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Barça s'inquiète pour Raphinha avant Getafe

Le calendrier n’attend personne, mais Hansi Flick, lui, attendra peut‑être Raphinha. À dix jours de la reprise contre Getafe, le Brésilien est devenu le centre de toutes les attentions à Barcelone.

L’ailier a quitté le rassemblement de la Seleção en raison de gênes physiques. Rien d’alarmant à première vue, les premiers retours parlent d’un problème sans gravité. Mais tant que le joueur n’a pas remis les pieds à la Ciutat Esportiva pour une batterie de tests, personne au club ne prendra ce dossier à la légère.

Le scénario idéal ? Une simple inflammation, quelques jours de soins, et Raphinha de retour pour mener l’attaque au coup d’envoi face à Getafe. Le scénario que Flick veut éviter à tout prix ? Découvrir une lésion qui pourrait empirer en jouant, avec le risque de perdre un homme qui pèse déjà 14 buts et 3 passes décisives sur la saison. Dans ce cas, le technicien allemand ne forcera rien. Pas avec un joueur aussi décisif.

Entre prudence médicale et exigences compétitives, le staff se prépare déjà à trancher. Et Flick, lui, a commencé à sortir le tableau tactique.

Gabriel Jesus, solution prête à l’emploi

Si Raphinha doit souffler, Barcelone ne part pas de zéro. Gabriel Jesus s’impose comme l’alternative la plus naturelle pour occuper l’axe.

Arrivé cet été d’Arsenal, le Brésilien n’a pour l’instant eu droit qu’à des miettes : quatre apparitions, toutes en sortie de banc, pour un total de 41 minutes. Mais il a déjà rappelé pourquoi il reste un attaquant de haut niveau : deux buts, l’un contre Racing Santander, l’autre face à Feyenoord. Efficacité maximale dans un temps de jeu minimal.

Flick sait donc qu’il dispose d’un avant-centre d’expérience, capable de tenir la ligne, de fixer les défenseurs et d’offrir un point d’appui plus classique que Raphinha dans l’axe. Une présence plus « numéro 9 » pour structurer l’attaque.

Derrière lui, un autre nom pointe timidement : Hamza Abdelkarim. L’Égyptien n’a joué que quatre minutes avec l’équipe première, presque symboliques. Mais il arrive lancé par un petit événement personnel : son premier but en sélection avec l’Égypte, inscrit contre le Soudan du Sud. Mince bagage pour porter l’attaque du Barça, certes, mais une option de plus dans la manche de Flick si le contexte l’exige.

Gordon, Adeyemi, Olmo, Fermin : Flick a déjà réfléchi au plan B

Ce possible forfait de Raphinha ne prend pas Flick par surprise. Le coach avait déjà anticipé différents scénarios avant même le début de saison.

Quand il a sondé Raphinha sur sa volonté de jouer avant-centre, un autre nom circulait pour ce rôle : Anthony Gordon. L’Anglais, par sa polyvalence et ses repères déjà acquis dans l’axe, colle parfaitement à l’idée d’un faux neuf mobile, agressif sans ballon, capable de plonger dans la profondeur et d’attaquer les espaces. Une option crédible pour reproduire une partie du profil de Raphinha dans une position plus centrale.

Karim Adeyemi, lui, faisait aussi partie des pistes étudiées. Sa vitesse, sa capacité à attaquer les espaces et son explosivité en faisaient un candidat logique. Mais dans le plan actuel de Flick, l’Allemand n’est pas destiné à occuper l’axe. Son utilisation est pensée ailleurs, sur les côtés, là où il peut mieux exploiter ses qualités de percussion.

Le sélectionneur devenu entraîneur de club dispose aussi d’une autre corde : transformer son attaque en un bloc plus fluide, moins dépendant d’un vrai numéro 9. Dans ce registre, Dani Olmo et Fermin Lopez peuvent être aspirés vers le centre.

Aucun des deux n’est un pur avant-centre. Pourtant, tous les deux savent occuper les zones dangereuses dans la surface, presser haut, multiplier les courses sans ballon. Leur capacité à attaquer les demi-espaces rappelle certains aspects du jeu de Raphinha : un faux neuf qui bouge, attire, libère, plutôt qu’un pivot statique.

Tout dépendra du type de match que Flick veut imposer à Getafe : densité technique entre les lignes ou présence plus franche dans la surface.

Et Lamine Yamal dans l’axe ?

Reste un nom qui fait briller les yeux des supporters : Lamine Yamal. Le plus jeune, mais aussi le plus intrigant.

Son territoire naturel reste le couloir droit, là où il peut isoler son vis-à-vis, provoquer en un contre un, créer du danger par la passe ou le dribble. C’est là qu’il est le plus dévastateur, là qu’il dicte le tempo.

Flick n’exclut pourtant rien. L’idée de l’utiliser dans l’axe a déjà traversé son esprit. Un Raphinha diminué pourrait rouvrir ce dossier. Yamal en faux neuf, décrochant pour organiser, attirant les défenseurs pour libérer les ailes : la tentation existe, même si, à l’heure actuelle, ce n’est pas l’option la plus probable.

Pour l’instant, tout se joue dans les salles de soins et les bureaux médicaux. Barcelone veut d’abord savoir jusqu’où va le problème de Raphinha. Si les examens confirment qu’il ne s’agit que d’une alerte sans conséquence, le Brésilien a toutes les chances de mener l’attaque contre Getafe.

Mais si la moindre ombre plane sur son intégrité physique, Flick ne manquera pas de solutions pour remodeler son attaque. La vraie question, désormais, n’est pas de savoir s’il a des alternatives. C’est de savoir jusqu’où il est prêt à bousculer ses plans pour protéger l’un de ses hommes forts.