Yaxel Lendeborg perd le respect pour Luka Doncic après la claque des Warriors
Les Golden State Warriors ont lancé leur saison par une gifle, une vraie, 127-105 face aux Los Angeles Lakers. La défaite pique, mais ce n’est pas le score qui a fait le plus parler dans le vestiaire de Golden State. C’est la colère d’un rookie, Yaxel Lendeborg, et la cible est claire : Luka Doncic.
« J’ai perdu tout respect pour lui »
Pour son premier match de saison régulière, Lendeborg n’a pas choisi la facilité. Ni dans le jeu, ni devant les micros. En conférence de presse, le rookie a ouvertement remis en cause l’attitude de la star slovène.
« J’avais beaucoup de respect pour lui, mais en étant là, en voyant de près toutes les jérémiades et les plaintes, j’ai perdu tout respect pour lui », a lâché Lendeborg, sans détour.
Le comportement de Luka Doncic envers les arbitres nourrit les débats depuis des années. Les gestes d’agacement, les discussions interminables, les regards noirs : rien de nouveau pour ceux qui suivent la ligue. Mais Lendeborg, lui, l’a découvert de l’intérieur. À hauteur de parquet. Et manifestement, ça lui est resté en travers.
Sur le terrain, les deux hommes ont d’ailleurs eu un échange musclé. Rien de spectaculaire pour les caméras, mais suffisamment tendu pour laisser des traces chez le rookie de Golden State, déjà agacé par le flot de protestations du meneur des Lakers.
Draymond Green en renfort
Lendeborg n’est pas resté seul bien longtemps. Dans le vestiaire, une voix s’est rapidement élevée pour le soutenir : celle de Draymond Green. Le vétéran des Warriors, habitué aux joutes verbales et aux confrontations directes avec les stars adverses, a approuvé la réaction de son jeune coéquipier.
Green a défendu sans nuance le fait qu’un rookie ose répondre à une superstar, refusant l’idée qu’un jeune doive se taire par principe face à un joueur du calibre de Doncic. Pour lui, si l’on décide de parler sur le terrain, il faut assumer jusqu’au bout et ne pas baisser les yeux.
Un message clair : à Golden State, on ne reprochera pas à Lendeborg d’avoir tenu tête à la star des Lakers. Au contraire.
Le seul à vraiment freiner Doncic
Au-delà des mots, Lendeborg a aussi parlé dans le langage que la ligue respecte le plus : celui des possessions défensives. Luka Doncic a démarré la rencontre sur un rythme de MVP, avec 23 points inscrits en première mi-temps. La défense des Warriors prenait l’eau de partout.
Sauf quand le rookie se retrouvait devant lui.
D’après les données de suivi d’ESPN, Doncic n’a marqué que deux points en étant défendu principalement par Lendeborg en demi-terrain sur ce premier acte, avec un 0 sur 4 au tir dans ces situations. Pour un joueur qui martyrise d’ordinaire n’importe quel défenseur isolé, le contraste est frappant.
Dans une soirée où Golden State a été dominé, Lendeborg a au moins prouvé une chose : il peut rester debout face à l’un des attaquants les plus redoutables de la ligue. Et il ne s’est pas contenté de le regarder jouer.
Une première marquée par la défaite… mais pas passée inaperçue
Au final, la nuit reste amère pour les Warriors. Le score est lourd, la défense a craqué, et l’attaque n’a jamais semblé en mesure de suivre le rythme imposé par les Lakers. Pour Lendeborg, la feuille de stats raconte une soirée correcte, sans être spectaculaire : 12 points à 5 sur 11 au tir, trois rebonds, deux passes, une interception.
Rien qui fasse trembler la ligue. Mais ce n’est pas là que se situe l’essentiel.
En un match, le rookie s’est fait un nom pour autre chose qu’un simple rôle de rotation : il a affiché un tempérament, une identité. Il a pris la responsabilité de défendre sur Luka Doncic, il l’a ralenti autant que possible, puis il a assumé publiquement ce qu’il avait vu et ressenti sur le parquet.
Dans une NBA où beaucoup choisissent la langue de bois, Lendeborg a choisi la franchise. À 12 points pour ses débuts, il a encore tout à prouver. Mais une chose est déjà claire : il ne compte ni reculer devant les stars, ni se taire quand quelque chose le dérange.
Reste à voir maintenant si cette audace deviendra une marque de fabrique… ou une cible permanente pour les superstars qu’il défiera nuit après nuit.




