Alessandro Bastoni rassure l’Italie avant le barrage décisif
À quelques jours d’un rendez-vous qui peut faire basculer tout un cycle, l’Italie reçoit enfin une bonne nouvelle : Alessandro Bastoni va mieux. Le défenseur de l’Inter Milan, touché à la cheville lors du derby après un duel avec Adrien Rabiot, avance dans son processus de récupération et se rapproche d’un retour complet.
Pendant plusieurs jours, l’inquiétude a plané. Bastoni s’était contenté de travail léger, limité à la course et aux changements de direction, sans contact, pour tester une articulation malmenée. Pour un sélectionneur, voir l’un de ses piliers défensifs réduit à trottiner à l’écart du groupe, à l’approche d’un barrage pour la Coupe du monde 2026, n’a rien de rassurant.
La séance du jour a enfin changé le ton. Selon les informations relayées par la Fédération italienne, et confirmées par Sky Sport via FCInter1908, le défenseur est revenu sur le terrain avec ballon. Pas encore à pleine intensité, mais suffisamment pour valider une étape clé de son programme. Les médecins parlent d’une progression conforme au plan initial. Pas de rechute, pas de mauvaise surprise.
Pour Luciano Spalletti, c’est un souffle d’air. Bastoni reste une pièce maîtresse du dispositif azzurro, par sa lecture du jeu, sa qualité de relance et son calme sous pression. Dans un match à élimination directe face à l’Irlande du Nord, où chaque duel, chaque seconde de flottement peut coûter une Coupe du monde, la présence – ou l’absence – d’un tel profil pèse lourd.
La pression monte, et cette amélioration tombe au bon moment. Le groupe se prépare à un rendez-vous à haute tension, avec l’obligation de valider son billet pour 2026. Dans ce contexte, savoir que Bastoni se rapproche d’un état compétitif change la physionomie des choix possibles derrière.
Reste une inconnue, et elle est de taille : sera-t-il titulaire ? Malgré les signaux positifs, le staff ne tranchera qu’après la prochaine séance. Ce dernier test dira si le défenseur peut enchaîner à haute intensité ou s’il devra se contenter d’un rôle de remplaçant, prêt à entrer en cas de besoin.
Entre le risque de le lancer trop tôt et la tentation d’aligner son meilleur onze dans un match couperet, le dilemme est clair. L’Italie jouera son avenir mondial sur 90 minutes. Bastoni, lui, joue peut-être déjà sa place au cœur de cette bataille.




