Arsenal en embuscade pour Julian Alvarez : l'Atletico ferme la porte à Barcelona
Arsenal se tient en embuscade pour Julian Alvarez, pendant que le bras de fer entre l’Argentin, l’Atletico Madrid et le FC Barcelona vire à la rupture totale.
Atletico ferme la porte à Barcelona
Depuis le début de l’été, Julian Alvarez ne jure que par Barcelona. L’attaquant argentin pousse pour rejoindre la Catalogne, au point d’avoir sérieusement abîmé sa relation avec l’Atletico Madrid et une partie de ses supporters.
La réponse du club madrilène est brutale. Le directeur général Miguel Angel Gil Marin est sorti publiquement, jeudi, pour mettre fin à toute ambiguïté. Son discours est frontal, presque rageur.
« La vérité, c’est que cela nous indigne encore plus ; nous sommes répugnés par le manque d’honnêteté, d’éthique, de transparence et de professionnalisme, et nous ne pouvons qu’insister sur le fait que nous ne négocierons avec Barcelona en aucune circonstance », a-t-il lancé.
Gil Marin enfonce le clou : « J’ai le soutien de tous ceux qui travaillent avec moi, des actionnaires aux dirigeants, et la seule décision certaine et ferme est que nous ne négocierons avec Barcelona en aucune circonstance. Vous avez ma parole – le joueur [Alvarez] ne sera certainement pas transféré à Barcelona. »
Plus tard, après le tirage au sort de la Champions League, il a répété le message, encore plus fort : tant qu’il sera en poste, Julian Alvarez à Barcelona est à oublier. Pas seulement pour ce mercato, mais pour l’avenir aussi.
Le signal est limpide : la porte Barcelona est verrouillée. Définitivement, tant que Gil Marin dirige.
Arsenal attend son moment
Dans ce contexte, une seule grande porte reste entrouverte : Arsenal.
Selon Fabrizio Romano, le club londonien ne se contente pas d’observer de loin. Il insiste : « Arsenal est là pour Julian Alvarez. Arsenal est là. Arsenal attend. Arsenal a sa propre stratégie, je pense que c’est une vraie stratégie. »
Le club anglais se place dans l’ombre, sans pression publique, en respectant la volonté du joueur, de sa famille et de ses agents. Mais ce n’est pas de l’attentisme passif. Romano explique qu’Arsenal a déjà fait savoir à l’Atletico Madrid qu’il serait prêt à « faire des affaires » et à tenter de trouver un accord.
Sur le plan financier, la vente de Gabriel Martinelli change la donne. Selon les chiffres évoqués par Romano, le transfert devrait rapporter entre 50 et 60 millions de livres. Ajoutés aux revenus générés ces derniers mois, ces fonds offrent à Arsenal une marge de manœuvre suffisante pour se positionner concrètement sur Julian Alvarez.
Le club londonien est donc prêt à s’asseoir à la table des négociations avec l’Atletico Madrid. Il ne manque plus qu’un déclencheur.
Tout repose sur Alvarez
Ce déclencheur, c’est le joueur lui-même.
Jusqu’à « aujourd’hui, ce soir, ces dernières heures », selon Romano, Julian Alvarez n’a répété qu’une chose : « seulement Barcelona », « je veux Barcelona », « mon rêve est Barcelona ». Mais ce rêve se fracasse sur le refus catégorique de l’Atletico Madrid.
Le discours de Gil Marin a ouvert un autre scénario : pas de départ à Barcelona, mais une ouverture vers d’autres clubs. Le message, rapporté par Romano, est limpide : si Alvarez ne veut plus rester à Madrid, ce sera « non à Barcelona, mais nous sommes ouverts pour trouver une solution ».
Et derrière cette « solution », un nom revient sans cesse : Arsenal.
Romano résume la position du club espagnol : si Julian veut aller à Arsenal, qu’il y aille. L’Atletico aimerait évidemment le garder, lui offrir une nouvelle chance et poursuivre l’aventure. Mais si l’Argentin demande à partir, ils savent qu’Arsenal est déjà en position.
Le scénario devient presque simple : « si à n’importe quel moment Julian Alvarez ou son agent appelle Arsenal pour leur dire ‘ok, nous voulons venir parce qu’il n’y a pas d’autre voie’, Arsenal sera prêt », explique Romano. À quatre ou cinq jours de la fin du mercato, un coup de fil peut tout faire basculer.
L’Italien insiste : ce scénario ne doit pas être sous-estimé. Arsenal ne fait pas du remplissage de rumeurs. Le club a une stratégie, les moyens financiers, un accord de principe possible avec l’Atletico… et attend seulement que le joueur accepte l’idée de tourner la page Barcelona.
La question est désormais frontale : Julian Alvarez est-il prêt à renoncer à son rêve catalan pour relancer sa carrière à Londres ?



