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Yang Hyun-jun offre la victoire au Celtic avant de partir

Le Celtic a dû souffrir à Paisley, mais il repart avec trois points et une inquiétude majeure. Yang Hyun-jun, encore décisif, va maintenant quitter Glasgow au moment où la saison commence à se tendre.

Yang en feu, puis en partance

Mené 1-0 par St Mirren, le Celtic a renversé la rencontre pour s’imposer 2-1, porté par un Yang Hyun-jun en pleine confiance. Buteur pour la deuxième apparition consécutive, le Sud-Coréen a signé le but de la victoire sur un contre parfaitement mené en milieu de seconde période.

À 24 ans, l’ailier s’envolera désormais pour le Japon et les Asian Games. Il manquera le déplacement de milieu de semaine à St Johnstone, les deux chocs face aux Rangers, ainsi que l’entrée en lice en Europa League contre Ferencvaros. Un vide assumé par Martin O’Neill.

« Nous allons le regretter. Il est dans une forme vraiment exceptionnelle en ce moment », a reconnu le manager du Celtic. « S’ils ne gagnent pas le tournoi, alors il doit faire son service national. J’espère qu’ils le gagneront. Mais il nous quitte sur un but brillant. Il est en grande forme et il travaille aussi en revenant vers l’arrière. Il n’a pas peur de faire les efforts. »

Sorti avec un pack de glace sur la jambe, Yang a brièvement inquiété, mais O’Neill s’est voulu rassurant : « Il va bien. S’il s’était relevé un peu plus tôt, je pense qu’on l’aurait peut-être laissé. Mais il avait l’air un peu secoué, donc on l’a remplacé. »

St Mirren frôle le sommet… et la sensation

La soirée aurait pu raconter une tout autre histoire. À la pause, St Mirren filait vers la tête de la William Hill Premiership. Les Saints menaient 1-0, poussaient fort et avaient déjà cadré une impressionnante série de tirs. Au total, ils termineront avec 19 frappes cadrées, signe d’une domination offensive réelle.

Le tournant vient d’abord d’un penalty. À la demi-heure, une main de Liam Scales offre l’occasion à Nikolas Agrafiotis d’ouvrir le score. L’attaquant ne tremble pas et St Mirren prend logiquement l’avantage, porté par un jeu ambitieux et une intensité qui bouscule le Celtic.

O’Neill ne s’en est pas caché : « Ils ont très, très bien joué. Ils nous ont posé énormément de problèmes et ont pris l’avantage. Il y a eu un passage de 10 à 15 minutes en première période où nous étions clairement seconds meilleurs. »

Le Celtic, bousculé, rentre au vestiaire sous pression. Mais ressort transformé.

Scales relance, Yang assomme

Dès le retour des vestiaires, le ton change. Plus de rythme, plus de duels gagnés, plus de présence dans la surface. La réaction est rapide : six minutes après la reprise, Liam Scales se rachète de sa main fautive en surgissant de la tête pour égaliser. Le défenseur irlandais remet les siens dans le match et inverse l’élan psychologique.

La rencontre s’ouvre, les espaces apparaissent. St Mirren continue d’oser, mais le moindre ballon perdu devient une menace. La punition tombe sur un contre : Yang Hyun-jun est à la conclusion, une nouvelle fois. Froid, clinique, dans la forme de sa vie.

Le but vient d’une récupération haute de Camilo Duran, qui chipe le ballon à Ryan Carr, dix mètres à l’intérieur du camp du Celtic. Une transition éclaire, une projection rapide, et Yang fait le reste. Le geste parfait pour conclure… et pour dire au revoir, au moins temporairement.

« Nous sommes sortis avec une énergie renouvelée, une détermination retrouvée en seconde période, nous avons marqué le but égalisateur et nous avons fini par gagner, a résumé O’Neill. Mais ce fut une soirée difficile pour nous. »

McLeish refuse de renier ses principes

Face à ce scénario cruel, Craig McLeish n’a pas renié sa philosophie. Le coach de St Mirren tient à ce jeu de possession, quitte à vivre dangereusement.

« J’ai trouvé qu’il y avait énormément de bonnes choses dans notre jeu », a-t-il insisté. Sa frustration tient surtout aux pertes de balle évitables : « En première période, les occasions du Celtic viennent de ballons que nous rendons, à des moments où nous devrions être plus sûrs de nous. Et même le deuxième but vient du fait que nous ne sommes pas assez sécurisés sur le ballon. »

McLeish ne veut pas pour autant accabler ses joueurs : « On ne peut pas ensuite se retourner et leur tomber dessus pour ça. On leur demande de jouer, on leur demande d’être courageux avec le ballon. Il faut juste continuer à mieux le faire à certains moments, continuer à construire. »

Même menés 2-1, ses joueurs n’ont pas reculé. « Toute la soirée, nous avons été menaçants. Même quand nous sommes menés, on montre tellement de courage et de personnalité pour continuer à aller de l’avant et à jouer. On a sans doute notre période la plus forte du match et on se crée de très bonnes occasions, on est probablement malchanceux de ne pas en convertir une. »

Puis la phrase qui résume l’état d’esprit du vestiaire : « Ça montre sans doute où nous en sommes : nous sommes tellement déçus de ne rien prendre. »

Le Celtic, lui, s’en sort avec une victoire, des sueurs froides… et le départ de son ailier le plus en forme du moment. Les prochains rendez-vous, face à Rangers et en Europa League, diront vite combien l’absence de Yang Hyun-jun pèsera sur les ambitions de Martin O’Neill.