déjà qualifiée

Classement FIFA : 14
+ 1 place

Deux victoires, six points, et pourtant, la Colombie n’a pas vraiment dominé son sujet. Elle a vacillé contre l’Ouzbékistan, puis souffert pour un 1-0 étriqué face à la RD Congo.

Mais l’objectif prioritaire est rempli : qualification en poche avec un match d’avance. Le duel face au Portugal décidera de la première place. Un nul suffira.

12. Mexique – l’efficacité sans les étincelles

Classement FIFA : 13
– 1 place

Premier qualifié pour les huitièmes, le Mexique a fait le travail sans briller. Une victoire 1-0 contre la Corée du Sud après un succès tout aussi mesuré face à l’Afrique du Sud, deux clean sheets, et surtout la garantie de finir en tête du groupe A.

Conséquence capitale : un huitième de finale face à un troisième de poule, à Mexico City, puis un éventuel huitième à domicile également. Le jeu manque de flamboyance, mais le tableau s’ouvre devant les coorganisateurs.

13. Portugal – Ronaldo répond, les doutes demeurent

Classement FIFA : 5
Position inchangée

Le Portugal avait besoin d’une réaction après son nul poussif contre la RD Congo. Il a offert une démonstration : 5-0 contre l’Ouzbékistan, match à sens unique.

Cristiano Ronaldo, lui, a transformé ce match en moment d’histoire. Un doublé, et un record : premier joueur à marquer dans six Coupes du monde différentes. Surtout, il fait taire, au moins pour quelques jours, le vacarme autour de sa place dans le onze.

Mais l’adversaire, jeune et dépassé, ne peut servir d’étalon. Pour juger les ambitions portugaises, il faudra regarder le choc contre la Colombie. Là, on saura.

14. Croatie – les vieux briscards tiennent encore

Classement FIFA : 11
Position inchangée

La Croatie a frôlé la mauvaise surprise contre le Panama, avant de s’en sortir sur un but d’Ante Budimir, entré en jeu, à bout portant. Un 1-0 qui ne rassure pas sur la capacité de cette génération vieillissante à tenir la distance.

Les signaux ne sont pas brillants depuis le début du tournoi. Mais cette équipe a déjà prouvé en 2018 et 2022 qu’il ne fallait jamais l’enterrer trop tôt.

15. Égypte – enfin une victoire, enfin Salah

Classement FIFA : 29
Position inchangée

L’Égypte a dû renverser la Nouvelle-Zélande, mais l’essentiel est là : une première victoire en Coupe du monde, portée par Mohamed Salah, buteur et passeur.

Le contenu reste fragile, l’impression globale aussi. Pourtant, un succès contre l’Iran vendredi offrirait la première place du groupe G et un huitième de finale face à un troisième de poule. L’occasion est trop belle pour être ignorée.

16. Japon – une identité claire, un score historique

Classement FIFA : 18
Position inchangée

Le Japon a déroulé contre la Tunisie (4-0), avec un doublé d’Ayase Ueda, et signé plusieurs premières : plus large succès de son histoire en Coupe du monde, première équipe asiatique à marquer quatre buts dans un match du tournoi.

La Tunisie est à la dérive, donc pas de triomphalisme excessif. Mais les Japonais affichent une identité limpide : intensité, vitesse, pressing efficace. Les bases d’un parcours long sont là.

17. Corée du Sud – sous pression

Classement FIFA : 22
Position inchangée

Contre le Mexique, la Corée du Sud est passée à côté. Peu d’occasions, peu d’idées, et un Son Heung-min remplacé avant l’heure de jeu. La qualification pour les huitièmes est désormais en grand danger.

Il faudra battre l’Afrique du Sud lors du dernier match. Le talent existe, mais l’heure n’est plus aux promesses. Les cadres doivent enfin prendre le match à bras-le-corps.

18. Suisse – un nouveau visage, un nouveau héros

Classement FIFA : 19
Position inchangée

La Suisse a attendu la fin pour renverser la Bosnie-Herzégovine (4-1), mais a peut-être gagné plus qu’un match : un phénomène. À 20 ans et 247 jours, Johan Manzambi est devenu le plus jeune joueur à inscrire un doublé en sortant du banc lors d’un match de Coupe du monde.

