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Arsenal triomphe à Naples grâce à Odegaard

Arsenal repart de Naples avec trois points, un clean sheet et une cinquième victoire en cinq matches cette saison. Sur le papier, tout roule. Sur le terrain, l’histoire était plus nerveuse, plus tendue, presque frustrante, jusqu’à ce que Martin Odegaard tranche enfin le débat à la 75e minute.

Odegaard délivre, tard mais juste

Dans un Stadio Diego Armando Maradona hostile, Arsenal a très vite imposé son tempo. Le ballon circulait, les décalages se créaient, les occasions s’empilaient. Naples, lui, reculait, pliait, mais ne rompait pas.

Les Gunners ont eu une multitude de situations nettes. Des frappes trop écrasées, des derniers gestes manqués, un gardien napolitain vigilant : tout y est passé. La domination était claire, la supériorité technique aussi, mais le tableau d’affichage restait bloqué.

Il a fallu leur capitaine pour faire sauter le verrou. À un quart d’heure de la fin, Martin Odegaard a surgi pour inscrire le but décisif et enfin concrétiser la mainmise londonienne sur la rencontre. Un tir précis, un sang-froid clinique, et le silence dans le stade italien. Arsenal tenait là une victoire qui prolonge son début de saison parfait et renforce son statut de candidat sérieux en Ligue des champions.

Cinq matches, cinq victoires toutes compétitions confondues : la dynamique est lancée.

Arteta entre satisfaction et colère froide

Au coup de sifflet final, Mikel Arteta pouvait savourer le résultat. Mais pas question pour lui de se laisser bercer par le score. Devant les caméras de TNT Sports, le technicien espagnol a laissé transparaître un mélange de fierté et d’agacement.

Selon lui, son équipe aurait dû « tuer » le match bien plus tôt, au vu du volume d’occasions créées face à une défense napolitaine acculée. Il a salué une prestation « superbe », soulignant la qualité collective affichée pour faire craquer le bloc adverse, tout en regrettant le nombre de grandes occasions manquées.

Pour Arteta, sur « n’importe quel autre jour », le score aurait été différent, plus large, plus conforme à la physionomie de la rencontre. Le message est clair : la victoire ne doit pas masquer le manque de réalisme offensif.

Une fin de match sous haute tension

Si l’entraîneur d’Arsenal a longtemps semblé maîtriser ses émotions sur le bord du terrain, tout a changé dans les dernières minutes. Une transition défensive mal gérée a mis le feu aux poudres.

Sur un contre dangereux de Napoli, Kai Havertz, Noni Madueke et Christos Tzolis ont tardé à revenir défendre. Sur le banc, Arteta a explosé. Gestes brusques, cris, colère visible : le technicien n’a pas supporté de voir ses attaquants « marcher » alors que la victoire restait fragile.

La co-commentatrice de TNT Sports, Lucy Ward, a décrit un entraîneur « absolument furieux » en constatant le manque de repli de son trio offensif. Une scène qui résume l’exigence du coach espagnol : intensité totale, du premier au dernier mètre, du premier au dernier instant.

Arsenal gagne, Arsenal impressionne, mais Arteta ne lâche rien. Si ses joueurs veulent aller au bout en Europe, ils savent désormais que chaque course, chaque occasion manquée, chaque repli oublié comptera.