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Barça sous pression : Julian Alvarez, la clé manquante

À Barcelone, la liste est courte, presque brutale. Quatre noms, pas un de plus, directement reliés au club pour combler le vide laissé par Robert Lewandowski. Et au sommet de cette liste, un seul joueur capable de changer immédiatement le visage de l’équipe : Julian Alvarez.

Le problème ? Tout le monde lui barre la route.

Alvarez, obsession de Flick, cauchemar des négociations

Hansi Flick a été clair en arrivant : sa priorité offensive, c’est Julian Alvarez. Un attaquant capable de presser, de décrocher, de finir. Le profil moderne par excellence pour mener la ligne au Spotify Camp Nou.

Mais l’opération se heurte à un mur. Atletico de Madrid refuse d’ouvrir la porte à un accord simple. Le club madrilène campe sur ses positions, sachant très bien à quel point Barcelone a besoin d’un avant-centre de ce calibre. Et comme si cela ne suffisait pas, une autre force pèse sur le dossier : Real Madrid.

Le club de Florentino Pérez a déposé une offre de 150 millions d’euros pour l’Argentin. Une proposition que tout le monde savait condamnée à être refusée. Sauf que l’objectif était ailleurs : fixer le prix plancher. En agissant ainsi, le Real a verrouillé le marché. Atletico ne peut plus accepter moins de 150 millions d’euros de Barcelone sans perdre la face. Une manœuvre froide, calculée, qui complique encore un peu plus la vie du rival historique.

Asllani, Kroupi, Torres : plans B, C et D

Derrière Alvarez, le nom qui revient est celui de Vesnik Asllani. Il incarne le plan de secours si la piste principale s’effondre. Mais là encore, le chemin est encombré. Leipzig le veut aussi, et la bataille financière s’annonce lourde pour un Barça qui n’a plus le luxe de surenchérir face à la Premier League.

Junior Kroupi, lui, apparaît comme le pari le plus fragile. Au sein de la direction, les avis divergent. Certains doutent, d’autres freinent. Hansi Flick, pour l’instant, a donné son feu vert, mais sans enthousiasme démesuré. Un dossier qui ressemble plus à une opportunité qu’à une conviction.

Le quatrième nom, c’est celui de Ferran Torres. Cas particulier. Il est déjà là, il connaît la maison, il entre dans sa dernière année de contrat… et il n’a toujours pas prolongé. Son avenir dépend directement de l’arrivée – ou non – d’Alvarez. Si l’Argentin débarque, Ferran risque de glisser dans la hiérarchie. S’il ne vient pas, le club devra décider : prolonger, vendre, ou prendre le risque de le voir partir libre.

Quand les autres grands peuvent se permettre le luxe

La différence avec les autres géants européens saute aux yeux.

Paris Saint-Germain ? Le club parisien a vu le dossier Diomandé s’effondrer sans trembler. Même chose si Ferran Torres ne rejoint pas le Parc des Princes dans les derniers jours du mercato : Luis Enrique dispose déjà de suffisamment de titulaires et de doublures pour viser à la fois la Ligue 1 et la Ligue des champions.

Real Madrid ? Le lien avec Rodri circule, mais Carlo Ancelotti possède déjà Tchouaméni pour le même rôle, et Eduardo Camavinga peut couvrir ces zones sans faire baisser le niveau. Le recrutement, là-bas, relève du luxe, pas de la nécessité absolue.

Arsenal ? Le club londonien se bat avec Barcelone sur le dossier Alvarez, tout en disposant déjà de Viktor Gyökeres, Kai Havertz et Gabriel Jesus. Ce trio a porté les Gunners vers le titre en Premier League et jusqu’en finale de Ligue des champions. Alvarez serait un plus, pas une condition de survie.

Barcelone, lui, joue une autre partie. Ici, on ne cherche pas un supplément de confort. On traque une pièce essentielle. Sans un avant-centre de haut niveau, les ambitions en Liga et l’obsession de la Ligue des champions risquent de rester des slogans.

Un seul titulaire garanti : Alvarez

Les rapports qui remontent du club sont clairs : parmi tous les noms étudiés, Julian Alvarez est le seul qui entrerait directement dans le onze de départ au Spotify Camp Nou. Pas de phase de transition, pas de période d’adaptation prolongée. Il serait immédiatement le point d’ancrage offensif du projet Flick.

Asllani et Kroupi, eux, devraient gagner leur place. Convaincre dans la durée, prouver qu’ils peuvent assumer le poids d’un maillot qui n’a rien à voir avec ce qu’ils ont connu jusqu’ici. Ni l’un ni l’autre ne s’est encore imposé dans un grand club ou sur la scène internationale. Barcelone ne peut pas se permettre de se tromper sur ce genre de pari.

Le jeu trouble autour de Vinicius et d’Arsenal

Le dossier Alvarez ne se joue pas seulement entre Barcelone et Atletico. Il est aussi pris dans un effet domino où Real Madrid et Arsenal s’invitent à la table.

La proposition madrilène à 150 millions d’euros pour l’Argentin a eu une conséquence directe : elle a rigidifié la position d’Atletico vis-à-vis de Barcelone. Mais une autre variable plane au-dessus du marché : l’avenir de Vinicius Junior.

Si le Brésilien venait à quitter le Bernabeu pour rejoindre Arsenal, les Gunners sortiraient de la course à Alvarez. Le couloir gauche serait réglé, l’urgence ailleurs. Barcelone se retrouverait alors face à un concurrent financier de moins.

Sauf qu’un départ de Vinicius Junior cet été paraît extrêmement improbable. Tant qu’il reste au Real, Arsenal garde les mains libres pour enfoncer le clou dans la bataille financière pour Alvarez. Et dans ce bras de fer, le club catalan part avec un handicap évident.

Les fantômes de Neymar et Dembélé, et le cas Ferran

À Barcelone, chaque rumeur de départ vers Paris réveille les mêmes cicatrices. Neymar da Silva, d’abord. Une plaie jamais totalement refermée. Puis Ousmane Dembélé, dont le transfert au Parc des Princes a marqué un tournant majeur dans sa carrière.

Le club ne veut plus revivre ce sentiment d’impuissance. Mais la situation contractuelle de Ferran Torres oblige à réfléchir froidement. Le laisser filer gratuitement en janvier serait un scénario catastrophique pour des finances déjà sous tension.

Paris Saint-Germain suit le dossier, et Ferran entretient une relation solide avec Luis Enrique, qui l’apprécie depuis longtemps. L’attaquant, lui, voit venir le danger : avec les nouvelles recrues et les priorités de Flick, il craint de devenir un simple rôle secondaire dans la saison à venir.

Résultat : Barcelone pourrait bien accepter de le vendre à Paris pour ne pas le perdre sans indemnité. Une décision dictée par la raison plus que par l’envie.

Un été décisif, sans filet

Tout converge vers une réalité inconfortable : à l’heure actuelle, Barcelone ne peut garantir ni l’arrivée d’un avant-centre du calibre d’Alvarez, ni même la continuité d’un profil intermédiaire comme Ferran Torres.

Le club se retrouve dans un entre-deux dangereux. Trop ambitieux pour se contenter de bricoler, trop limité financièrement pour imposer sa loi sur le marché. Hansi Flick sait ce qui manque à son équipe. La direction aussi. Les adversaires, eux, l’ont bien compris.

Reste une question, brutale : sans ce fameux numéro 9 de référence, Barcelone peut-il encore prétendre à autre chose qu’à courir derrière ses rêves européens ?