Andros Townsend coincé sous un rouleau en Thaïlande : un moment terrifiant
Andros Townsend a déjà connu les croisés, les rechutes, les longues nuits de doute. Mais rien ne l’avait préparé à ça : se retrouver coincé sous un rouleau de terrain en plein échauffement, en Thaïlande.
Samedi, à Pattani, l’ancien ailier de Tottenham, Luton et Crystal Palace, aujourd’hui joueur de PT Prachuap en Thai League 1, s’échauffe tranquillement en bord de pelouse. De chaque côté du terrain, deux lourds rouleaux passent et repassent pour lisser le gazon. La scène le fait tiquer.
« Je me suis dit : “Je n’ai jamais vu ça de ma carrière, qu’est-ce qu’ils font ?” Mais on nous a appelés pour l’échauffement. Je n’y ai plus pensé », raconte-t-il dans l’émission *Piers Morgan’s Football Uncensored*.
Quelques minutes plus tard, il ne voit plus le rouleau… parce qu’il est dessous.
Coincé sous la machine
Un membre du staff semble perdre le contrôle de l’engin. Le rouleau dévie, fauche Townsend. Sa jambe gauche se retrouve brièvement coincée sous la machine. Le choc est brutal. Le joueur sent immédiatement la pression sur son membre déjà fragilisé par le passé.
« À ce moment-là, je me suis dit : soit ma cheville gauche va casser, soit mon genou gauche va casser. Je me suis cru fini », confie l’international aux 13 sélections.
Il décrit une scène aussi courte que glaçante. Le rouleau le comprime, il sent son corps écrasé, tente de gagner quelques centimètres vitaux.
« C’était assez lourd, mais j’ai réussi à un peu le soulever, à le forcer à se décaler. Quand il était complètement sur moi, je me faisais un peu écraser. J’ai réussi à lever le bras gauche pour soulager la pression, puis mes coéquipiers sont arrivés, ont pu le soulever et j’ai pu me dégager. Mais ce moment où ça écrasait ma jambe gauche, c’était terrifiant. »
Des images qui le hantent
Les images ont fait le tour des réseaux. Townsend les a vues. Trop de fois.
« À chaque fois que je les regarde, je grimace, je n’y crois pas. C’est horrible à revoir et de penser à ce qui aurait pu se passer », souffle-t-il. « Heureusement, j’ai eu la chance de tomber au bon moment, de la bonne façon, pour que rien ne casse quand le rouleau est passé sur moi. »
Contre toute attente, le diagnostic est presque miraculeux : quelques « bosses et bleus », pas de fracture, pas de rupture. Il se relève, teste sa jambe, souffle un grand coup. Et décide… de continuer.
Ses coéquipiers n’en reviennent pas. « Ils étaient très surpris que je poursuive l’échauffement. Ils me disaient d’aller voir le docteur », raconte Townsend. Lui choisit de rester sur la pelouse, de finir sa préparation, comme pour exorciser l’instant.
Plus tard, il entre en jeu en fin de match. PT Prachuap s’impose 3-0. Quelques minutes plus tôt, il pensait sa carrière terminée. Il finit la soirée en remplaçant, debout, indemne.
Un corps déjà marqué, mais pas brisé
Ce n’est pas le premier combat physique de Townsend. Son corps porte déjà les cicatrices : cheville opérée, genou retouché, saisons hachées par les blessures. C’est précisément pour cela que la peur, l’espace d’un instant, l’a saisi.
« Je pensais vraiment que soit ma cheville, soit mon genou allait lâcher. J’ai été très chanceux de pouvoir m’éloigner en boitant et de récupérer en quelques minutes », insiste-t-il.
Pour lui, pourtant, pas question de voir dans cet accident un signe d’arrêt.
L’épisode ? « Ça ne va certainement pas m’empêcher de continuer », tranche-t-il. La phrase claque. Le message est clair : le rouleau ne sera qu’une ligne de plus dans un CV déjà bien chargé en coups durs.
Humour noir et clin d’œil à Stoke
Sur Instagram, Townsend a choisi l’ironie pour évacuer la frayeur. Il fait référence à un post récent où il comparait un déplacement ensoleillé en Thaïlande à ses anciens voyages au Bet365 Stadium, antre de Stoke City, réputée pour son froid, son vent et ses soirées d’hiver hostiles.
Cette fois, il écrit : « Finalement, un déplacement à Stoke, ce n’était pas si mal. »
D’un terrain gelé du Staffordshire à un rouleau compresseur en Thaïlande, Townsend a tout connu ou presque. La question, désormais, n’est plus de savoir ce que son corps peut encaisser. Mais jusqu’où il compte encore le pousser.




