Arsenal : déjà le costume de champion pour la saison 2025
Arsenal n’a pas seulement conservé son titre de champion d’Angleterre. Le club de Mikel Arteta s’est déjà vu adoubé par certains des plus grands noms du football anglais. Paul Scholes et Gary Neville, symboles de l’ère dorée de Manchester United, voient les Gunners garder la main sur la Premier League cette saison. Sans trembler.
Le décor est posé : un titre attendu pendant vingt ans, enfin décroché en mai. Une équipe qui a gardé son ossature. Et une entrée en matière qui ressemble à un avertissement pour le reste du pays : 3-0 face au promu Coventry City, sans forcer, pour lancer la défense du titre.
Arsenal en avance sur tout le monde
Arsenal a ajouté de la profondeur à un effectif déjà huilé. Le club du nord de Londres paraît armé pour imposer sa loi encore une fois sur le football anglais, alors que la concurrence tangue.
Les rivaux directs, eux, changent de peau. Manchester City et Liverpool traversent une période délicate, marquée par des transitions sur le banc après les départs de Pep Guardiola et Arne Slot. Dans ce contexte, Arsenal apparaît comme le favori évident, presque naturel. Les Gunners avancent avec continuité, stabilité et une identité de jeu claire, pendant que les autres tâtonnent.
Les ambitions ne se limitent plus au championnat. Le mot « triplé » circule déjà. Il ne vient pas des tribunes, mais de plateaux où parlent ceux qui savent ce que gagner signifie.
La saison dernière, Arsenal a flirté avec la grande histoire sans l’écrire. Une finale de Ligue des champions perdue contre le Paris Saint-Germain. Une finale de Carabao Cup échappée face à Manchester City. Deux cicatrices qui nourrissent aujourd’hui un appétit féroce.
Le triplé, rêve fou mais crédible
Invité du podcast The Good, The Bad & The Football, l’ancien attaquant Dion Dublin refuse de balayer l’idée d’un triplé londonien.
« Je ne vais pas pronostiquer Arsenal pour le triplé, mais je ne vais pas l’exclure non plus », explique-t-il. Pour lui, le club possède « le meilleur effectif, le plus stable », avec « une vraie harmonie » autour de l’équipe première.
Paul Scholes, qui sait ce que représente un triplé pour l’avoir conquis avec Manchester United en 1999, ne met pas longtemps à se ranger derrière cette analyse. « Je suis d’accord. Je pense que c’est très possible au vu de ce qu’ils montrent », glisse-t-il. Il ajoute un détail qui change la perspective : « Je pense qu’ils peuvent encore recruter un joueur dans la dernière semaine du mercato, ce qui fait peur. Ils viennent aussi de signer Ezri Konsa, qui est un défenseur de très haut niveau. »
Les mots sont lourds de sens. Quand un homme du triplé 1999 dit que le triplé 2025 n’est « pas irréaliste » pour Arsenal, le débat change d’échelle.
Un mercato qui envoie un message
Les Gunners n’ont pas seulement conservé leurs forces. Ils les ont multipliées. Mikel Arteta a intégré avec méthode des recrues de calibre européen : Bruno Guimaraes pour densifier et élever le niveau du milieu, Christos Tzolis pour apporter du tranchant offensif, Ezri Konsa pour renforcer une défense déjà solide.
Ce recrutement donne à Arsenal des solutions à tous les étages. Une équipe qui savait déjà gagner des matches fermés dispose désormais de quoi étouffer l’adversaire sur la durée d’une saison entière, en Premier League comme en Ligue des champions.
Gary Neville, de son côté, ne se cache pas. Sur le plateau de Sky Sports, lorsqu’on lui demande son favori pour le titre, il n’hésite pas une seconde : « Cent pour cent Arsenal. Ils sont loin devant. Avec ce qu’ils ont déjà en défense et au milieu, plus de bons attaquants, ils ont un niveau vraiment élevé, donc ça ira. »
Pas de nuance. Pas de conditionnel. Pour Neville, Arsenal a déjà pris de l’avance.
Aston Villa comme premier vrai test
La suite arrive vite. Les champions en titre retournent en Premier League lundi soir avec un déplacement piégeux sur le papier : Aston Villa.
Sur le terrain, le contexte est tout autre. Villa sort d’un week-end d’ouverture cauchemardesque, laminé 4-0 par Brighton. Un été agité par un mercato inquiétant, un vestiaire secoué, une claque d’entrée : le club de Birmingham cherche un point d’appui pour ne pas s’enfoncer.
Arsenal, lui, ne peut pas se permettre le moindre relâchement. Les rivaux laissent déjà filer des points, cherchent des repères, bricolent des solutions. Arteta, lui, dispose d’un vestiaire plein de certitudes et d’un groupe renforcé. Il exigera une concentration totale, sans se laisser happer par le bruit autour d’un éventuel triplé.
Un nouveau succès net, une nouvelle démonstration de force, et l’emballement autour de l’Emirates Stadium prendra une autre dimension.
La question n’est déjà plus de savoir si Arsenal peut défendre son titre. Elle devient beaucoup plus simple, et beaucoup plus brutale : qui va vraiment pouvoir les arrêter ?



