Al-Hilal face à Al-Khulud : Inzaghi prône la concentration et l'efficacité
À la veille d’un nouveau duel face à Al-Khulud, Filippo Inzaghi a choisi la voie de la fermeté calme plutôt que celle de l’agitation. Quatre jours seulement après un nul frustrant 2-2 contre Al-Taawoun à la Kingdom Arena, l’entraîneur d’Al-Hilal s’accroche à une idée simple : avancer vite, et mieux.
« Nous nous sommes bien entraînés hier, et aujourd’hui nous nous entraînerons après la conférence de presse », a-t-il confié, cité par le quotidien saoudien Al-Riyadiah. Les mots sont posés, mais le message est clair : enchaîner les matchs, c’est l’occasion idéale pour rendre le sourire aux supporters.
Al-Khulud, la surprise qui revient déjà
Al-Hilal retrouve Al-Khulud dans un contexte particulier. Le club surprise a éliminé Al-Ittihad en demi-finale de la Coupe du Custodien des Deux Saintes Mosquées, s’offrant une première qualification historique pour la finale… et un nouveau choc contre Al-Hilal.
Inzaghi refuse pourtant de tout mélanger. « Le match de demain n’affectera pas le duel de coupe ; Al-Khulud mérite d’être en finale, mais nous devons nous concentrer sur le match de championnat », insiste-t-il.
Le technicien italien n’emploie pas de superlatifs, mais il ne minimise rien. Il rappelle le travail de fond de l’adversaire : même entraîneur, des ajustements ciblés durant le mercato hivernal, une équipe compacte. Leur dernière prestation contre Al-Khaleej a confirmé l’impression d’un collectif bien huilé, capable de bousculer les hiérarchies.
Un groupe en construction, des recrues sous observation
L’hiver a aussi changé le visage d’Al-Hilal. Les dirigeants ont offert de nouvelles armes à Inzaghi, mais l’Italien appelle à la patience. « Tout joueur, surtout ceux arrivés en janvier, a besoin de temps pour s’adapter à sa nouvelle équipe », explique-t-il.
Il cite Simon Boabri, Mohammed Qadir Miti et Sultan Mandash. Trois profils, trois trajectoires, un même défi : trouver leurs marques dans un vestiaire ambitieux et sous pression permanente. « Ils viennent d’horizons différents et ont besoin de temps pour s’installer », rappelle l’entraîneur, reprenant l’idée déjà formulée par Miti avant la rencontre face à Al-Taawoun : l’impact attendu par les fans ne peut pas être immédiat.
Le discours est mesuré, mais il protège ses joueurs. Les attentes sont fortes, la marge d’erreur faible. Le temps, lui, manque.
Benzema, Salem, Bouabri : l’attente autour des cadres
Reste un dossier brûlant : l’état de forme de Karim Benzema. L’attaquant français a manqué le match contre Al-Taawoun en raison d’une blessure à un orteil. Sa présence contre Al-Khulud pourrait tout changer dans la zone de vérité.
« Nous verrons comment va Benzema aujourd’hui », prévient Inzaghi. Même prudence pour Salem Al-Dossari et Bouabri, eux aussi absents lors du dernier match. Le staff décidera au dernier moment si ces pièces maîtresses peuvent reprendre leur place.
Dans un calendrier resserré, chaque retour compte. Chaque absence aussi.
Une attaque prolifique, une exigence accrue
Face aux critiques sur l’efficacité offensive, Inzaghi oppose les chiffres. Al-Hilal possède la deuxième meilleure attaque de la Saudi Pro League avec 69 buts, juste derrière Al-Nassr (76). Les occasions sont là, les statistiques le prouvent. Le problème se situe ailleurs : dans la finition, dans ces détails qui font basculer un nul en victoire.
« Offensivement, nous sommes la deuxième meilleure ligne d’attaque et nous avons eu beaucoup d’occasions ; nous devons les concrétiser, comme lors du match contre Al-Taawoun », souligne-t-il.
Le coach ne se cache pas derrière les chiffres flatteurs. Il fixe la barre plus haut : « Avec plus de concentration sur le plan défensif et en capitalisant sur les occasions que nous créons, nous nous améliorerons ; et malgré le manque de temps, nous devons nous améliorer. »
Le message est lancé au vestiaire autant qu’à l’extérieur. Al-Hilal marque beaucoup, mais doit mieux contrôler. Défendre avec plus de rigueur, finir avec plus de sang-froid. Le calendrier ne laissera aucun répit. Al-Khulud non plus.




