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Alvarez et l'Atletico Madrid : Objectif 20 buts pour ouvrir la porte au Barça

Il a occupé les gros titres tout l’été. Il a tout tenté pour rejoindre Barcelone. Et il a finalement été contraint de rester. L’histoire d’Alvarez avec l’Atletico Madrid a basculé en quelques semaines, entre ambition personnelle, bras de fer avorté et clause libératoire délirante.

L’attaquant argentin voulait quitter la capitale espagnole. Le club, lui, s’est accroché à son contrat comme à un bouclier : une clause à 500 millions d’euros, impossible à assumer pour le Barça, déjà sous contrainte financière. Le dossier s’est figé net. Barcelone a reculé, l’Atletico a tenu bon, et la relation entre le joueur et le club s’est tendue.

Malgré ce contexte électrique, Diego Simeone ne l’a pas mis au placard. Alvarez reste intégré au projet. Il a déjà disputé trois rencontres cette saison, dont un match complet face à Liverpool, preuve qu’il compte encore dans le plan de jeu du technicien argentin. Sur le terrain, la rupture n’existe pas. En coulisses, c’est autre chose.

Un tournant dans la position de l’Atletico

Selon El Chiringuito, la ligne dure de l’Atletico commence pourtant à se fissurer. Le président Gil Marin aurait ouvert une brèche : la clause pourrait être revue à la baisse. Pas tout de suite, pas sans condition. Madrid ne lâche rien gratuitement.

La règle est simple, presque brutale : pour obtenir une réduction de sa clause, Alvarez doit inscrire au moins 20 buts toutes compétitions confondues cette saison. Un chiffre précis. Un seuil à franchir pour reprendre la main sur son avenir.

Sur le papier, le défi n’a rien d’irréaliste. À Madrid, Alvarez a déjà prouvé qu’il savait empiler les buts. Il en a marqué 20 la saison dernière, exactement le total exigé aujourd’hui. Lors de sa première année au club, il avait même culminé à 29 réalisations. Le message est clair : répète l’exploit, et la porte s’entrouvrira.

Pour lui, chaque match devient donc doublement chargé : des points pour l’Atletico, des buts pour sa liberté.

Barcelone peut-il vraiment l’ignorer ?

Pour l’instant, le Barça ne semble pas en état d’alerte. Le début de saison est tonitruant. L’équipe catalane marche sur l’Europe sur le plan offensif, portée par un duo de feu : Raphinha et Lamine Yamal. Les chiffres suivent, le spectacle aussi. Quand l’attaque tourne à ce rythme, on ne se précipite pas sur le marché.

Mais une saison est longue, cruelle parfois. Une blessure au mauvais moment, une baisse de forme, et tout peut basculer. Barcelone le sait trop bien. Miser uniquement sur ses deux ailiers, aussi brillants soient-ils, reste un pari risqué. Un attaquant du profil d’Alvarez offrirait une profondeur de banc différente, une solution supplémentaire entre les lignes, une soupape de sécurité quand les jambes pèsent et que les matches s’enchaînent.

C’est là que le dossier prend tout son sens. Que ce soit en janvier ou l’été prochain, la logique sportive pousse vers l’idée d’ajouter un offensif polyvalent. Le nom d’Alvarez reste inscrit en haut de la liste, même si personne ne s’enflamme publiquement.

Un transfert hivernal ? Très improbable

La promesse de Gil Marin donne de l’espoir à long terme, mais elle ferme presque la porte à court terme. Avec cette condition des 20 buts, une opération dès le mercato d’hiver paraît illusoire. L’Atletico n’a aucun intérêt à brader son buteur en pleine saison, alors qu’il n’aura pas encore atteint l’objectif fixé.

Tout pointe donc vers une réévaluation du dossier en fin d’exercice. C’est à ce moment-là seulement que le club madrilène pourrait s’asseoir à la table des négociations avec un chiffre plus raisonnable. Et que Barcelone, selon sa situation financière et sportive, décidera de frapper ou de passer à autre chose.

D’ici là, la balle est clairement dans les pieds d’Alvarez. À lui de transformer ce chantage chiffré en opportunité. S’il retrouve son efficacité habituelle et atteint à nouveau la barre des 20 buts, il se donnera la possibilité de choisir sa prochaine destination.

S’il échoue, il restera lié à une clause à 500 millions d’euros, coincé dans une cage dorée madrilène. Et la question deviendra brûlante : combien de temps un buteur de ce calibre acceptera-t-il encore de voir son avenir suspendu à un compteur de buts ?