Face au Canada, un nul suffira pour passer. Une victoire offrirait la première place. Le choix est simple, l’enjeu énorme.

19. Canada – explosion en règle

Classement FIFA : 30
Position inchangée

Le Canada a attendu pour gagner son premier match en Coupe du monde. Il l’a fait avec fracas : 6-0 contre le Qatar à Vancouver. Jonathan David a signé un triplé, l’équipe a déroulé le football agressif et vertical voulu par Jesse Marsch.

Seul bémol, la blessure d’Ismaël Koné. Mais le message est passé : le Canada n’est pas là pour apprendre. Un nul contre la Suisse suffira pour atteindre les huitièmes.

20. Ghana – discipline et audace

Classement FIFA : 73
+ 3 places

Le Ghana ne pouvait espérer mieux : une victoire contre le Panama, puis un nul 0-0 contre l’Angleterre, arraché avec une organisation exemplaire et quelques contres tranchants.

Ils auraient même pu gagner, avec un peu plus de réussite et un VAR plus vigilant sur la faute d’Ezri Konsa sur Prince Kwabena Adu dans la surface. Quatre points en deux matches, la qualification est quasiment dans la poche.

21. Belgique – un miroir impitoyable

Classement FIFA : 9
– 1 place

Les chiffres sont flatteurs : 23 tirs, 1,82 xG, 70 % de possession contre l’Iran. Le résultat, lui, ne l’est pas. Nouveau nul, nouvelle démonstration que cette Belgique-là n’est plus à la hauteur de son classement FIFA.

Kevin De Bruyne reste un génie, Romelu Lukaku le meilleur buteur de l’histoire des Diables rouges, mais la sélection donne l’impression de n’être que la moitié d’une équipe. Incapable de battre l’Égypte et l’Iran, elle doit encore vaincre la Nouvelle-Zélande vendredi… et même là, la question demeurera : jusqu’où peut-elle vraiment aller ?

Le retour de Jeremy Doku, attendu et nécessaire, pourrait changer le ton. Mais le temps presse.

22. Côte d’Ivoire – proche de l’exploit, proche du but

Classement FIFA : 33
– 1 place

La Côte d’Ivoire a mené contre l’Allemagne pendant plus d’une demi-heure. Elle a montré qu’elle pouvait rivaliser avec n’importe qui. Ses ailiers, Yan Diomande et Amad, ont tourmenté la défense allemande, sans pouvoir conclure l’affaire.

La déception est réelle, mais les chiffres sont clairs : 95 % de chances de voir pour la première fois les huitièmes de finale de Coupe du monde, selon les projections statistiques. Le plus dur serait de rater cette marche-là.

23. Uruguay – tirs, occasions… et regrets

Classement FIFA : 16
– 1 place

Quarante-quatre tirs, 3,88 xG, trois buts… et seulement deux points. L’Uruguay se complique la vie. Il lui faudra un résultat contre l’Espagne pour se qualifier. Exactement ce que Marcelo Bielsa voulait éviter.

La sélection est arrivée au tournoi dans le doute, malgré une phase de qualifications solide, à égalité de points avec le Brésil et la Colombie. Elle a emporté ses fragilités avec elle. Le coup franc du Cap-Vert encaissé derrière un mur à deux joueurs, friable, résume le problème : manque de rigueur dans les moments clés.

24. Algérie – dangereuse sur coup de pied arrêté

Classement FIFA : 28
Position inchangée

Menée par la Jordanie, l’Algérie a renversé le match grâce à deux buts sur corner. Une arme précieuse pour bousculer des adversaires plus forts dans le jeu. Riyad Mahrez, de retour dans le onze, a apporté la créativité attendue.

Le duel contre l’Autriche dimanche décidera de la deuxième place. Avec un différentiel de buts à –2, les Algériens savent qu’ils devront sans doute faire plus que gagner : marquer, beaucoup.

