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Arsenal en force aux huitièmes du Mondial 2026

La phase de groupes est terminée, 72 matchs ont déjà avalé une bonne partie de l’été nord-américain, et une certitude se dessine : Arsenal sera partout en phase à élimination directe. Les 15 joueurs envoyés par le club à la Coupe du monde verront tous les huitièmes de finale. Un tir groupé rare, presque une démonstration de puissance silencieuse, dans un tournoi où seuls Manchester City, Bayern Munich et Paris Saint-Germain ont fourni plus d’internationaux.

Pas de casse, pas de retour prématuré à Londres. Tous les rêves restent intacts.

Le Brésil ouvre le bal

Les premiers à tenter de décrocher leur billet pour les huitièmes seront Gabriel et Gabriel Martinelli. Le Brésil, solide leader de son groupe avec sept points, affronte le Japon lundi à Houston.

Gabriel a tenu sa place d’un bout à l’autre de la phase de groupes, trois titularisations, trois prestations de patron. Martinelli, lui, a dû se contenter pour l’instant de deux entrées en jeu, mais sa fraîcheur pourrait peser dans un match où les Japonais n’auront rien à perdre.

Le Mondial commence vraiment maintenant pour eux.

Un peu plus tard dans la soirée, ce sera au tour de Kai Havertz de se remettre en marche avec l’Allemagne, à Foxborough, face au Paraguay. Les Allemands sortent d’une défaite renversante contre l’Équateur, mais Havertz reste l’un des points fixes de cette équipe : trois titularisations, deux buts déjà au compteur. Un rôle central, une responsabilité lourde. Et l’obligation de réaction.

Odegaard, chef d’orchestre en attente

Mardi, Martin Odegaard tentera de mener la Norvège un peu plus loin encore, face à la Côte d’Ivoire à Dallas. Le capitaine d’Arsenal a été préservé lors du dernier match de poule contre la France, la qualification étant déjà assurée. Un luxe rare à ce stade du tournoi.

Reposé, affûté, il arrive dans ce huitième avec l’étiquette de guide technique et mental d’une sélection norvégienne qui découvre ces hauteurs mais n’a plus l’air intimidée.

Duel de Gunners sous le maillot bleu et jaune

Le même jour, la France entre à son tour dans le dur. Et là, Arsenal se retrouve des deux côtés de la ligne médiane.

William Saliba mènera la défense française face à la Suède de Viktor Gyökeres, à New York/New Jersey. Les deux hommes ont connu une phase de groupes bien différente : Saliba, lui aussi ménagé contre la Norvège, a été géré comme une pièce maîtresse à protéger. Gyökeres, au contraire, n’a pas soufflé une minute. L’attaquant a disputé chaque seconde de la phase de groupes, marqué une fois et porté une Suède accrocheuse jusqu’aux seizièmes.

Un défenseur qui sort du frigo, un attaquant en pleine cadence : le duel s’annonce tendu, presque personnel.

Hincapié, l’Équateur en pleine vague

Juste derrière, dans la nuit de mercredi, Piero Hincapié et l’Équateur défieront le Mexique dans l’enceinte mythique de l’Azteca. Trois matchs, trois titularisations pour le défenseur, au cœur d’une sélection qui a frappé un grand coup en renversant l’Allemagne pour se qualifier.

L’Équateur avance porté par cette sensation d’avoir déjà fait tomber un géant. Hincapié, lui, s’installe un peu plus comme un défenseur de grands rendez-vous.

L’Angleterre en mode Arsenal

Mercredi soir à Atlanta, l’Angleterre affronte la RD Congo avec une forte touche Arsenal. Bukayo Saka espère enchaîner une nouvelle titularisation après avoir marqué les esprits lors du dernier match de groupe contre le Panama. Declan Rice, laissé au repos pour cette rencontre, devrait retrouver sa place au cœur du jeu anglais.

Noni Madueke a participé aux trois matchs jusqu’ici, toujours dans le coup, tandis qu’Ebere Eze a signé deux apparitions en sortie de banc. Quatre Gunners dans la même sélection, tous impliqués, tous en mesure de basculer un match. La colonne vertébrale d’une Angleterre ambitieuse ressemble de plus en plus à une extension d’Emirates Stadium.

Trossard, l’arme belge

La Belgique, elle, s’est hissée en tête de son groupe avec autorité, portée notamment par Leandro Trossard. Un doublé lors du large succès 5-1 contre la Nouvelle-Zélande, des courses tranchantes, des appels constants : Trossard a clairement pesé sur le destin des Diables Rouges.

Leader de leur poule, la Belgique s’offre un choc face au Sénégal à Seattle. Pour Trossard, ce pourrait être une quatrième titularisation consécutive dans ce Mondial. Pour Arsenal, un nouveau test grandeur nature de sa polyvalence offensive.

L’Espagne, trois Gunners pour une place

Jeudi, à Los Angeles, l’Espagne se mesure à l’Autriche avec un trio londonien en embuscade. Mikel Merino a déjà pris part aux trois rencontres de groupe, rôle important dans la rotation espagnole. Martin Zubimendi et David Raya, eux, attendent encore leurs premières minutes dans ce tournoi.

Si la Roja franchit ce tour, une affiche contre le Portugal ou la Croatie se dessine. Des matchs à haute intensité, où chaque détail compte. Et où la profondeur de banc, là encore, pourrait enfin ouvrir une porte à Zubimendi ou Raya.

Le calendrier des Gunners

  • Lundi 29 juin
  • Houston, 18h (heure UK)
  • Brésil (Gabriel, Martinelli) – Japon
  • Foxborough, 21h30
  • Allemagne (Havertz) – Paraguay
  • Mardi 30 juin
  • Dallas, 18h
  • Norvège (Odegaard) – Côte d’Ivoire
  • New York/New Jersey, 22h
  • France (Saliba) – Suède (Gyökeres)
  • Mercredi 1er juillet
  • Mexico City, 2h
  • Mexique – Équateur (Hincapié)
  • Atlanta, 17h
  • Angleterre (Saka, Rice, Eze, Madueke) – RD Congo
  • Seattle, 21h
  • Belgique (Trossard) – Sénégal

Arsenal n’a perdu personne en route. Les 15 sont encore là, répartis sur plusieurs favoris, prêts à se croiser, à s’éliminer, parfois à se faire mal entre coéquipiers.

La question n’est plus de savoir si un Gunner soulèvera le trophée.

Elle est de savoir lequel.