Wolves limogent Rob Edwards et engagent César Peixoto
Wolverhampton est en train de devenir le club des virages brutaux. Relégué au fond de la Premier League la saison dernière, déjà marqué par un changement d’entraîneur en novembre, le club vient de limoger Rob Edwards… au moment même où il incarnait le renouveau estival.
Selon les informations de Telegraph Sport, la direction des Wolves a annoncé à Edwards sa mise à l’écart alors qu’il avait joué un rôle clé dans les arrivées de Kieran Trippier et Raúl Jiménez cet été. Deux recrues majeures, deux symboles d’un projet qu’il pensait construire.
À la place, les dirigeants se tournent vers un autre Portugais : César Peixoto.
Un pari portugais, encore
Peixoto, ancien entraîneur de Gil Vicente, n’a pour l’instant exercé qu’au Portugal. Il est représenté par l’agence Gestifute, propriété de Jorge Mendes, dont l’influence à Wolverhampton reste profonde depuis la prise de contrôle par Fosun en 2016.
En coulisses, Mendes et son associé Valdir Cardoso travaillaient déjà, discrètement, à un accord pour installer Peixoto sur le banc avant le début de la nouvelle saison de Championship. Pendant qu’Edwards parlait reconstruction, d’autres écrivaient déjà le chapitre suivant.
Un club relégué, un entraîneur sacrifié
Wolves ont terminé bons derniers de Premier League la saison passée. Vitor Pereira avait été limogé en novembre, et Rob Edwards était arrivé avec une mission claire : accepter la quasi-certitude de la relégation et préparer le rebond en Championship.
Le club avait même déboursé 4 millions de livres pour le déloger de Middlesbrough, alors en tête du Championship, afin de l’attirer à Molineux. Un investissement conséquent, présenté à l’époque comme un choix structurant pour l’avenir.
Aujourd’hui, ce pari est balayé d’un revers de main.
Un projet construit… puis démoli
Le timing choque. Edwards venait de tisser une relation de travail solide avec le directeur technique Matt Jackson. Ensemble, ils ciblaient prioritairement des joueurs britanniques pour renforcer le quota de joueurs formés localement et rééquilibrer un effectif longtemps façonné par le réseau Mendes.
Le manager s’était imposé comme un visage du “nouveau” Wolves. Il apparaissait encore il y a deux jours dans la vidéo “Welcome Home” publiée par le club pour annoncer le retour de Raúl Jiménez. Une mise en scène qui laissait penser qu’il serait au cœur du projet sportif.
Kieran Trippier, dans sa première interview diffusée mercredi, expliquait d’ailleurs que la présence d’Edwards avait pesé lourd dans sa décision de rejoindre le club. En interne, certains décrivaient déjà un changement culturel net depuis son arrivée, un environnement plus structuré, plus lisible.
Et pourtant, derrière cette vitrine optimiste, la direction préparait déjà sa sortie.
Une onde de choc dans le vestiaire
Cette décision brutale menace de briser l’élan positif créé par les signatures de Trippier et Jiménez. Les joueurs découvrent qu’un entraîneur mis en avant par le club, associé à la campagne de recrutement, peut être écarté avant même de lancer sa saison en Championship.
Wolves se retrouvent une nouvelle fois à la croisée des chemins, tiraillés entre une reconstruction patiente portée par Edwards et un retour assumé à la voie portugaise, incarnée par Peixoto et le réseau Gestifute.
Le prochain coup de sifflet ne viendra pas d’un arbitre, mais d’un communiqué officialisant l’arrivée du nouvel entraîneur. La vraie question, désormais, est simple : combien de temps ce projet-là tiendra-t-il avant le prochain virage ?