25. Suède – double visage

Classement FIFA : 38
Position inchangée

Une fois, la Suède a gagné 5-1 contre la Tunisie. La fois suivante, elle a perdu 5-1 contre les Pays-Bas. Le contraste raconte tout.

Viktor Gyökeres et Alexander Isak peuvent démolir des défenses inférieures, mais l’équipe reste un cran en dessous des grandes nations, fragile derrière. Les limites structurelles sautent aux yeux.

26. Sénégal – dos au mur

Classement FIFA : 15
Position inchangée

Après un début encourageant contre la France, le Sénégal s’est effondré : six buts encaissés en deux matches. La doublette Ismaila Sarr – Ibrahim Mbaye a prouvé qu’elle pouvait faire mal aux grandes équipes, mais la défense multiplie les erreurs.

Contre la Norvège, Edouard Mendy a retardé l’addition avec plusieurs parades, avant de sortir blessé. Il faudra désormais battre l’Irak, et largement, pour espérer se faufiler parmi les meilleurs troisièmes. Le risque d’une élimination précoce est immense.

27. Australie – frein brutal

Classement FIFA : 27
Position inchangée

Après un succès convaincant 2-0 contre la Turquie, l’Australie s’est heurtée au mur américain. Tony Popovic a surpris en laissant sur le banc Nestory Irankunda et Connor Metcalfe, les deux buteurs du premier match. Sans la vitesse d’Irankunda en contre, l’équipe a semblé inoffensive.

Le dernier match contre le Paraguay sera une finale pour la deuxième place. L’Australie ne pourra plus se permettre de se priver de ses armes offensives.

28. Autriche – talent, mais pas de point fort évident

Classement FIFA : 25
Position inchangée

Ralf Rangnick a tenté de réajuster son onze contre l’Argentine, en intégrant Kevin Danso en défense et Paul Wanner au milieu. Le problème reste le même : l’Autriche dispose de bons joueurs, mais ni d’une défense infranchissable, ni d’attaquants réellement tueurs.

Le nul n’est plus une option : face à l’Algérie dimanche, la deuxième place se jouera sur 90 minutes. Il faudra enfin dégager une vraie force.

29. Écosse – calculatrice à la main

Classement FIFA : 41
Position inchangée

En Écosse, on ne parle plus que de différence de buts. Combien de buts d’écart contre le Brésil permettraient encore de se qualifier parmi les meilleurs troisièmes ?

Après un 1-0 poussif contre Haïti, les Écossais ont résisté vaillamment au Maroc malgré une nouvelle défaite 1-0. De quoi nourrir l’espoir de gêner la Seleção. Un nul, ou mieux, ouvrirait les portes d’un premier huitième de finale de Coupe du monde.

30. Iran – tout se joue maintenant

Classement FIFA : 20
Position inchangée

Contre la Belgique, l’Iran a cru tenir son exploit. Des occasions franches, un coup franc travaillé annulé pour un hors-jeu de peu, une supériorité numérique non exploitée. Le nul laisse un goût amer.

Le premier match nul contre la Nouvelle-Zélande risque de coûter cher. Pour rêver encore, l’Iran doit espérer que l’Égypte, déjà bien placée, lève le pied lors du dernier match. La marge d’erreur est désormais nulle.

31. Équateur – l’inefficacité comme poison

Classement FIFA : 24
Position inchangée

Dix-neuf matches sans défaite avant le tournoi. Et puis, la chute. Une défaite contre la Côte d’Ivoire, un nul contre Curaçao, et surtout un constat : l’Équateur ne marque plus.

Quatre virgule zéro huit xG accumulés, aucun but inscrit. Enner Valencia, 36 ans, n’est plus le finisseur implacable de 2022. Le dernier match contre l’Allemagne arrive au pire moment. L’espoir ? Que Nagelsmann fasse tourner après la qualification déjà acquise.

32. Paraguay – un sursaut qui change tout

Classement FIFA : 40
Position inchangée

Le Paraguay attendu, solide derrière et dangereux devant, s’est enfin montré contre la Turquie. Un but de Matias Galarza après deux minutes, frappe lointaine superbe, puis une heure de résistance héroïque à dix contre onze après l’expulsion de Miguel Almiron, premier joueur exclu pour avoir masqué sa bouche en parlant à un adversaire.

