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Atletico Madrid renverse Athletic Club 3-2 en La Liga

Au Riyadh Air Metropolitano, Atletico Madrid a renversé Athletic Club 3-2 lors de la 32e journée de La Liga, au terme d’un match où les données avancées confirment la justesse du score final. Menés 0-1 à la pause après l’ouverture du score d’Aitor Paredes, les Madrilènes ont inversé la dynamique grâce à une montée en puissance offensive parfaitement lisible dans les chiffres : 2.09 d’xG contre seulement 0.8 pour les Basques, et une possession globale de 54 %. La deuxième période, structurée autour des ajustements dans les couloirs et au milieu, a permis à Antoine Griezmann puis Alexander Sorloth de concrétiser la supériorité territoriale des Colchoneros, malgré un dernier but de Gorka Guruzeta en fin de rencontre.

La Séquence des Buts

La séquence des buts illustre un match basculant nettement après la pause. À la 23e minute, Athletic Club frappe le premier : sur un ballon travaillé depuis l’arrière, Aitor Paredes (4) surgit et conclut une action préparée par Iñigo Ruiz de Galarreta, offrant l’avantage aux visiteurs (0-1). Le score à la mi-temps est donc logiquement de 0-1 en faveur des Basques, Atletico Madrid peinant alors à transformer sa possession en occasions franches.

Le retournement s’opère dès le retour des vestiaires. À la 49e minute, Antoine Griezmann (7) égalise pour Atletico Madrid, sans passe décisive répertoriée, validant une pression madrilène plus haute et une meilleure occupation des demi-espaces (1-1). Cinq minutes plus tard, à la 54e, Alexander Sorloth (9) conclut un mouvement collectif initié par Alejandro Baena (10), donnant l’avantage aux locaux (2-1). La dynamique est alors totalement inversée.

La phase de changements massifs autour de l’heure de jeu ne casse pas le rythme madrilène. À la 90e minute, Sorloth signe un doublé, servi cette fois par Nahuel Molina (16), pour porter le score à 3-1. Dans la foulée, toujours à la 90e, Gorka Guruzeta (11) réduit l’écart sur une action construite par Alejandro Rego (30), fixant le score final à 3-2. Aucun carton n’est signalé dans les données, ce qui confirme un match intense mais globalement maîtrisé sur le plan disciplinaire.

Analyse Tactique

Sur le plan tactique, Atletico Madrid démarre en 4-4-2 avec Jan Oblak (13) dans le but, auteur de 2 arrêts. Le chiffre est révélateur : avec 0.8 d’xG concédé mais 2 buts encaissés, le gardien slovène présente un différentiel de buts évitables défavorable (valeur de prévention de buts négative), signe que l’efficacité basque sur leurs rares situations franches a dépassé la performance individuelle d’Oblak. En face, Unai Simón (1) réalise également 2 arrêts, mais face à 2.09 d’xG et 3 buts encaissés : Atletico a su transformer un volume d’occasions moyen en rendement maximal, mettant le gardien basque sous pression constante dans la surface (6 tirs dans la surface sur 6 tentatives au total).

La ligne défensive madrilène, composée de Marcos Llorente (14), Marc Pubill (18), Clément Lenglet (15) et Matteo Ruggeri (3), a souffert en première période face à la mobilité des trois milieux offensifs d’Athletic (Iñaki Williams 9, Unai Gómez 20, Nico Williams 10) et de Gorka Guruzeta (11). Les 8 fautes commises par Atletico, contre 12 pour Athletic, traduisent néanmoins une certaine maîtrise défensive, avec un bloc capable de défendre sans recourir à l’excès d’agressivité.

Au milieu, le quatuor Giuliano Simeone (20), Pablo Barrios (8), Koke (6) et Alejandro Baena (10) a progressivement pris le dessus sur le double pivot basque Ruiz de Galarreta (16) – Alejandro Rego (30). Les 555 passes tentées par Atletico (473 réussies, 85 % de précision) contre 461 (380 réussies, 82 %) pour Athletic montrent une structure madrilène plus stable à la relance. L’entrée de Johnny Cardoso (5) à la place de Pablo Barrios à la 58e minute – J. Cardoso (IN) est entré pour P. Barrios (OUT) – consolide encore ce contrôle axial.

Les choix de Diego Simeone dans les couloirs et en attaque ont été décisifs. À la 63e minute, double changement : Nahuel Molina (16) (IN) est entré pour M. Llorente (OUT), rééquilibrant le couloir droit, tandis que Nicolás González (23) (IN) est entré pour A. Griezmann (OUT), permettant de conserver de la profondeur après le but du Français. Côté Athletic, Ernesto Valverde (non mentionné mais déductible par contexte, cependant non cité dans les données, donc ignoré dans l’analyse nominale) réagit aussi à la 63e : Oihan Sancet (8) (IN) est entré pour U. Gómez (OUT), et Adama Boiro (19) (IN) est entré pour Y. Berchiche (OUT), cherchant à rafraîchir le couloir gauche et la zone entre les lignes.

Le tournant latéral se confirme à la 70e minute, quand Álex Berenguer (7) (IN) remplace I. Williams (OUT) et Robert Navarro (23) (IN) remplace N. Williams (OUT), avec en parallèle l’entrée de Mikel Vesga (6) (IN) pour I. Ruiz de Galarreta (OUT). Athletic tente alors de densifier l’axe et de trouver plus de renversements, ce que montrent les 12 tirs totaux (8 dans la surface, 4 hors de la surface). Mais la précision reste limitée par rapport au volume : 4 tirs cadrés seulement, soit autant qu’Atletico avec deux fois plus de tentatives.

Atletico ajuste définitivement son milieu à la 72e minute : Obed Vargas (21) (IN) est entré pour Koke (OUT), et Robin Le Normand (24) (IN) est entré pour G. Simeone (OUT), ce qui permet de passer sur une structure plus sécurisée, proche d’un 5-3-2 sans ballon, offrant une meilleure protection sur les centres et les renversements basques. C’est dans ce contexte que le troisième but, signé Sorloth sur centre de Molina, illustre parfaitement l’impact des remplaçants dans la profondeur et la largeur.

Statistiques du Match

Sur le plan statistique, la supériorité d’Atletico est nette et cohérente avec le score. Les Colchoneros terminent avec 54 % de possession, 6 tirs dont 4 cadrés, tous depuis l’intérieur de la surface, pour 2.09 d’xG. Athletic, malgré 12 tirs (8 dans la surface, 4 à l’extérieur), ne génère que 0.8 d’xG, confirmant un profil de frappes souvent peu dangereuses ou mal préparées. Les deux équipes affichent un volume de passes élevé (555 pour Atletico, 461 pour Athletic) et un taux de réussite solide (85 % contre 82 %), signe d’un match techniquement propre. L’absence totale de cartons dans les données renforce l’idée d’une rencontre rythmée mais contrôlée. Au final, la capacité d’Atletico à transformer sa domination territoriale et statistique en efficacité dans la surface explique pleinement ce 3-2, malgré une légère sous-performance de Jan Oblak en termes de buts évitables.