Arsenal : Christos Tzolis, la solution à gauche ?
Arsenal continue de scruter le marché avant la fermeture du mercato le 1er septembre, en quête d’un nouvel attaquant pour épauler un secteur offensif déjà redoutable. Mais une question s’impose de plus en plus : le club a-t-il vraiment besoin d’un autre ailier gauche alors que Christos Tzolis vient tout juste de débarquer à l’Emirates ?
Tzolis frappe fort d’entrée
Face à Coventry City, pour son premier match de Premier League, le Grec n’a pas simplement coché la case “prometteur”. Il a imposé son style. Arsenal s’est imposé 3-0, et Tzolis a signé une passe décisive pour Bukayo Saka, confirmant les impressions laissées en préparation et lors du Community Shield contre Manchester City.
Jamie Carragher, aux commentaires sur Sky Sports, n’a pas cherché à nuancer : pour lui, Arsenal tient déjà son homme de couloir. L’ancien défenseur de Liverpool a salué la prestation du nouveau venu, parlant d’un ailier gauche de très haut niveau déjà prêt à répondre aux exigences du champion d’Angleterre en titre.
Tzolis arrive d’un transfert à 34 millions de livres en provenance de Club Brugge, dans un contexte particulier : Arsenal veut conserver sa couronne en Premier League et franchir un cap en Ligue des champions. Pas vraiment un environnement indulgent pour un nouveau venu. Pourtant, le Grec s’y est engouffré sans trembler.
Après Trossard, un faux remplaçant
Son arrivée avait été interprétée par beaucoup comme une succession directe à Leandro Trossard, parti à Besiktas après avoir contribué au premier titre de champion d’Arsenal depuis plus de vingt ans. Un départ important, un vide à combler, et un profil de faux pied capable de rentrer intérieur : le parallèle semblait évident.
Mais Tzolis refuse déjà l’étiquette de “remplaçant désigné”. Ses performances estivales ont rapidement bousculé la hiérarchie. En Community Shield, face à Manchester City, il a montré qu’il n’était pas venu pour garnir le banc. Contre Coventry, il a confirmé avec une activité constante, des prises de risques et cette passe décisive pour Saka qui a fait lever l’Emirates.
Mikel Arteta ne cache pas son enthousiasme. L’entraîneur espagnol a mis en avant l’énergie que Tzolis dégage à chaque prise de balle, malgré son arrivée récente. Il parle d’un joueur direct, incisif, toujours tourné vers l’avant, capable de multiplier les gestes décisifs dans les trente derniers mètres, même dans des espaces réduits.
Un mercato offensif… mais à quel prix ?
Le paradoxe est là : alors que Tzolis enchaîne les signaux positifs, Arsenal continue de travailler sur l’arrivée potentielle d’un autre ailier gauche. Le club londonien a exploré la piste Vinicius Junior, rêve avorté depuis la prolongation du Brésilien au Real Madrid.
La cellule de recrutement ne s’est pas arrêtée là. Les noms de Julian Alvarez, Bradley Barcola et Kenan Yildiz circulent, autant de profils offensifs capables de renforcer la ligne d’attaque. Mais ces dossiers ont un point commun : ils coûteraient tous très cher.
C’est précisément ce que souligne Jamie Carragher : à ses yeux, Arsenal dispose déjà en interne d’une réponse crédible au manque de buts et de passes décisives sur ce côté gauche. Pourquoi dépenser des sommes considérables quand un joueur fraîchement arrivé commence à cocher toutes les cases ?
Arteta séduit par la mentalité du Grec
Au-delà des chiffres, c’est le tempérament de Tzolis qui séduit Arteta. Le technicien insiste sur sa capacité à “faire des choses se produire”, à varier ses actions dans le dernier tiers, à prendre des décisions rapides dans des zones encombrées.
Il rappelle aussi le contexte : un début de saison toujours piégeux, un adversaire comme Coventry qui a eu le temps de bien préparer ce rendez-vous, et malgré cela, un nouveau venu qui s’impose déjà comme un point d’appui offensif majeur. Arteta se dit “très heureux” de ce qu’il a vu jusqu’ici.
Le message est clair : la porte n’est pas fermée à une recrue offensive, mais Tzolis a déjà gagné quelque chose de précieux à Londres. La confiance de son entraîneur, celle d’un vestiaire champion, et désormais les louanges publiques d’une figure comme Carragher.
Reste une question brûlante alors que le mercato entre dans sa dernière ligne droite : Arsenal doit-il encore casser sa tirelire pour un ailier gauche… ou laisser Christos Tzolis prendre définitivement possession du couloir et écrire sa propre histoire à l’Emirates ?