La victoire 1-0 relance totalement la campagne. Sans Almiron, suspendu, le choc contre l’Australie décidera de la deuxième place.

33. Cap-Vert – conte de fées en cours

Classement FIFA : 67
Position inchangée

Deux matches, deux exploits. Un nul inaugural contre l’Espagne, puis un 2-2 héroïque contre l’Uruguay, avec un coup franc de 40 mètres et un geste génial du remplaçant Helio Varela.

Le Cap-Vert a tenu tête à deux anciens champions du monde. Il lui reste l’Arabie saoudite. Une victoire, et l’histoire retiendra la sélection comme l’une des plus improbables qualifiées en phase à élimination directe. Même un nul pourrait suffire. Incroyable trajectoire.

34. Arabie saoudite – retour à la réalité

Classement FIFA : 60
Position inchangée

Après un nul courageux contre l’Uruguay, l’Arabie saoudite a pris la tempête espagnole de plein fouet : 4-0, et encore, le score aurait pu être plus lourd.

Le calcul est désormais simple : battre le Cap-Vert et finir avec quatre points, probablement troisièmes du groupe H. Dans ce Mondial-là, ce serait déjà un accomplissement.

35. Nouvelle-Zélande – toujours accrocheuse

Classement FIFA : 85
Position inchangée

Comme en 2010, la Nouvelle-Zélande se montre coriace. Trois matches nuls à l’époque, une nouvelle résistance cette année, avant de céder pour la première fois depuis 1982 en Coupe du monde : 3-1 contre l’Égypte, malgré l’ouverture du score de Finn Surman.

Le scénario reste ouvert : battre une Belgique en perte de vitesse samedi suffirait presque sûrement pour atteindre, pour la première fois, les huitièmes. L’occasion est immense.

36. République tchèque – l’exploit ou la sortie

Classement FIFA : 43
+ 1 place

Un but dès la 5e minute et 7 secondes, le plus rapide du tournoi, signé Michal Sadilek. Puis une baisse de régime punie par l’égalisation sud-africaine en fin de match. Le 1-1 ne fait les affaires de personne.

Pour survivre, la République tchèque doit battre le Mexique chez lui. Mission quasi impossible, mais c’est la seule voie.

37. Bosnie-Herzégovine – la dernière chance

Classement FIFA : 64
+ 1 place

Longtemps dans le match contre la Suisse, la Bosnie-Herzégovine a tout perdu en fin de rencontre. La défaite 4-1 la condamne à un scénario simple : battre le Qatar à Seattle mercredi pour atteindre quatre points.

Le vainqueur de ce duel aura un pied en huitièmes. Le perdant, lui, rentrera chez lui.

38. RD Congo – respectée, dangereuse

Classement FIFA : 46
+ 2 places

La RD Congo a tenu tête au Portugal (1-1), puis a fait douter la Colombie avant de s’incliner 1-0. Solide derrière, toujours menaçante en transition avec Yoane Wissa, elle a gagné le respect du plateau.

Une victoire contre l’Ouzbékistan la propulserait presque sûrement en huitièmes. Une performance à la hauteur de son tournoi jusqu’ici.

39. Qatar – noyé, mais encore en vie

Classement FIFA : 56
Position inchangée

Le Qatar a vécu un cauchemar contre le Canada : six buts encaissés, deux expulsions. Et pourtant, tout reste possible. Battre la Bosnie-Herzégovine suffira sans doute pour atteindre quatre points et voir les huitièmes.

Le contraste entre la gifle reçue et l’opportunité à venir est saisissant. Il faudra une réaction majeure.

40. Curaçao – un gardien, une muraille

Classement FIFA : 82
+ 1 place

Eloy Room, 37 ans, a offert à Curaçao une soirée historique. Quinze arrêts contre l’Équateur, un point arraché, et un espoir prolongé.

Battez la Côte d’Ivoire, et le rêve continue. Simple à dire, beaucoup moins à faire.

