Alex Scott refuse Bournemouth malgré l'intérêt d'Arsenal, Chelsea et United
Alex Scott a dit non. Non à une nouvelle proposition de contrat de Bournemouth, malgré une série d’offres formulées depuis la fin de saison. Un refus clair, qui tombe alors qu’Arsenal, Chelsea et Manchester United se tiennent en embuscade.
Le milieu de terrain, sous contrat encore pour deux ans, ne souhaite pas prolonger pour l’instant. Le message est passé. Mais Bournemouth, lui, ne veut pas entendre parler d’un départ. Le club a déjà repoussé des approches concrètes des trois cadors de Premier League et campe sur sa position : Scott n’est pas à vendre.
Arsenal, Chelsea, United : la course est lancée
Dans les bureaux des grands clubs, le dossier est ouvert depuis longtemps. Arsenal, Chelsea et Manchester United restent considérés comme les mieux placés pour attirer Scott, qui a voyagé avec la sélection anglaise aux États-Unis en amont de la Coupe du monde. D’autres équipes suivent aussi le dossier, mais le trio de Premier League mène la danse.
Pour l’instant, Bournemouth garde le contrôle. En interne, on s’attend à voir Scott toujours sous le maillot des Cherries la saison prochaine, qu’il signe ou non un nouveau contrat. Une ligne de conduite assumée : conserver ses meilleurs éléments, coûte que coûte.
Cette stratégie ne concerne pas seulement Scott. Junior Kroupi et l’ailier Rayan sont eux aussi convoités, mais intégrés au même plan : les talents majeurs ne bougent pas. Pas maintenant.
Le “Guernsey Grealish” au cœur du marché des milieux
Cet été, le marché des milieux de terrain s’enflamme. Elliot Anderson, Sandro Tonali, Mateus Fernandes, Youri Tielemans : les mouvements se multiplient, les montants s’envolent. Dans ce contexte, voir Alex Scott au centre de toutes les attentions n’a rien d’étonnant.
Son profil coche toutes les cases. Statistiquement, Scott figure parmi les meilleurs milieux de Premier League dans les domaines défensifs. Il récupère, il presse, il coupe les lignes de passe. Mais le tableau serait incomplet si on le réduisait à ça.
Surnommé avec affection le “Guernsey Grealish”, il possède une qualité de dribble et un sens du timing qui font la différence dans les trente derniers mètres. Son but décisif contre Arsenal à l’Emirates Stadium en avril a marqué les esprits : un geste, un match bascule, un joueur change de dimension.
Thomas Tuchel a d’ailleurs confié cet été qu’il avait été “malheureux” de voir Scott manquer la Coupe du monde avec l’Angleterre, tant sa saison de Premier League plaidait pour lui.
Dans un marché où Elliot Anderson est parti pour 116 millions de livres, Scott apparaît comme une alternative de très haut niveau pour les grands clubs. Et ce n’est pas un hasard si, lors du sacre de l’Angleterre lors de l’Euro Espoirs, le milieu des Young Lions était tenu par un duo Anderson–Scott. L’un a déjà décroché son gros transfert. Le second est en train de voir les portes s’ouvrir.
Marco Rose calme le jeu
Au cœur de cette agitation, une voix se veut rassurante : celle de Marco Rose. Le nouveau manager de Bournemouth affiche une sérénité presque déconcertante au sujet de Scott, Kroupi et Rayan, alors que le club s’apprête à disputer sa première campagne européenne.
“Je pense qu’Alex sait ce qu’il a ici”, a-t-il expliqué la semaine dernière. Pour lui, tout est une question de timing dans la carrière d’un jeune joueur. Griller les étapes, enchaîner les sauts trop rapides, trop tôt, et tout peut se compliquer.
Rose insiste sur l’environnement que Bournemouth met en place pour ses jeunes cadres. Selon lui, les premiers jours de travail ont confirmé une chose : ses joueurs se sentent bien, impliqués, convaincus d’être au bon endroit pour progresser.
Il n’hésite pas à citer Kroupi en exemple, auteur d’une énorme progression la saison passée. À ses yeux, le milieu offensif n’a “pas de plafond” et sait qu’il évolue dans le bon contexte : l’Europe, un temps de jeu conséquent, et la Premier League, sans doute le championnat le plus exigeant au monde.
Pour l’instant, Rose assure ne pas sentir de volonté de départ dans son vestiaire. Bournemouth, lui, se cramponne à sa ligne : garder ses joyaux, protéger son projet, résister aux géants.
Reste une question, simple, brutale : combien de temps encore le “Guernsey Grealish” pourra-t-il ignorer l’appel des très grands ?




