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Arteta vise un top joueur pour Arsenal

Mikel Arteta ne se cache plus. Oui, son Arsenal est champion. Oui, son onze de départ est déjà l’un des plus complets d’Europe. Mais l’Espagnol veut encore hausser le niveau – et il sait que la marche est très haute.

« Je pense que, pour améliorer les marges, il y a très peu de joueurs sur le marché qui sont disponibles pour faire ça et l’apporter au club », a-t-il lâché après le nul 1-1 contre Como, mercredi. « Mais encore une fois, nous cherchons activement à améliorer ça et nous allons essayer. »

Un marché pour ultra-élite

Le ton est clair : il ne s’agit plus de compléter l’effectif, mais de le bousculer. Arteta parle de « très peu de joueurs » capables d’entrer directement dans le onze. Le profil visé ? Un joueur de tout premier plan, capable de changer le visage de l’équipe dès son arrivée.

Arsenal a déjà vu une cible majeure lui filer entre les doigts : Vinicius Jr, longtemps associé au club avant de prolonger avec le Real Madrid. Le club londonien a alors réorienté ses recherches vers deux autres noms d’envergure : Julian Alvarez (Atletico Madrid) et Bradley Barcola (Paris Saint-Germain).

Rien de simple dans ces dossiers. Les deux opérations seraient lourdes, complexes, et obligeraient Arsenal à dépasser nettement les 75 millions de livres déjà déboursés pour Bruno Guimaraes, le capitaine de Newcastle. Le club ne s’en cache pas : il faudra de la patience. Mais la volonté est là.

Dès qu’on peut améliorer, on doit le faire

Arteta l’a répété : Arsenal n’a pas terminé son mercato.

« Chaque fois que nous avons une opportunité d’améliorer l’effectif et d’apporter plus de qualité et de profondeur, nous devons le faire », a insisté l’entraîneur. « Nous essayons activement de le faire. La chose avec le marché, c’est que ça ne dépend pas seulement de vous. Nous en sommes très conscients. »

Le message est double. D’un côté, Arsenal se montre ambitieux, prêt à frapper fort si la bonne ouverture se présente. De l’autre, le club sait qu’il devra composer avec la volonté des joueurs ciblés, la fermeté des clubs vendeurs et un marché où chaque top joueur déclenche une surenchère immédiate.

Lewis-Skelly, symbole et sujet brûlant

Au milieu de ces grandes manœuvres, un jeune visage a retenu l’attention face à Como : Myles Lewis-Skelly. Le milieu de 19 ans a célébré son but avec une intensité qui a fait parler, alors que circulent des informations selon lesquelles Arsenal l’aurait proposé à Manchester United et Chelsea.

Arteta, lui, refuse d’alimenter le feuilleton.

« Je ne vais pas parler de spéculations », a-t-il tranché. « S’il y a des spéculations autour de notre joueur, c’est un bon signe. Ça veut dire que nous attirons l’attention et qu’ils font du bon travail. »

L’Espagnol a tout de même tenu à souligner les progrès du jeune milieu : « Je pense qu’il a fait une très bonne pré-saison. Nous lui avons demandé de jouer dans une position différente, plus comme un six, parce qu’il nous manquait des milieux centraux avec les joueurs en sélection, et je pense qu’il a été très constant pendant la pré-saison. »

Un repositionnement forcé par les absences, mais révélateur : Lewis-Skelly a montré qu’il pouvait répondre dans un rôle plus axial, dans une zone clé du système d’Arteta.

Un effectif déjà fort… mais encore inachevé

Arsenal avance donc sur deux fronts : tenter un coup XXL sur le marché tout en gérant l’avenir de ses jeunes talents, courtisés et observés. Le club sait que la moindre décision – vendre un espoir, investir massivement sur une star – pèsera sur la trajectoire des prochaines saisons.

Arteta, lui, ne change pas de ligne : viser l’excellence, quitte à attendre le joueur juste plutôt que d’empiler les recrues. Reste une question, cruciale : dans un marché où les « très peu de joueurs » capables d’améliorer un champion se comptent sur les doigts d’une main, Arsenal parviendra-t-il à en arracher un avant la fin de l’été ?