Arsenal accélère pour Antonio Nusa et prépare un grand chantier à gauche
Mikel Arteta ne lève pas le pied. Sacré champion d’Angleterre, Arsenal sait que le plus dur commence maintenant : défendre sa couronne. Et au nord de Londres, une priorité s’impose déjà, claire, urgente, presque obsédante : reconstruire le flanc gauche de l’attaque.
Le départ de Leandro Trossard vers Besiktas a ouvert un trou béant dans l’effectif. Derrière Gabriel Martinelli, plus personne ou presque pour occuper naturellement ce couloir. Dans un calendrier où chaque semaine ou presque rime avec choc, c’est une prise de risque que le club refuse d’assumer.
Arsenal entre dans la danse pour Antonio Nusa
Dans ce contexte, un nom s’est imposé sur les carnets de recrutement : Antonio Nusa. Le virevoltant ailier de RB Leipzig sort d’un été fondateur, marqué par une Coupe du monde 2026 qui l’a propulsé dans une autre dimension. Avec la Norvège, il a atteint les quarts de finale et signé un but en solitaire spectaculaire face à la Côte d’Ivoire, action qui a fait le tour de l’Europe.
Arsenal ne veut pas rester simple spectateur. Selon les premiers échos, le champion d’Angleterre prépare une offre d’ouverture d’environ 40 millions d’euros pour l’ailier de 21 ans. Un signal clair envoyé à Leipzig… et à la concurrence.
Car les Londoniens ne sont pas seuls. Liverpool suit également de près le Norvégien, perçu comme une option plus abordable que Yan Diomande après l’échec de leur tentative pour son coéquipier de Leipzig. La bataille s’annonce rude, presque inévitable.
Et le premier obstacle est déjà posé : le club de Bundesliga valoriserait Nusa beaucoup plus haut, autour de 60 millions d’euros. Un écart conséquent. Pour Arsenal, la question n’est pas seulement de convaincre le joueur, mais aussi de savoir jusqu’où monter sans déséquilibrer son plan de recrutement.
Un profil qui change le visage du couloir gauche
Si Arteta insiste, ce n’est pas un hasard. Nusa n’est pas un simple doublon de Martinelli. Il apporte autre chose. Une accélération tranchante, un dribble assumé, cette volonté presque insolente de défier son vis-à-vis en un contre un. Un ailier qui casse les lignes plutôt que de les contourner.
À 21 ans, il incarne aussi un pari sur l’avenir. Un joueur à polir, à faire grandir dans un environnement qui a déjà façonné des profils offensifs de haut niveau. Dans un effectif qui vise le très long terme, ce type de signature a du sens.
Mais à Londres, personne n’imagine que l’arrivée éventuelle de Nusa règle tout.
Morgan Rogers, l’autre pièce du puzzle
Car un autre dossier reste sur la table : Morgan Rogers. L’attaquant d’Aston Villa coche d’autres cases. Plus expérimenté en Premier League, plus polyvalent aussi, capable d’évoluer sur le côté gauche comme dans l’axe, derrière l’avant-centre.
L’idée est limpide. Rogers, lui, pourrait s’installer très vite comme titulaire, hausser immédiatement le niveau du onze de départ. Nusa, de son côté, viendrait challenger Martinelli, pousser la concurrence au quotidien et, avec le temps, prétendre au statut de référence européenne à son poste.
Dans un monde idéal pour Arsenal, les deux dossiers aboutissent. Deux renforts pour un même couloir, mais deux rôles différents, complémentaires. L’un pour le présent immédiat, l’autre pour le futur proche. L’un pour apporter de la structure, l’autre pour injecter de l’imprévisibilité.
Une profondeur d’effectif au cœur de la défense du titre
Le décor est posé : Arsenal ne peut pas se contenter d’une seule option de métier à gauche. Pas avec la Premier League à défendre, pas avec les exigences d’une campagne européenne et de coupes nationales qui s’enchaînent. Les rotations ne sont plus un luxe, mais une obligation.
Arteta le sait : pour survivre à la saison, il lui faut des doublures qui ressemblent à des titulaires, surtout dans les zones offensives. Ajouter deux attaquants de haut niveau sur le côté gauche, c’est s’offrir la possibilité de changer de profil sans perdre en qualité, de maintenir une intensité maximale de septembre à mai.
Reste à voir jusqu’où Arsenal sera prêt à aller, financièrement et sportivement, pour remporter ces bras de fer sur le marché. Car une chose est sûre : dans cette course au couloir gauche, le champion n’a pas le droit de se tromper.



