RDC Sport

Barça renverse Séville grâce à Raphinha et Rodri

Le tableau d’affichage dit 3-1, mais l’histoire du soir raconte autre chose : celle d’un Barça piqué au vif, bousculé par Séville, puis porté par un triplé de Raphinha pour préserver un début de saison immaculé.

Samedi, les Andalous ont frappé les premiers. Un coup de froid au milieu d’un Camp Nou (ou ce qui en tient lieu en ce moment) qui commençait à peine à s’installer. Mené, Barcelone a réagi comme une équipe sûre de sa force : sans panique, mais avec une détermination glaciale. Raphinha a pris le match à bras-le-corps, signé un triplé et renversé la soirée presque à lui seul.

Au coup de sifflet final, Rodri avait le sourire. Le milieu espagnol, au cœur du jeu de Hansi Flick, a salué les hommes forts du jour, sans chercher à tirer la couverture à lui.

« Pour moi, aujourd’hui Rapha a été exceptionnel, Lamine a aussi été très bon, et Adeyemi, j’ai vraiment aimé la façon dont il est entré en seconde période », a-t-il lancé devant les micros.

Trois noms, trois rôles différents, une même idée : ce Barça-là gagne parce que plusieurs mains tiennent le volant.

Rodri, moteur de la cadence

Au-delà des compliments, Rodri a planté le décor de ce que veut être Barcelone dans les semaines à venir. Pas question de lever le pied sous prétexte de série parfaite.

« On ne va pas perdre notre rythme, on va continuer à être compétitifs. Il faut garder à l’esprit que ce sont des matches importants et revenir dans la meilleure forme possible », a insisté l’international espagnol.

Le message est clair : la trêve ne doit pas casser la dynamique. Le vestiaire sait que ce genre de départ peut lancer une saison… ou se diluer si la concentration se relâche.

La soirée n’a pas été parfaite pour autant. La blessure d’Andreas Christensen a obligé Hansi Flick à revoir ses plans en cours de route. Sur le banc, Gerard Martín a été appelé à la rescousse. Loin de trembler, le défenseur a saisi sa chance, au point de mériter une mention spéciale de Rodri : « Gerard Martín a été sensationnel. C’est vraiment dommage pour la blessure de Christensen. »

Un coup dur, mais aussi un signe encourageant : même les remplaçants répondent présents quand le niveau s’élève.

Flick encense son régulateur

Si Rodri distribue les louanges, il en reçoit tout autant. Hansi Flick, lui, n’a pas cherché ses mots au moment d’évoquer le rôle de son milieu.

« Rodri est un grand joueur, avec et sans ballon. Il contrôle tout et nous donne de la sérénité dans notre jeu de position. Je pense qu’il se connecte bien avec Pedri et les défenseurs centraux. Globalement, je pense qu’on peut être contents de ce qu’on a fait », a souligné l’entraîneur barcelonais.

Dans la bouche de Flick, ce n’est pas un simple compliment. C’est la confirmation que le technicien allemand voit en Rodri le métronome de son projet, celui qui donne le tempo, calme les tempêtes et relance les offensives avec justesse.

Autour de lui, Raphinha qui flambe, Lamine qui s’affirme, Adeyemi qui dynamite une seconde période, et un Gerard Martín qui répond à l’urgence : la soirée face à Séville a dessiné un Barça pluriel, capable de trouver des héros à tous les étages.

Barcelone peut maintenant souffler. Pause méritée après un départ parfait, sans faux pas. Le calendrier, lui, ne s’arrête pas : le prochain rendez-vous est fixé au 10 octobre, face à Getafe.

La question est simple : ce Barça-là va-t-il revenir de la trêve avec la même faim, la même précision… et le même rythme que promet Rodri ?