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Al-Ahli sans Ivan Toney pour le mini clásico

Privé de Toney, Al-Ahli attaque le mini clásico sans son arme anglaise

Le choc avait tout pour sentir la poudre. Un mini clásico de Roshn League, un déplacement à Riyad, une affiche Al-Shabab – Al-Ahli sous les projecteurs du SHG Arena… mais une absence a changé le décor avant même le coup d’envoi : Ivan Toney n’est jamais monté dans l’avion du match.

Un détour par Londres qui coûte cher

L’attaquant anglais d’Al-Ahli a été rattrapé par une affaire bien loin des pelouses. Jeudi, il comparaissait devant la Southwark Crown Court, à Londres, poursuivi pour « assaulting a person by battery ». Le calendrier judiciaire a écrasé celui du football : l’audience a duré, le temps a filé, et le club saoudien a perdu sa pointe de diamant pour le rendez-vous de Riyad.

Selon le quotidien saoudien Arriyadiyah, Toney a tout simplement manqué de temps pour rejoindre le groupe avant le duel face à Al-Shabab. Aucun passe-droit, aucun miracle logistique. Résultat : pas de numéro 9 anglais sur la feuille de match, et un plan de jeu à réécrire dans l’urgence.

Le buteur devrait retrouver ses coéquipiers non pas en Arabie saoudite, mais directement au Qatar, où Al-Ahli défiera Al-Sadd lundi en AFC Champions League Elite. Une autre scène, une autre pression, mais d’ici là, il fallait gérer l’urgence du soir.

Pusic réorganise son attaque

Privé de son finisseur, le coach néerlandais Marino Pusic n’a pas tergiversé. Firas Al-Buraikan a récupéré le rôle de numéro 9 titulaire, en pointe de l’attaque. Un choix logique, presque obligé, mais qui change sensiblement le visage offensif d’Al-Ahli.

Autour de lui, du talent à foison : Francisco Trincao à droite, Matheus Goncalves à gauche pour alimenter la surface, provoquer, étirer la défense d’Al-Shabab. Une ligne offensive plus mobile, moins axée sur un pur renard de surface, davantage sur le mouvement et les appels en profondeur.

Sur le banc, un autre nom fort : Wenderson Galeno. Le Brésilien est enfin remis de la blessure qui l’a tenu éloigné des terrains lors des quatre derniers matches. Apte, disponible, mais pas titulaire. Pusic a préféré démarrer sans lui, le gardant comme option de rupture si le match se fermait.

Mendy écarté, Al-Sanbi confirmé

Le choix fort ne se situait pas qu’en attaque. Dans le but, Marino Pusic a tranché : pas de Edouard Mendy. Le gardien sénégalais, pourtant du voyage à Riyad, n’a pas été retenu dans le groupe. La confiance est restée entre les mains du portier saoudien Abdulrahman Al-Sanbi.

Un signal clair envoyé au vestiaire : la hiérarchie n’est pas figée, le statut ne garantit rien. Al-Sanbi, déjà installé, conserve sa place dans un match à haute exposition. À lui de justifier cette foi dans un contexte où la moindre erreur peut peser lourd.

Devant lui, une défense articulée autour de Roger Ibanez, patron de l’axe, accompagné de Mohammed Abdulrahman, Rayan Hamed et Saad Balobaid. Un quatuor chargé de sécuriser l’arrière-garde d’une équipe qui n’a pas toujours dégagé une sérénité totale cette saison.

Un milieu jeune, technique et sous pression

Au milieu, Al-Ahli a misé sur l’énergie et la projection : Valentin Atangana, Artem Bondarenko et Ziyad Al-Johani. Trois profils capables de jouer entre les lignes, de casser le premier pressing, mais aussi de se projeter pour soutenir le trio offensif.

Ce choix renforce l’idée d’un Al-Ahli porté vers l’avant, même sans Toney. Pas question de se recroqueviller à Riyad. Le contexte comptable y pousse aussi.

Avant cette 12e journée, Al-Ahli pointait à la 6e place du classement, 21 points glanés en 10 matches, avec 7 victoires pour 3 défaites. Une base solide, mais encore loin du rythme d’un prétendant au titre. En face, Al-Shabab n’affichait que 11 points et une modeste 12e place, mais ce genre de duel dépasse souvent la simple lecture du tableau.

Le onze d’Al-Ahli à Riyad

  • Gardien : Abdulrahman Al-Sanbi
  • Défense : Mohammed Abdulrahman
  • Défense : Roger Ibanez
  • Défense : Rayan Hamed
  • Défense : Saad Balobaid
  • Milieu : Valentin Atangana
  • Milieu : Artem Bondarenko
  • Milieu : Ziyad Al-Johani
  • Attaque : Francisco Trincao
  • Attaque : Firas Al-Buraikan
  • Attaque : Saleh Abu Al-Shamat

Un mini clásico sans Ivan Toney perd un peu de son éclat, mais il révèle autre chose : la profondeur réelle de l’effectif d’Al-Ahli, la capacité de Pusic à s’adapter, et la réponse d’un groupe privé de sa star offensive. La soirée de Riyad dira si cette équipe peut avancer sans son Anglais… ou si son absence laisse une cicatrice plus profonde qu’un simple changement de nom sur une feuille de match.