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Alejandro Balde et Karim Adeyemi : une dynamique prometteuse au Barça

Le sourire d’Alejandro Balde en dit long. Le latéral gauche de Barcelone savoure son été, sans Coupe du monde à digérer, mais avec une nouvelle dynamique au centre d’entraînement : l’arrivée de Karim Adeyemi, recruté en provenance du Borussia Dortmund, et un vestiaire qui se réarme doucement autour de lui.

Adeyemi, la flèche qui intrigue déjà le vestiaire

Balde a été parmi les premiers à accueillir l’attaquant allemand à la Ciudad Deportiva. Très vite, le courant est passé. Et le jeune défenseur ne cache pas son enthousiasme face au profil de son nouveau coéquipier.

« Il est là depuis peu de temps, mais on a déjà beaucoup parlé. Je pense qu’on a construit une bonne relation. Il a l’air très calme », raconte-t-il lors d’une séance de questions-réponses sur la chaîne YouTube officielle du club, des propos relayés par Mundo Deportivo.

Derrière ce calme, Balde voit surtout une arme. Une arme qui va très vite.

« J’espère qu’il pourra beaucoup nous aider cette saison, et je suis sûr qu’il le fera. Il est très rapide. C’est un joueur que je connais depuis longtemps, et il m’a impressionné par sa vitesse », insiste le latéral.

Dans un Barça encore en quête d’un numéro neuf de référence – la piste Julian Alvarez semblant s’éloigner – l’explosivité d’Adeyemi arrive comme une bouffée d’air frais. Un profil capable d’étirer les défenses, de créer des brèches. Exactement ce que réclame un couloir gauche comme celui de Balde.

Un jeune titulaire qui refuse de se contenter du minimum

Installé dans le groupe professionnel depuis plusieurs saisons, Balde a déjà gagné son statut de titulaire. Mais il sait qu’il n’a encore rien figé. Ni dans le temps, ni dans la hiérarchie mondiale à son poste.

« Sur le plan individuel, je veux continuer à m’améliorer et à apprendre. Je suis encore un joueur très jeune, j’ai beaucoup de marge de progression. Ce sont mes principaux objectifs », explique-t-il, lucide.

Le discours est clair : pas question de se satisfaire d’un rôle de “bon jeune du centre”. Balde veut franchir un cap. Devenir une référence, pas seulement une promesse. Le club aussi attend ce bond en avant. Barcelone possède entre ses mains l’un des latéraux gauches les plus talentueux de sa génération, mais il lui manque encore cette explosion que Nuno Mendes a connue ces dernières saisons.

Hansi Flick, qui découvre le groupe, ne s’y trompe pas : un Balde plus tranchant, plus décisif, changerait le visage du couloir gauche. Et peut-être la saison.

Le goût des grands rendez-vous

Quand on lui demande ses plus beaux souvenirs avec le maillot blaugrana, Balde ne met pas longtemps à répondre. Les images remontent aussitôt.

Il cite d’abord ce Clásico remporté dans les dernières secondes sous les ordres de Xavi Hernandez, avec ce but de Franck Kessie au bout du temps additionnel. Un moment de pure folie.

« On l’a gagné à la dernière minute, et j’ai pu faire la passe décisive pour Kessie », se remémore-t-il. Une action qui résume bien ce qu’il veut être : un latéral moderne, capable de faire basculer les grands matches.

Pour son but préféré, il reste face au même adversaire. Son but contre le Real Madrid en finale de Supercoupe d’Espagne. Marquer dans une finale, contre le rival éternel, avec ce maillot-là sur le dos : difficile de faire plus fondateur pour un jeune formé à la maison.

Ces instants forgent un caractère. Ils installent aussi une exigence : une fois qu’on a goûté à ces sommets, on ne veut plus en redescendre.

Un vestiaire jeune, soudé, et une génération qui se cherche un sommet

Balde ne vit pas cette aventure en solitaire. Dans un vestiaire rajeuni, il s’est créé un noyau dur. Il souligne sa proximité avec Raphinha, un cadre attentif aux plus jeunes.

« Il est très proche des plus jeunes joueurs », glisse-t-il, reconnaissant.

Il cite aussi Marc Casado, Lamine Yamal, Hector Fort, Gavi, Roony Bardghji et Ronald Araujo parmi ses amis les plus proches au sein du groupe. Une colonne vertébrale qui mélange talent brut et personnalité forte, et qui doit incarner le futur du club.

Ce lien humain compte. Dans une saison longue, parfois cruelle, ce sont ces amitiés qui maintiennent la cohésion quand les résultats tanguent.

Gagner encore, mais mieux

Sur le plan collectif, Balde ne se cache pas. Barcelone sort d’une saison où le club a retrouvé une partie de son statut, sans encore renouer totalement avec l’avidité de titres qui a marqué son histoire récente.

« En tant qu’équipe, on veut continuer sur la même voie, ou même faire mieux », pose-t-il. Le message est simple : il ne s’agit pas seulement de confirmer, mais de hausser le niveau.

« Si on peut gagner plus de trophées, c’est encore mieux. » Pas de détour, pas de faux-semblant. Le vestiaire sait que la saison ne sera jugée qu’à l’aune de l’armoire à trophées.

Une saison charnière pour Balde

Le constat est implacable : Balde a été bon. Souvent fiable, parfois brillant. Mais pas encore irrésistible. Pas encore ce joueur qui oblige l’adversaire à modifier son plan de jeu.

La saison qui arrive ressemble à un carrefour. Il doit progresser là où il pêche encore, gagner en constance, en influence dans le dernier tiers, en solidité dans les moments de tempête. Passer du statut de jeune cadre à celui de patron de couloir.

Barcelone lui offre le contexte idéal : un entraîneur exigeant, un effectif qui se densifie avec des profils comme Karim Adeyemi, un vestiaire où la nouvelle génération pousse ensemble.

Reste une question, simple et tranchante : Alejandro Balde va-t-il saisir cette saison pour devenir l’un des meilleurs latéraux gauches du monde, ou laisser d’autres écrire l’histoire à sa place ?