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Anders Limpar soutient Mikel Arteta à Arsenal

Anders Limpar ne voit aucune raison pour que Mikel Arteta quitte Arsenal. Au contraire, l’ancien milieu offensif des Gunners estime que l’Espagnol dirige déjà l’un des projets les plus puissants du continent… et que le vrai défi ne fait que commencer.

« Pourquoi partirait-il ? »

Interrogé par SveaCasino, Limpar n’a pas tourné autour du pot. Pour lui, Arteta dispose à Londres de ce que tout entraîneur de très haut niveau recherche.

« Pourquoi Mikel Arteta quitterait-il un jour Arsenal alors qu’ils sont capables de lui signer les meilleurs joueurs du monde ? Ils sont la meilleure ou la deuxième meilleure équipe d’Europe », lâche le Suédois. Le ton est posé, la conviction totale.

Il insiste sur la stature retrouvée du club. Selon lui, le rapport de force a changé : « Tout le monde veut venir jouer pour Arsenal maintenant. Nous sommes un club énorme de nos jours. » Le message est clair : Arsenal n’est plus un tremplin, c’est une destination.

Limpar pousse même le curseur un peu plus loin, en plaçant la barre au niveau du rêve absolu pour un joueur : « Gagner la Premier League et aller aussi loin dans les quatre compétitions, tout le monde veut jouer pour un club qui peut viser le quadruplé, et regardez déjà les joueurs qu’il a ! Ce sont tous de très, très bons joueurs. Si tu es seulement un bon joueur, tu ne vas pas t’intégrer à Arsenal. Va jouer pour Brighton ou Fulham ou n’importe qui d’autre. »

Dans son esprit, le message adressé au vestiaire comme au marché est limpide : l’exigence a changé d’échelle.

Arsenal, mieux que Barcelona ou Manchester City ?

Limpar ne se contente pas de flatter le projet londonien, il le place au-dessus de deux monstres actuels du football européen.

« Arteta ne trouvera pas un meilleur environnement à Barcelona ou à Manchester City que ce qu’il a déjà à Arsenal, et le club continue de lui signer encore plus de joueurs, encore meilleurs », affirme-t-il.

L’idée est tranchante : Arsenal n’est plus simplement en chasse derrière les géants. Le club se voit – et se vit – à leur hauteur. Avec un entraîneur au centre de tout, capable d’attirer des profils de tout premier plan, convaincus par la trajectoire sportive.

Mais Limpar, lucide, sait que ce luxe a un prix.

Le vrai travail commence maintenant

Derrière les compliments, l’avertissement est sérieux. Avoir une armée de joueurs de classe mondiale ne garantit rien. Cela complique même la tâche.

« Pour avoir une équipe de classe mondiale, tu as besoin de dix joueurs de champ de classe mondiale, mais tu as aussi besoin de plus de dix joueurs de classe mondiale qui sont sur le banc ou qui ne jouent même pas », explique-t-il. « C’est le travail le plus difficile pour un manager. Ça a été dur pour des types comme Pep Guardiola et Jurgen Klopp. Ce sera dur pour Mikel Arteta aussi de garder son groupe heureux. C’est ça, le plus dur. Le vrai travail d’Arteta commence seulement maintenant. Il doit être un maître psychologue s’il veut garder tout le monde engagé sous son parapluie. »

Le mot est lâché : psychologie. Dans un effectif où presque chaque joueur peut prétendre à une place de titulaire dans un autre grand club, gérer les ego, les frustrations, les temps de jeu devient une discipline à part entière.

Limpar connaît le vestiaire d’un grand club. Il sait que les sourires en conférence de presse ne racontent pas tout. Ce qui se joue derrière la porte du vestiaire, dans les couloirs, à l’échauffement, peut faire basculer une saison.

Un vestiaire de stars… et une bombe à retardement

L’ancien Gunner va plus loin, détaillant la réalité crue d’un banc de touche de très haut niveau.

« C’est un métier dur d’être manager dans un top club, je peux vous le dire, mais c’est le rêve de Mikel Arteta : avoir les dix meilleurs joueurs disponibles à chaque match. Et il y aura des blessures, des cartons rouges, des baisses de forme. Si tu regardes ton banc à ces moments-là et que les joueurs ne sont toujours pas heureux, peu importe qui tu es. »

Le constat est brutal : même dans l’adversité, même lorsqu’une opportunité de jouer se présente, certains ne digèrent pas leur statut. Là se joue la frontière entre un effectif talentueux et un groupe réellement compétitif.

Limpar décrit ce moment charnière où l’orgueil doit devenir moteur plutôt que poison : « Peu importe si c’est gênant de rentrer dans un match comme ça. Les joueurs doivent canaliser ça. Entrer en pensant : “Je vais courir pour ce fils de p*** et lui montrer.” C’est là que la psychologie du football entre en jeu, quand tu deviens dangereux. Il est dans une position dangereuse s’il se trompe. »

Le décor est planté. Arsenal a les moyens, les joueurs, l’élan. Arteta a la main, le pouvoir, le rêve entre les doigts.

Reste à savoir s’il aura aussi les nerfs, la lucidité et cette fameuse fibre de « maître psychologue » pour empêcher ce vestiaire de luxe de se transformer en champ de mines au cœur d’une saison où tout semble possible.