Arsenal doit se relever au Portugal
Arsenal joue gros au Portugal. Après deux défaites de rang, les hommes de Mikel Arteta abordent ce quart de finale aller avec l’obligation de se relever, et vite. Le décor est posé : un déplacement piégeux, un adversaire qui connaît bien certains de ses hommes, et un effectif londonien loin d’être au complet.
La bonne nouvelle, c’est le retour de Declan Rice. Absent lors de la surprenante défaite à St Mary’s face à Southampton, le milieu anglais a repris l’entraînement lundi et est jugé apte à débuter. Il formera l’axe du milieu avec Martin Zubimendi, un duo pensé pour redonner du contrôle et de la stabilité à une équipe qui vient de laisser filer trop de certitudes.
Derrière, un autre soupir de soulagement pour Arteta : Gabriel est là. Le Brésilien avait quitté la pelouse contre Southampton avec de la glace sur le genou, laissant craindre un coup dur supplémentaire. Il tient finalement sa place et repart au combat aux côtés de William Saliba, au cœur d’une défense qui aura besoin d’être irréprochable dans l’intensité comme dans la concentration.
Les absences, elles, restent lourdes. Bukayo Saka et Jurrien Timber ne sont pas du voyage. Deux manques majeurs, des deux côtés du terrain. Arteta espère les récupérer pour le week-end, mais pour ce soir, il doit composer sans eux. Dans une période où Arsenal a déjà perdu plusieurs cadres, chaque forfait pèse un peu plus sur la dynamique.
Sur le flanc droit de la défense, Ben White enchaîne et poursuit son intérim dans le couloir, profitant de l’indisponibilité de Timber. À gauche, Riccardo Calafiori est pressenti pour entrer dans le onze, Piero Hincapié étant toujours absent. Une ligne défensive remaniée, mais avec une ossature claire : Saliba et Gabriel pour tenir la baraque, White et Calafiori pour donner de la largeur et soutenir les sorties de balle.
Devant, l’équation offensive change sans Saka. Noni Madueke est choisi pour occuper le côté droit. Son profil de dribbleur et de provocateur doit apporter ce que Saka offre habituellement : percussion, déséquilibre, menace constante. Max Dowman, en pleine forme, frappe lui aussi à la porte. Arteta pourrait lui offrir du temps de jeu en cours de match, surtout si le scénario exige un coup de fouet offensif.
Et puis il y a le point de gravité de cette soirée : Viktor Gyökeres. L’attaquant est titularisé en pointe face à son ancien club. Cinq buts sur ses trois dernières apparitions, toutes compétitions confondues. Un joueur en feu, qui connaît les couleurs d’en face, leurs habitudes, leurs failles possibles. Ce genre de rendez-vous forge une saison et parfois une carrière.
Arsenal arrive donc meurtri, mais pas démantelé. Entre le retour de Rice, la présence rassurante de Gabriel et la forme tranchante de Gyökeres, les Londoniens disposent encore de solides arguments. Reste à savoir si, dans la chaleur d’un quart de finale européen et loin de l’Emirates, ils sauront transformer ce mélange de frustration et d’urgence en une réaction d’équipe. Ce soir, ce n’est pas seulement un résultat qu’ils jouent. C’est un tournant de leur printemps.




