Arsenal et Julian Alvarez : Arteta passe à l’offensive
Le nom de Julian Alvarez trône tout en haut de la liste d’Arsenal. Et Mikel Arteta a décidé de s’en occuper lui‑même.
Selon la presse espagnole, l’entraîneur des Gunners a pris contact directement avec l’attaquant d’Atletico Madrid pour le convaincre de rejoindre l’Emirates Stadium. Des échanges répétés, ciblés, qui confirment à quel point l’Argentin est devenu une priorité à Londres.
Depuis Madrid, les échos vont dans le même sens : Alvarez serait ouvert à un départ vers Arsenal. Un détail lourd de sens, surtout après un week‑end qui a tout changé pour lui.
Mis à l’écart et sifflé à Madrid
Pour l’ouverture de la Liga face à Malaga, Diego Simeone a décidé de se passer de son avant‑centre. Officiellement, Alvarez n’était « pas dans le bon état d’esprit » pour jouer. Une phrase lourde, presque un aveu : le joueur a la tête ailleurs.
La tension est montée d’un cran lorsque le public d’Atletico l’a sifflé lors du premier match de la saison. Une fracture s’installe entre le buteur et ses propres supporters, au moment même où son avenir s’écrit en pointillé.
Interrogé sur la situation de son attaquant et l’hostilité de la tribune, Simeone a esquivé, tout en laissant la porte ouverte à des mouvements d’ici la fin du mercato :
« Nous cherchons toujours à avoir les meilleurs outils possibles, comme nous l’avons toujours fait. Et espérons pouvoir construire le meilleur effectif possible d’ici la clôture du marché. »
Rien sur un départ acté. Mais rien non plus qui ferme la porte.
Le rêve Barça, l’option Arsenal
Alvarez figure aussi sur les tablettes de Barcelona. Le Camp Nou reste présenté comme sa destination rêvée. Problème : Atletico ne veut pas faire affaire avec le club catalan. La méfiance entre les deux institutions est forte, les négociations compliquées.
Dans ce contexte, Arsenal se glisse dans la brèche. Le transfert à Londres n’est pas considéré comme un plan B, mais comme une option très réelle. Le discours venant d’Espagne est clair : si le Barça se heurte au mur Atletico, les Gunners restent en course, avec un entraîneur déjà à l’œuvre en coulisses.
Un mercato déjà massif pour les Gunners
Ce dossier Alvarez arrive au bout d’un été déjà très agité pour Arsenal. Arteta a profondément renforcé son effectif.
La dernière recrue en date se nomme Ezri Konsa, arrivé pour 51 millions de livres en provenance d’Aston Villa. Un investissement lourd en défense, mais assumé par le technicien espagnol.
La signature la plus marquante reste celle de Bruno Guimaraes, arraché à Newcastle United pour 75 millions de livres. Avant lui, Piero Hincapie et Christos Tzolis avaient déjà rejoint le club, le premier définitivement après un prêt concluant depuis Bayer Leverkusen la saison passée.
Interrogé avant le match d’ouverture de la Premier League contre Coventry City, Arteta a reconnu que son mercato n’était pas terminé. À propos de l’arrivée de Konsa, il a détaillé ses besoins avec franchise :
« Nous avions besoin d’un joueur de plus, nous avions sept joueurs sur la ligne défensive, nous savons que ce n’est pas suffisant. Nous avons deux blessures de longue durée, une avec Jurrien (Timber) et une avec Willy (Saliba).
Et nous voulions quelqu’un qui n’ait pas les mêmes qualités que ceux que nous avons déjà, idéalement avec de l’expérience, car en tant que défenseur central dans cette ligue, on ne peut pas plaisanter, nous savons à quel point ce poste est important, et je pense qu’Ezri apporte beaucoup de qualités dont nous avions besoin. »
Le message est limpide : Arsenal construit un effectif pour tenir la distance. Et il manque encore des pièces.
Un champion qui démarre fort… et qui en veut plus
Sur le terrain, le champion en titre a répondu présent. Un 3‑0 net et sans bavure face à Coventry à l’Emirates Stadium, grâce à Kai Havertz, Bukayo Saka et Martin Odegaard. Une entrée en matière autoritaire, presque clinique.
Mais le regard d’Arteta dépasse déjà cette première victoire. Il pense à l’équilibre de son vestiaire, à la profondeur de banc, à ce fameux « outil » offensif capable de faire basculer les grands rendez‑vous.
C’est là que Julian Alvarez entre en jeu. Entre les sifflets de Madrid, l’ombre du Camp Nou et les appels insistants de Londres, l’Argentin se retrouve au centre d’un triangle brûlant.
Reste une question, simple et décisive : au soir de la fermeture du mercato, Alvarez foulera‑t‑il la pelouse de l’Emirates avec le maillot rouge et blanc, ou les Gunners devront‑ils chercher ailleurs l’attaquant qui doit porter leur défense de titre ?




