Aston Villa proche de recruter Leon Goretzka
Aston Villa s’apprête à frapper un grand coup sur le marché des joueurs libres. Le club de Birmingham est tout proche de recruter l’international allemand Leon Goretzka, sans indemnité de transfert, après la fin de son aventure avec Bayern Munich cet été.
Goretzka, un CV XXL pour un milieu en chantier
À 31 ans, Goretzka arrive avec un bagage qui impose le respect. Huit saisons au Bayern, 312 matches, 51 buts, sept titres de champion et une Ligue des champions remportée en 2020. Ajoutez à cela 73 sélections avec l’Allemagne et trois apparitions lors de la dernière Coupe du monde estivale : c’est un milieu de terrain de très haut niveau qui se rapproche de Villa Park.
Les discussions entre Aston Villa et le joueur sont décrites comme positives. Unai Emery, en quête d’un patron au milieu, voit en lui la pièce maîtresse idéale pour reconstruire son axe. Et il en a cruellement besoin.
La blessure d’Amadou Onana, touché au genou avec la Belgique lors de la Coupe du monde et absent jusqu’à l’an prochain, a laissé un vide. Emery doit réinventer son entrejeu, et vite. Goretzka coche toutes les cases : expérience, volume de jeu, capacité à se projeter, leadership dans un vestiaire qui a perdu plusieurs figures fortes cet été.
De Palhinha à Goretzka, virage stratégique
Aston Villa visait d’abord un autre ancien du Bayern : Joao Palhinha. Le milieu portugais était la priorité, mais le dossier a pris une autre direction. Il devrait finalement rejoindre Benfica, forçant Emery et sa direction à réorienter leur plan.
La bascule vers Goretzka change le profil, pas l’ambition. Villa ne cherche pas seulement un joueur pour combler un trou, mais un cadre capable de tenir le milieu sur plusieurs saisons, dans un projet qui reste européen malgré les départs.
Un vestiaire décimé, un entraîneur sous pression
Car Villa a vu filer du beau monde. Ezri Konsa a rejoint Arsenal pour un montant initial de 51 millions de livres vendredi. Morgan Rogers a pris la direction de Chelsea contre 117 millions de livres, une somme énorme qui dit la valeur accordée au jeune attaquant.
Le milieu a lui aussi été touché : Youri Tielemans est parti à Manchester United en juillet. Lucas Digne, lui, a fait son retour au Paris Saint-Germain plus tôt ce mois-ci. Ligne par ligne, Emery a perdu des titulaires ou des joueurs de rotation importants.
Dans ce contexte, l’arrivée possible de Goretzka prend une dimension encore plus forte. Ce n’est pas un simple renfort. C’est un signal envoyé au vestiaire et au reste de la Premier League : malgré les ventes, Aston Villa ne compte pas reculer.
Le cas Watkins plane sur Villa Park
Un autre dossier brûlant occupe pourtant l’esprit d’Emery : l’avenir d’Ollie Watkins. L’attaquant anglais attire les regards, notamment ceux d’Al-Hilal en Arabie saoudite. Et l’entraîneur ne cache pas que la situation est fragile.
« Nous avons un problème avec lui, c’est clair. Il est notre joueur. Nous avons reçu des offres pour lui. Je ne veux pas le vendre mais cela peut changer, parce que si c’est une bonne option pour lui et pour le club et que je peux le remplacer dans l’effectif, c’est la routine que nous avons et que nous avons déjà suivie avec les joueurs qui partent », a-t-il expliqué vendredi.
Le message est limpide : personne n’est intouchable si l’offre est jugée suffisante et si Villa a le temps de réagir. C’est exactement ce qui se joue avec Goretzka. Anticiper, compenser, rester compétitif malgré un mercato agité.
La question est désormais simple : l’arrivée annoncée de l’Allemand suffira-t-elle à maintenir Aston Villa au niveau attendu, alors que le marché peut encore emporter l’un de ses derniers cadres offensifs avant la fermeture du mercato ?




