RDC Sport

Arsenal recrute le prodige Jeremy Monga face à Manchester United et Chelsea

Arsenal a frappé le premier. Selon plusieurs rapports, le champion d’Angleterre en titre a trouvé un accord avec Leicester City pour le transfert de Jeremy Monga, devançant Manchester United et Chelsea dans la course à l’un des talents les plus excitants du football anglais.

Un ado qui bat des records au milieu des naufrages

Jeremy Monga n’a que 16 ans, mais son nom circule déjà avec insistance dans les bureaux des plus grands clubs. L’ailier a découvert la Premier League lors de la saison 2024-25, disputant sept rencontres alors que Leicester glissait vers la relégation en Championship. Il est ainsi devenu le deuxième plus jeune joueur de l’histoire de l’élite anglaise, juste derrière Ethan Nwaneri, autre produit précoce du vivier d’Arsenal.

La suite de la saison n’a fait que confirmer le phénomène. Monga est devenu le plus jeune joueur à débuter un match avec Leicester, puis le plus jeune buteur de l’histoire de la Championship. Trente apparitions au total sur l’exercice, une montée en puissance évidente… mais pas assez pour sauver les Foxes, sanctionnés d’une nouvelle relégation. Sans la pénalité de points infligée pour non-respect des règles PSR, Leicester se serait pourtant maintenu.

Le club des East Midlands espérait verrouiller son joyau avec un premier contrat professionnel au King Power Stadium. La chute en League One a tout changé. En interne, on a fini par accepter l’inévitable : Monga va partir.

Arsenal gagne un bras de fer très convoité

Dès l’instant où la perspective d’un départ s’est dessinée, les géants se sont alignés. Arsenal, Manchester United, Chelsea : tous ont pris contact avec Leicester pour sonder les conditions d’un transfert et s’assurer une place dans la file d’attente.

Arsenal a accéléré. Les Gunners auraient trouvé un accord autour de 10 millions de livres avec Leicester. Un montant conséquent pour un joueur de 16 ans, mais qui, vu le contexte, ressemble déjà à une opportunité.

Le dossier a basculé quand Monga lui-même a donné son feu vert à un transfert estival vers l’Emirates Stadium, malgré les approches d’autres clubs. À cet âge-là, le choix du projet compte autant que le chèque. Il a choisi le champion, et le travail de Mikel Arteta avec les jeunes n’y est sans doute pas étranger.

Un « fantastique talent » déjà validé par Van Nistelrooy

À Leicester, Jeremy Monga n’a pas seulement impressionné les recruteurs. Il a aussi marqué ceux qui l’ont dirigé. Ruud van Nistelrooy, légende de Manchester United passée sur le banc des Foxes, n’a jamais caché son admiration pour l’ailier.

L’ancien buteur a décrit le garçon comme un « fantastique talent », saluant sa vitesse, ses qualités de pur ailier et son comportement. Pour un adolescent propulsé dans un environnement en crise, ces éloges disent beaucoup. Monga a tenu, a montré, par séquences, pourquoi les plus grands clubs se bousculent aujourd’hui.

Un coup malin dans un mercato de champions

Pour Arsenal, ce transfert s’inscrit dans une stratégie claire. Josh Kroenke l’a répété après le titre : il veut donner à Mikel Arteta les moyens de rester au sommet. Le club vise des renforts majeurs, des signatures clinquantes pour consolider un effectif champion. Mais il n’oublie pas les coups d’avance.

Monga entre dans cette catégorie. Un pari à moyen terme, un profil à polir à l’abri des projecteurs, pendant que d’autres recrues plus expérimentées porteront la charge immédiate. Dans le même temps, Arsenal garde un œil sur des cibles d’un tout autre calibre financier, comme Morgan Rogers, révélation anglaise de la Coupe du monde, ou Julian Alvarez, attaquant argentin suivi depuis longtemps.

Le message reste limpide : « le business ne s’arrête jamais », a prévenu Kroenke. Les rivaux se renforcent déjà pour venir déloger Arsenal de son trône. À Londres, on prépare la riposte sur tous les fronts.

Avec Jeremy Monga, les Gunners ne signent pas seulement un jeune ailier prometteur. Ils arrachent à la concurrence un symbole de l’avenir du football anglais. La question est simple désormais : jusqu’où ce gamin de 16 ans pourra-t-il aller dans un club qui, lui aussi, regarde résolument vers l’avant ?