Barça–Atlético : Deco défend le plan B après l'échec pour Alvarez
Barcelone pensait tenir son numéro 9 de l’avenir. Le club catalan avait fait de Julian Alvarez sa cible prioritaire pour tourner la page Robert Lewandowski et anticiper le départ de Ferran Torres. Une cible unique, presque obsessionnelle.
L’offre ? Environ 100 millions d’euros, étalés sur trois saisons. Une proposition lourde, structurée, posée officiellement sur la table de l’Atlético de Madrid. La réponse ? Un mur. Le club madrilène a refusé d’entrer en négociation. Fermé, net.
L’Atlético explose, le dossier dérape
La tension a changé de dimension lorsque Julian Alvarez a exprimé publiquement, pendant la Coupe du monde, son envie de quitter la capitale espagnole. Ce n’était plus seulement une histoire de chiffres. C’est devenu une affaire de principe.
La direction des Rojiblancos a alors dégainé un communiqué incendiaire. Refus unanime du transfert. Blocage total. Et accusations frontales contre le Barça, accusé de comportement non éthique dans ce dossier.
L’Atlético ne s’est pas arrêté là. Le club aurait saisi la RFEF et la FIFA pour dénoncer un prétendu « tapping up », ces approches jugées illégales auprès d’un joueur sous contrat. Dans la foulée, les Madrilènes ont aussi accusé le champion d’Espagne de manipuler les médias pour faire pression.
Le climat s’est envenimé. Le joueur au milieu. Deux clubs qui se regardent en chiens de faïence.
Deco monte au front
Invité sur RAC1, Deco a choisi de répondre frontalement. Le directeur sportif du Barça a défendu la ligne du club, sans détour.
« Nous avons les informations que nous avons. Nous avons fait les choses correctement », a-t-il assuré.
Selon lui, Barcelone a simplement formulé une offre… et n’a jamais reçu de réponse concrète. Le bruit est venu d’ailleurs : « On en a plus parlé dans la presse. Nous leur avons parlé avec respect. Ils nous ont dit dès le départ qu’ils ne voulaient pas le vendre. »
Deco insiste sur la nature de la proposition : une offre « formelle et juste », payée sur trois saisons. Il rappelle au passage qu’« il y a des clubs qui paient en cinq versements ». Manière de dire : rien d’inhabituel, rien de tordu.
Sur le fond des accusations, le dirigeant balaie tout soupçon de manœuvre en coulisses. « Le Barça n’a pas dit à Julian d’exprimer publiquement son désir de quitter l’Atlético », martèle-t-il. Pour lui, le feuilleton a surtout été gonflé par l’environnement : « On ne peut pas revenir tout le temps sur le même sujet. C’est bien plus une question de pression sociale que de réalité. Il n’y a pas plus que ça. »
Le message est clair : Barcelone se voit propre dans ce dossier et renvoie la surchauffe médiatique à l’extérieur.
Alvarez reste, le Barça bascule sur un autre plan
Le résultat, lui, est simple : Julian Alvarez reste à Madrid. Et le Barça a dû revoir tout son scénario offensif.
Deco l’admet : remplacer un attaquant du calibre de Robert Lewandowski est quasiment mission impossible. Il ne s’agit pas seulement de buts, mais de statut, de poids dans le vestiaire, d’aura dans la surface. Le club a donc décidé de changer d’angle plutôt que de courir après un clone.
« Si Julian ne nous rejoignait pas, il fallait chercher un profil similaire. C’est pour ça que nous avons signé Gabriel [Jesus] », explique-t-il.
Le Brésilien incarne ce rôle d’attaquant mobile, capable de décrocher, de participer au jeu, sans être un pur numéro 9 de surface à l’ancienne.
Pour Karim Adeyemi, le timing a été différent : « L’opportunité s’est présentée plus tôt », détaille Deco. Un coup à saisir, un profil de vitesse et de profondeur pour étirer les défenses. Quant à Roony Bardghji, le club l’a pensé dans une autre logique : celle de l’avenir, avec l’idée de le prêter pour le faire mûrir.
Le Barça n’a donc pas obtenu Alvarez. Il a perdu une bataille, pas sa ligne directrice. Reste à savoir si ce plan B offensif, construit dans la tension d’un bras de fer avec l’Atlético, suffira à combler le vide laissé par Lewandowski quand la saison entrera dans ses nuits les plus décisives.




