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Yamal, héritier de Neymar et candidat au Ballon d'Or

Le discours prend de l’ampleur en Catalogne, et il ne vient plus seulement des tribunes ou des réseaux sociaux. Le nouveau joueur du Barça, Jesus, a décidé d’appuyer publiquement la campagne en faveur de Lamine Yamal, jusqu’à le présenter comme héritier de Neymar… et grand favori pour le Ballon d’Or.

L’ombre de Neymar, le reflet de Yamal

Le parallèle n’est pas lancé au hasard. Lamine Yamal n’a jamais caché que Neymar était son idole d’enfance, une référence qui a façonné sa manière de jouer. Dribbles, audace, provocations balle au pied : le Brésilien a marqué son imaginaire, et on le voit à chaque prise de balle du jeune ailier.

Jesus, interrogé par l’agence EFE, a remis les choses au clair sur l’original et la copie. Pour lui, Neymar reste intouchable. Il le décrit comme le plus grand virtuose avec lequel il ait évolué, capable de tout faire avec ses deux pieds, au-dessus de toute comparaison. Mais il admet, sans détour, que Yamal porte en lui une partie de ce patrimoine technique et mental : la manière de éliminer son vis-à-vis, cette personnalité qui ne tremble pas, même dans les grands soirs.

Ce qui frappe surtout Jesus, c’est cette maturité déconcertante. Yamal joue, dit-il, comme un trentenaire. Vision, choix, sang-froid. Un gamin d’âge scolaire qui lit les matchs comme un vétéran. Un « génie » qui, saison après saison, pousse un peu plus loin les limites de son propre talent.

Le Ballon d’Or dans le viseur

Le compliment stylistique ne suffisait pas. Jesus est allé plus loin, beaucoup plus loin. Il place Yamal au sommet de la hiérarchie mondiale actuelle, au point de le voir soulever le Ballon d’Or à Londres.

Il le reconnaît, le trophée reste une énigme : récompense-t-on le talent brut, les performances, les titres ? Personne ne sait vraiment où se situe le curseur. Mais pour lui, un point ne souffre aucune discussion : depuis des années, aucun joueur ne lui a procuré autant de plaisir à regarder que Lamine Yamal. Et cette saison, rappelle-t-il, le jeune Barcelonais a presque tout gagné.

Dans ce contexte, Jesus ne tourne pas autour du pot : pour lui, Yamal est le favori.

Un phénomène qui porte le Barça

Au-delà des discours, il y a les chiffres. Et ils sont implacables. En championnat, Yamal affiche déjà sept buts et quatre passes décisives en sept rencontres. Un rythme de métronome offensif, qui accompagne à merveille le départ parfait du Barça.

L’équipe de Hansi Flick domine le classement avec 21 points sur 21 possibles. Série immaculée, confiance maximale, et un Camp Nou qui se prépare à retrouver son rôle de forteresse ce week-end face à Getafe. Au cœur de ce dispositif, toujours le même visage : celui de Yamal, installé comme fer de lance d’une attaque qui ne cesse de monter en puissance.

La scène européenne raconte la même histoire. Lors de la large victoire 5-1 en Ligue des champions contre Feyenoord, l’ailier a encore signé un match de patron : un but, deux passes décisives, et cette impression qu’il dicte le tempo offensif d’un club qui, longtemps, a vécu à travers les inspirations d’autres génies.

Campagne catalane et pression grandissante

À Barcelone, on ne se contente plus d’admirer. On milite. Le club catalan s’active, avec le soutien de plusieurs figures majeures du football, pour porter la candidature de Yamal au Ballon d’Or. Les déclarations de Jesus s’inscrivent dans ce mouvement coordonné, qui veut imposer le nom du jeune ailier dans un débat longtemps monopolisé par les mêmes stars.

Cette campagne n’est pas sans conséquence. Elle installe sur les épaules d’un adolescent une pression que beaucoup de joueurs ne connaissent jamais en carrière. Mais pour l’instant, Yamal ne vacille pas. Il répond par des buts, des passes, des gestes de grande classe. Match après match.

La prochaine étape se jouera au Camp Nou, face à Getafe, dans un championnat que le Barça domine pour l’instant sans partage. Si le jeune prodige continue à dicter le récit du club avec la même autorité, une question finira par s’imposer d’elle-même : jusqu’où peut aller ce « génie » que certains voient déjà au sommet du monde, Ballon d’Or en main ?