41. Afrique du Sud – trop tard ?

Classement FIFA : 61
+ 2 places

Une meilleure copie contre la République tchèque, un but tardif pour le 1-1, mais un regret immense : ce match-là devait être gagné. Désormais, seule une victoire contre la Corée du Sud ouvrira la porte des huitièmes.

Renverser les pronostics, ou rentrer à la maison.

42. Irak – submergé, mais pas encore éliminé

Classement FIFA : 57
+ 2 places

L’Irak a subi la loi de deux des attaquants les plus redoutés du monde : Erling Haaland, puis Kylian Mbappé. Difficile de juger plus sévèrement une équipe dans ces conditions. La blessure du capitaine Aymen Hussein, sorti après 26 minutes contre la France, n’a rien arrangé.

Pour survivre, il faudrait un large succès contre le Sénégal. Sur le papier, la mission paraît presque impossible.

43. Ouzbékistan – la claque de trop

Classement FIFA : 50
– 1 place

Après un match encourageant contre la Colombie, l’Ouzbékistan a explosé contre le Portugal. Naïveté défensive, 5-0, et un Abdukodir Khusanov en larmes au coup de sifflet final.

Personne n’attendait des points sur les deux premières rencontres, mais la confiance et la différence de buts ont été fracassées. Il faudra battre la RD Congo et compter sur un alignement favorable des résultats pour espérer un repêchage comme meilleur troisième. Une montagne.

Les éliminés

44. Panama – des regrets plein les poches

Classement FIFA : 34
– 8 places

Deux défaites 1-0, contre le Ghana puis la Croatie, deux buts encaissés en fin de match, et une élimination avec une journée d’avance. Le Panama a montré du courage, du jeu par séquences, mais a payé chaque occasion manquée au prix fort.

La fierté ne gommera pas le sentiment d’être passé tout près d’autre chose.

45. Jordanie – trop juste, mais pas ridicule

Classement FIFA : 63
Position inchangée

Pour sa première Coupe du monde, la Jordanie a marqué à chaque match, contre l’Autriche puis l’Algérie. Elle n’a jamais su, en revanche, étouffer ses adversaires comme l’ont fait d’autres petites nations portées par un gardien en état de grâce.

Le parcours s’arrête là, avec des buts, des intentions, mais pas assez de solidité.

46. Haïti – la plus belle lanterne rouge

Classement FIFA : 83
Position inchangée

Haïti est la première équipe officiellement éliminée, après le 3-0 subi contre le Brésil. Pourtant, elle ne mérite pas la dernière place de ce classement. Placée dans l’un des groupes les plus relevés, sans pouvoir jouer à domicile pour des raisons politiques, la sélection a livré un combat admirable.

Elle aurait pu prendre un point contre l’Écosse, a résisté tant bien que mal au Brésil, jusqu’à “faire 0-0” sur la seconde période après avoir encaissé trois buts avant la pause. Il lui reste un rêve : décrocher son premier point en Coupe du monde contre le Maroc.

47. Turquie – l’éternelle désillusion

Classement FIFA : 23
Position inchangée

Tout y était, sur le papier : Kenan Yildiz, Arda Güler, Ferdi Kadıoğlu, Hakan Çalhanoğlu. Tout, sauf le réalisme. La Turquie sort dès la phase de groupes, dans ce qui ressemblait pourtant au groupe le plus abordable.

Soixante-deux tirs, aucun but en deux matches. Une incapacité totale à marquer, même contre un Paraguay réduit à dix pendant une mi-temps. La frustration se mêle au constat : une équipe aussi stérile n’a pas sa place plus loin dans le tournoi.

48. Tunisie – naufrage total

Classement FIFA : 45
Position inchangée

La Tunisie a quitté la scène par la plus mauvaise des portes. Un 5-1 encaissé contre la Suède, Sabri Lamouchi limogé, puis un 4-0 subi face au Japon sous les ordres d’Hervé Renard. Deux matches, huit buts de retard, pire différentiel du tournoi.

Rien n’a fonctionné. Ni le changement de sélectionneur, ni les ajustements tactiques. Le Mondial se termine dans la douleur. Les questions, elles, ne font que commencer.