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L'Argentine se prépare pour la Coupe du monde : plan de marche de Scaloni

À quelques semaines d’une nouvelle Coupe du monde, l’Argentine avance à son rythme, sans panique, mais avec une vigilance de tous les instants. Face aux médias, Lionel Scaloni a déroulé, calmement, le plan de marche de l’Albiceleste avant le match amical contre le Honduras, entre gestion des blessés, choix dans les buts et certitudes collectives.

Blessés sous contrôle, sans prise de risques

La grande question tourne autour des corps qui grincent. Plusieurs cadres traînent des pépins, et tout un pays guette la moindre grimace à l’entraînement. Scaloni, lui, refuse le catastrophisme.

Les joueurs qui travaillent à part ? Ils avancent, assure-t-il. Ils se soignent, progressent, mais ne seront pas exposés inutilement dans des rencontres sans enjeu comptable. L’idée est claire : aucun risque dans ces amicaux, quitte à laisser des minutes filer pour certains.

Dans ce tableau, le cas le plus scruté reste celui de Leo. Le sélectionneur s’est voulu rassurant : la star a déjà quitté le groupe des joueurs à part et a commencé à s’entraîner au moins partiellement avec le reste de l’équipe. Il pourrait grappiller quelques minutes durant cette série de matchs. Un détail en apparence, un soulagement majeur en réalité. « Il va beaucoup mieux », résume en substance Scaloni, et c’est toute l’Argentine qui respire.

Musso dans le but, la hiérarchie s’affine

Sur un autre front, celui des cages, le sélectionneur a levé un coin du voile. Contre le Honduras, ce sera Juan Musso qui gardera le but. Une annonce nette, sans suspense.

Scaloni ne ferme pourtant aucune porte : Gerónimo Rulli pourrait débuter la rencontre suivante, et le staff envisage également d’offrir du temps de jeu à Santiago Beltrán. Les essais continuent, mais le message est limpide : chacun aura sa chance, ici, maintenant, avant que le couperet des 26 ne tombe.

Le souvenir de Qatar, l’excitation intacte

Interrogé sur l’état d’esprit du groupe par rapport à la période précédant le Mondial au Qatar, Scaloni n’a pas sorti de grandes phrases. Il ne se souvient pas de tout dans le détail, mais il garde en mémoire une chose : l’excitation, l’envie de tout donner. Pour lui, ce sentiment n’a pas bougé. Même appétit, même énergie, même ambition.

Rien de nostalgique dans son discours. Plutôt la conviction que ce noyau-là sait déjà ce que représente une Coupe du monde et comment y arriver prêt.

Une liste de 26 encore ouverte, et des décisions cruelles à venir

Sur la composition de la liste finale, le sélectionneur a refusé de jouer au statisticien. Pas de pourcentage, pas de « 80 % de l’effectif déjà fixé ». Il constate simplement que ses joueurs répondent présent, mais rappelle une vérité brutale : si un élément n’est pas à 100 %, il peut rester à la maison.

Le staff suit chaque cas de près. Le moment venu, les choix tomberont. Et ils feront mal. Scaloni ne le cache pas : écarter un joueur d’une Coupe du monde est l’un des actes les plus douloureux pour un entraîneur. Mais la priorité reste immuable : le bien de l’équipe.

Une anecdote glissée avec un sourire illustre ce mélange d’humanité et de fermeté. Le coach raconte avoir envoyé un message à un joueur, qui lui a répondu qu’il attendrait la liste officielle pour savoir s’il était convoqué. Réponse immédiate de Scaloni : « Tu es appelé ! » Il espérait même que l’intéressé annonce déjà sa présence au Mondial, mais celui-ci a préféré attendre la communication officielle. Une scène légère, derrière laquelle se cache une réalité lourde : certains apprendront, ce jour-là seulement, qu’ils n’y seront pas.

Scaloni sait de quoi il parle. Lui et son staff ont déjà vécu la frustration d’être laissés à la porte d’une Coupe du monde. Ils estiment que la manière la plus juste reste de tout dévoiler au moment de l’annonce. Reconnaissant envers tous ceux qui ont participé au processus, mais sans dévier de la ligne : le collectif d’abord.

Une idée de jeu non négociable, une équipe adaptable

Sur le terrain, le discours est tout aussi tranché. L’Argentine a une identité, et elle ne la reniera pas. Le sélectionneur insiste : son équipe veut jouer ensemble, multiplier les passes, contrôler le jeu. C’est le cœur du projet, la base qui ne bouge pas.

Pour autant, rien de figé. Selon l’adversaire, l’Albiceleste n’hésitera pas à accélérer, à jouer plus direct, à mettre davantage de vitesse. L’objectif n’est pas de s’enfermer dans un dogme, mais de disposer d’assez d’outils pour répondre à tous les scénarios.

Entre gestion fine des corps, concurrence assumée et fidélité à une idée de jeu claire, l’Argentine avance sans fracas, mais avec une ligne droite. Les amicaux ne sont plus de simples répétitions : ce sont les dernières portes avant le train pour la Coupe du monde. Qui restera sur le quai ?