Wolves laissent filer des points face à Portsmouth
Les Wolves de Cesar Peixoto ont laissé filer deux points qui semblaient acquis, mardi soir, face à Portsmouth. Un nul 1-1 concédé à la 86e minute, à Molineux, qui laisse des traces dans les têtes et dans les jambes, à quelques jours de la réception de Watford samedi (15h00).
Un coup franc fatal et une soirée gâchée
Tout s’écroule sur une action évitable. Tommy Doyle, entré en jeu, pousse Adrian Segecic au sol et offre aux visiteurs un coup franc dangereux. Le ballon traîne, rebondit, revient dans la surface. Terry Devlin surgit et punit les Wolves. 1-1, silence pesant dans les tribunes.
Pour la deuxième fois de la saison, les supporters repartent de Molineux avec un simple point. Deux nuls à domicile, seulement deux victoires en cinq matches sur leur pelouse : le bilan commence à grincer.
Cesar Peixoto ne s’en cache pas. Il parle de déception, de manque, d’occasions gâchées. Son équipe avait pris l’avantage, dominé, contrôlé. Mais elle n’a jamais su se mettre à l’abri.
Domination sans tranchant
Le technicien portugais l’admet : les Wolves ont raté leur première période. Trop timides, trop peu de courses dans les espaces, pas assez de prises de risques. Le jeu manquait de vitesse, de verticalité.
Au retour des vestiaires, Peixoto tente un électrochoc. Deux changements, plus de rythme, plus d’intentions. Les Wolves prennent clairement le dessus, s’installent dans le camp adverse, poussent. Ils finissent par trouver la faille et ouvrent le score. Le match semble alors sous contrôle.
Mais la deuxième lame ne vient jamais. Une seule réalisation, pas de break. Et, dans les dernières minutes, l’équipe recule, défend trop bas, laisse Portsmouth s’installer. La pression finit par payer. L’égalisation de Devlin sanctionne ce recul coupable.
Pour Peixoto, le constat est limpide : son équipe a été « meilleure sur l’ensemble du match », mais une seule occasion convertie ne suffit pas à ce niveau. Sans deuxième but, tout reste fragile. Les Wolves l’ont appris à leurs dépens.
Trippier et Armstrong, l’attente avant Watford
Au-delà du score, une autre inquiétude s’est invitée dans la soirée : l’état de Kieran Trippier. Le défenseur expérimenté a ressenti une gêne et a dû quitter ses partenaires, dernier nom en date sur une liste de blessés déjà trop longue.
Adam Armstrong, absent lors de la victoire du week-end face à Burnley, reste lui aussi en suspens. Peixoto espère récupérer son buteur pour samedi. Il le dit clairement : il veut Armstrong disponible contre Watford.
Raul Jimenez, lui, ne reviendra pas avant janvier. Une absence lourde, qui réduit encore la marge de manœuvre offensive d’un entraîneur déjà contraint de bricoler. « Quand nous avons des blessures, nous devons trouver des solutions », glisse-t-il. Une phrase qui sonne presque comme un programme pour les semaines à venir.
Molineux attend des réponses
Les Wolves savent où le bât blesse. Molineux doit redevenir une forteresse, pas un terrain d’essai. Deux victoires seulement en cinq rencontres à domicile, des buts concédés en fin de match, une incapacité à tuer les rencontres : le tableau est clair.
Samedi, face à Watford, la pression sera réelle. Il faudra des points, mais aussi des signaux forts : plus de tranchant devant, plus de maîtrise derrière, et, si possible, le retour aux affaires d’Adam Armstrong et Kieran Trippier.
La saison est encore longue, mais une question s’impose déjà : les Wolves vont-ils transformer cette frustration en déclic, ou laisser ces fins de match leur coûter plus cher qu’un simple nul de septembre ?




