Atlético de Madrid s'attaque au FC Barcelona sur les réseaux sociaux
Atlético de Madrid a décidé de sortir les griffes. Pas en salle de presse, pas via un communiqué feutré. Sur les réseaux sociaux, à ciel ouvert, en visant directement le FC Barcelona sur fond de rumeurs autour de Julián Álvarez.
Depuis ce matin, le compte du club madrilène enchaîne les piques. Messages ironiques sur une prétendue volonté de recruter Lamine Yamal, Pedri, Raphinha ou même Deco, le tout publié sur X. Pour conclure, une vidéo surréaliste d’un chien affublé d’une crinière de lion. Un fil qui ressemble à une blague. Sauf que, côté Atlético, personne ne rit.
C’est très sérieux : la colère madrilène déborde
Un responsable du club rojiblanco s’est confié à Mundo Deportivo pour mettre des mots sur ce dérapage contrôlé.
« Ça peut sembler une blague ou un trait d’humour, mais c’est très sérieux. Nous sommes très en colère contre le FC Barcelona depuis un bon moment. C’était fait de manière ironique, pour tendre un miroir au club catalan et lui montrer ce qu’il fait », explique cette source interne.
La liste des griefs est longue. Les messages de Fabrizio Romano relayant les rumeurs, la pression médiatique à chaque déplacement de dirigeants, les scènes répétées autour de Julián Álvarez. L’exemple le plus parlant : la présence d’Enrique Cerezo à Barcelone.
« Quand Cerezo va à Barcelone déjeuner, on le bombarde de questions impertinentes pour savoir s’il va négocier avec Laporta pour Julián », poursuit la source, qui pointe aussi le traitement réservé aux joueurs colchoneros en zone mixte.
Puis vient l’épisode du dîner organisé en Catalogne, qui a visiblement fait exploser les nerfs dans les bureaux du Metropolitano : « Ils organisent un dîner à Barcelone et préviennent El Chiringuito pour qu’ils filment, afin que Juanma López (agent de joueurs et supposé médiateur dans ce dossier) soit vu en train de sortir du restaurant. »
C’est terminé : l’Atlético ferme la porte
Pour l’Atlético, la ligne rouge a été franchie. Et le message qui suit ne laisse aucun espace à l’ambiguïté.
Selon cette même source, « ils font fuiter une offre que nous serions censés avoir reçue, mais rien n’est arrivé ici ». Puis tombe la phrase qui sonne comme un coup de tonnerre : « C’est terminé. Nous sommes très en colère et c’était notre manière de le montrer. »
Le club madrilène ne se contente pas de dénoncer la méthode. Il verrouille aussi, une nouvelle fois, le dossier Julián Álvarez. Sans nuance.
La position est tranchée : « Julián ne peut pas être signé avec un montant fixe payé en plusieurs fois sur plusieurs saisons avec quelques variables. C’est un paiement en cash de 500 millions d’euros qui doit être déposé au siège de LaLiga. »
Une clause stratosphérique brandie comme un bouclier. Ou comme un message politique : ce joueur n’est pas à vendre.
Une saga qui tourne à la bataille d’ego
Ce qui n’était au départ qu’une rumeur de marché a glissé vers un conflit ouvert entre deux institutions majeures de Liga. D’un côté, un Barça en quête de renforts et habitué à vivre dans l’œil du cyclone médiatique. De l’autre, un Atlético qui refuse de voir l’un de ses atouts majeurs traité comme une cible accessible et qui choisit, cette fois, de répondre par la provocation publique.
Les réseaux sociaux ont servi de scène, l’ironie comme arme. Derrière les mèmes et les vidéos animales, la fracture est réelle. Et désormais assumée.
La question n’est plus de savoir si le Barça peut s’offrir Julián Álvarez. Elle est de savoir jusqu’où ira cette escalade entre deux clubs censés se battre sur le terrain, pas sur X.



