Anthony Martial en route pour Málaga
Anthony Martial n’a peut‑être pas encore joué son dernier grand rôle. Selon le journaliste Santi Aouna (Foot Mercato), l’attaquant français de 30 ans est en négociations avancées avec Málaga, fraîchement remonté en Liga. Après deux mois sans club, une porte s’ouvre enfin.
Sur son compte X, Aouna a lâché la nouvelle : « Málaga est en négociations avancées avec Anthony Martial. Les discussions entre les deux parties progressent et un accord est proche. » Le club andalou, promu cet été et déjà sous pression avec une 18e place et trois points au compteur, cherche des solutions offensives. Martial pourrait en être une, ou au moins une tentative.
Car la trajectoire du joueur interroge. La saison dernière, il évoluait encore au CF Monterrey, au Mexique. Son contrat, qui courait théoriquement jusqu’à la mi‑2027, a été résilié en juillet pour des raisons non précisées. Bilan sur place : 20 matches, un seul but, trois passes décisives. Bien loin des promesses de ses débuts.
Le contraste est brutal avec l’éclosion du jeune prodige d’AS Monaco, puis son arrivée tonitruante à Manchester United, recruté pour au moins 60 millions d’euros. À Old Trafford, Martial a d’abord fait croire à une ascension linéaire vers le très haut niveau. Elle n’a jamais vraiment eu lieu.
Les saisons se sont enchaînées, les blessures aussi, la progression s’est enrayée. Son prêt au Sevilla FC n’a pas relancé la machine. En 2024, Manchester United met un terme à son contrat alors que l’international français, 30 sélections, est blessé et que son bail touche de toute façon à sa fin.
La suite a ressemblé à une fuite en avant. Quelques mois plus tard, Martial signe à l’AEK Athens. Neuf buts, des éclairs, mais pas assez pour convaincre sur la durée : le club grec souhaite rapidement tourner la page. Direction alors le Mexique et Monterrey, nouvelle tentative, nouvel échec.
Aujourd’hui, c’est donc Málaga qui se présente. Un club en difficulté, un joueur en quête de rachat, une Liga retrouvée après des années d’errance. Si l’accord se concrétise, Martial n’aura sans doute plus beaucoup de jokers à abattre. Reste une question, simple et tranchante : l’Andalousie sera‑t‑elle le lieu de sa renaissance, ou le dernier virage avant la sortie de route définitive ?




