Andreas Schjelderup : la révélation norvégienne convoitée par Tottenham et Liverpool
Tottenham Hotspur s’est invité dans un dossier qui commence à agiter tout le marché estival. Le club londonien fait partie des équipes intéressées par Andreas Schjelderup, ailier de Benfica, que Liverpool suit également de très près. Le timing n’a rien d’un hasard : le Norvégien vient de frapper un énorme coup de projecteur sur la scène mondiale.
Dimanche, la Norvège a renversé le Brésil (2-1) en huitièmes de finale de Coupe du monde. Et le match a changé de visage au moment où Schjelderup a quitté le banc.
Une entrée qui fait basculer un huitième de Coupe du monde
Stale Solbakken l’appelle à la pause. La Norvège souffre, Antonio Nusa a montré de belles choses mais sans trancher. Il faut quelqu’un pour éclairer Erling Haaland. Schjelderup arrive, et la dynamique bascule.
En 45 minutes, il signe deux passes décisives pour l’attaquant de Manchester City. Le Brésil ne voit plus le jour. Neymar réduit l’écart en fin de rencontre, mais le mal est fait : la Norvège a trouvé son facteur X.
Le plus impressionnant, c’est la maîtrise. Schjelderup ne se contente pas de fulgurances. Il sécurise le ballon, réussit 25 de ses 27 passes, gratte cinq ballons, ajoute un tacle et une interception. Toujours orienté vers l’avant, toujours juste.
Avant même sa première passe décisive, il allume déjà un avertissement : une frappe soudaine que Alisson doit aller chercher. Quelques minutes plus tard, il dépose littéralement son défenseur, déborde, lève la tête et enroule un centre parfait sur la tête de Haaland, qui conclut sans trembler.
La deuxième passe est plus simple, presque banale. Une remise propre, Haaland fait le reste, frappe sèche dans le petit filet à 23 mètres. Mais ce que retiennent les recruteurs, c’est l’efficacité clinique de l’ailier : chaque prise de balle semble peser sur le match.
Ce n’est pas un coup isolé. Schjelderup n’a été titulaire qu’une seule fois dans ce Mondial, mais il avait déjà signé une passe décisive et figuré parmi les meilleurs Norvégiens lors de la lourde défaite 4-1 face à la France. Le profil intrigue, puis séduit.
De remplaçant à homme-clé à Benfica
Son explosion internationale ne tombe pas du ciel. À Benfica, le gaucher a mis du temps à s’imposer cette saison. Longtemps cantonné au banc pendant la première moitié de l’exercice, il s’est accroché, a patienté, puis a fini par s’installer dans le onze.
Le tournant se produit en janvier. Face au Real Madrid, il inscrit un doublé et attire pour la première fois l’attention de toute l’Europe. À partir de là, son statut change.
Sur les 14 derniers matches de Liga Portugal, Schjelderup devient titulaire régulier sur le côté gauche. Bilan : six buts, quatre passes décisives. Dix actions décisives en 14 rencontres pour un joueur de 22 ans qui découvrait à peine ce niveau de responsabilité. Les chiffres parlent pour lui.
Il lui reste deux ans de contrat avec Benfica, mais le contexte s’y prête : valeur montante, exposition mondiale, volonté affichée de rejoindre la Premier League dès cet été. Le montant évoqué tourne autour de 35 millions de livres. Un tarif qui, dans le marché actuel, ressemble plus à une opportunité qu’à une folie.
Essien conquis, l’Europe attentive
Andreas Schjelderup ne laisse pas insensible ceux qui l’ont côtoyé. Michael Essien, légende de Chelsea, l’a vu éclore à Nordsjaelland, où le Norvégien a lancé sa carrière professionnelle.
« Schjelde a tout pour franchir des paliers encore plus hauts. The sky’s the limit. Il peut jouer pour les plus grands clubs du monde. Personnellement, j’aimerais le voir au Real Madrid ou dans un autre grand club », a confié Essien au média norvégien VG.
L’ancien milieu ghanéen ne s’arrête pas là. Il décrit un profil rare : « Je regarde les matches de Benfica quand je peux. Quand Andreas a le ballon, il paraît presque plus rapide avec que sans. Il n’y a pas beaucoup de joueurs comme ça. Quand il accélère, c’est très difficile de l’arrêter. »
Ces mots résonnent aujourd’hui alors que les grands d’Angleterre se penchent sur son cas. Les recruteurs de Premier League n’ont pas besoin de plus pour cocher son nom en rouge.
Pourquoi Tottenham et Liverpool se positionnent
Tottenham, en quête de sang neuf sur les ailes, voit en Schjelderup un pari calibré pour le projet : jeune, déjà décisif au haut niveau, capable de jouer à gauche en rentrant sur son pied fort, mais aussi de se recentrer pour combiner avec un neuf. Dans le système offensif londonien, un joueur qui casse les lignes balle au pied et qui sait servir un buteur prolifique a une vraie valeur.
Liverpool, de son côté, prépare en douceur la transition de son secteur offensif. Un ailier capable d’alterner percussion, volume défensif et dernier geste propre colle parfaitement aux standards d’Anfield. La prestation du Norvégien face au Brésil, sa capacité à se hisser au niveau dans un match à élimination directe, n’ont pas dû passer inaperçues.
Les deux clubs savent aussi qu’ils ne sont probablement pas seuls. À 22 ans, avec un Mondial réussi, une fin de saison aboutie au Portugal et un prix encore accessible, Schjelderup coche toutes les cases du profil convoité.
Reste une question, simple et brutale : qui dégainera le premier pour arracher la signature de l’ailier qui vient de faire vaciller le Brésil et de relancer son destin sur le marché des transferts ?




