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Zoma, pépite de Nuremberg, attire les convoitises

Mohamed Ali Zoma n’est plus un secret pour personne. À 22 ans, l’attaquant de 1. FC Nuremberg affole déjà le marché, et pas seulement en Allemagne. D’après Bild, plusieurs clubs se sont positionnés, dont RC Lens et Paris FC, cités parmi les formations françaises intéressées. D’autres équipes auraient déjà tenté des approches concrètes.

Le problème, pour elles, est simple : Zoma ne sera pas une affaire bon marché.

Nuremberg hausse le ton sur le prix

À Nuremberg, on ne se cache pas. Le club sait ce qu’il a entre les mains. Et il n’a aucune intention de brader son joueur.

Après le large succès 3-0 contre Dynamo Dresden, match dans lequel Zoma a signé un triplé, le directeur sportif Joti Chatzialexiou a posé le décor. « Je ne veux pas commencer à penser à ça, je veux garder le joueur. Les autres savent très bien aussi que ce n’est pas un joueur bon marché », a-t-il lancé.

Le président du conseil de surveillance, Peter Meier, avait déjà donné un premier repère chiffré : au moins 20 millions d’euros. Un plancher, pas un plafond. De quoi refroidir plus d’un prétendant, mais aussi affirmer la position de force du club franconien.

Car Nuremberg n’est pas dans l’obligation de vendre. Le club a déjà appris à monnayer ses talents, et très cher.

Un club qui sait vendre ses joyaux

Ces dernières années, 1. FC Nuremberg s’est bâti une réputation discrète mais solide : celle d’un club formateur capable de réaliser des ventes majeures.

  • Stefanos Tzimas est parti pour 26,5 millions d’euros.
  • Can Uzun a rapporté 13 millions.
  • Casper Jander, 12 millions.
  • Nathaniel Brown, 11,75 millions… avant même de générer un nouveau jackpot grâce à une clause de revente, son transfert vers Bayern Munich ayant été estimé à environ 50 millions d’euros.

Dans ce contexte, Zoma s’inscrit dans une continuité : Nuremberg sait qu’il détient un actif à très forte valeur. Et l’écart entre son coût d’arrivée et son prix potentiel en dit long.

Arrivé l’an dernier en provenance du club italien UC AlbinoLeffe, pensionnaire de troisième division, Zoma n’avait coûté qu’environ 1,5 million d’euros. Un pari mesuré à l’époque. Une mine d’or aujourd’hui.

Klose veut le garder, et il y croit

Sur le banc, Miroslav Klose observe la montée en puissance de son attaquant avec un mélange d’enthousiasme et de vigilance. L’ancien buteur ne veut pas voir son arme offensive quitter le navire au moment où elle explose.

« Vous savez à quelle vitesse les choses peuvent aller dans le football, mais je ne me préoccupe pas de ça du tout. Je sais qu’il se sent très bien ici. Je n’ai pas le sentiment qu’il veuille partir quelque part », a expliqué l’entraîneur.

Le message est clair : Klose se projette avec Zoma. Tant que les offres ne deviennent pas impossibles à refuser, Nuremberg n’a aucune raison sportive ni économique de lâcher son buteur.

Un profil entre Lombardie et Côte d’Ivoire

Né à Merate, dans la province de Lecco, en Lombardie, Zoma porte aussi des racines ivoiriennes. Un mélange de cultures et de footballs qui se ressent dans son jeu : puissance, spontanéité, instinct de surface.

Samedi, il figurait encore dans le onze de départ pour le prestigieux derby franconien contre Greuther Fürth, preuve supplémentaire de son statut déjà central dans le projet de Nuremberg.

Le club sait qu’il marche sur une ligne fine : profiter au maximum du talent de Zoma tout en résistant aux sirènes d’un marché prêt à s’enflammer. Jusqu’où Nuremberg pourra-t-il tenir avant de céder à une nouvelle vente record ?