Arsenal – Como : un dernier test avant le Community Shield
La dernière soirée de préparation à l’Emirates Stadium avait des allures de rentrée des classes et de réunion d’anciens. Arsenal accueillait Como 1907, mercredi 12 août 2026, pour son ultime amical avant le Community Shield face à Manchester City. Un match sans enjeu comptable, mais chargé de symboles et de sous-textes.
Au centre de tout cela, un nom : Cesc Fàbregas. L’ancien capitaine des Gunners revenait dans le nord de Londres, non plus crampons aux pieds, mais en costume, sur le banc de Como. Première confrontation de l’histoire entre les deux clubs, premier retour de l’Espagnol à l’Emirates en tant qu’adversaire. L’affiche prenait soudain une autre dimension.
Arsenal ajuste les derniers détails avant City
Pour le champion d’Angleterre en titre, ce rendez-vous représentait le dernier réglage avant le premier vrai test de la saison, ce Community Shield contre Manchester City. Coup d’envoi fixé à 19h30 (BST), avec une mission claire pour Mikel Arteta : affiner les automatismes… sans brûler ses cadres.
La gestion des temps de jeu se trouvait au cœur du plan. Bukayo Saka, Declan Rice, Eberechi Eze faisaient partie des joueurs susceptibles d’être ménagés, ou du moins utilisés avec parcimonie, afin d’éviter tout pépin à quelques jours d’un trophée à aller chercher à Wembley. Arsenal devait courir, presser, répéter ses gammes, mais avec le frein de sécurité bien en tête.
Un autre dossier captivait pourtant les supporters : le baptême du feu de Bruno Guimarães. Recruté pour un montant annoncé de 75 millions de livres en provenance de Newcastle, le milieu brésilien était attendu pour ses premiers pas sous le maillot londonien. L’Emirates voulait voir, juger, sentir ce que l’une des grandes recrues de l’été pouvait apporter à un milieu déjà riche.
Ce soir-là, une absence comptait aussi. William Saliba, toujours en phase de récupération, restait indisponible. Un rappel que, même en amical, la gestion physique et les blessures restent au cœur de chaque décision.
Como, un promu sur la scène européenne en quête de repères
En face, Como ne venait pas en simple figurant. Le club italien utilisait ce déplacement à Londres comme un test de haute intensité avant une saison historique : sa première campagne en UEFA Champions League. Un bond soudain sur la scène européenne, qui donne à chaque minute de préparation un poids particulier.
Fàbregas, figure centrale de cette renaissance, se retrouvait dans un décor qu’il connaît par cœur. Le contraste était saisissant : autrefois cerveau du jeu sur la pelouse, le voilà stratège dans la zone technique, chargé de préparer son équipe à affronter le gratin continental. Son retour à l’Emirates ajoutait une couche d’émotion à un match censé n’être qu’un exercice de préparation.
Como devait composer avec quelques incertitudes. Le nouveau défenseur Trevoh Chalobah restait incertain, encore en phase de récupération après son repos post-Coupe du monde. Une décision de dernière minute, typique de ces matchs d’août où la forme physique dicte la feuille de match. Devant, en revanche, le staff prévoyait d’offrir du temps de jeu à plusieurs éléments offensifs, histoire de donner du rythme et des repères à ceux qui devront porter le danger en Champions League.
Un dernier test avant le vrai plongeon
Au-delà des émotions et des retrouvailles, ce Arsenal – Como servait un objectif clair pour les deux camps : se jauger une dernière fois avant le grand saut. Pour les Gunners, valider les ajustements tactiques, intégrer Bruno Guimarães dans le collectif, préserver les organismes avant Manchester City. Pour Como, mesurer l’écart avec une référence du haut niveau anglais et emmagasiner de la confiance avant d’entrer dans le tourbillon européen.
Une soirée amicale, oui. Mais pour deux équipes à la veille de défis majeurs, c’était surtout la dernière répétition avant que les projecteurs ne s’allument pour de bon.




