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Wolves : incertitude sur Fer Lopez avant le match contre Middlesbrough

À la veille de la réception de Middlesbrough, une question domine Molineux : Fer Lopez sera-t-il là ou non ? Cesar Peixoto refuse de trancher trop tôt. Et il ne se cache pas derrière le moindre écran de fumée.

« Pas à 100 % », a reconnu l’entraîneur de Wolves au micro de BBC Radio WM, au sujet de la disponibilité de son attaquant.

Le ton est clair, presque sec. Pas de bluff, insiste-t-il. Lopez souffre. Un peu, mais assez pour faire hésiter tout un staff.

L’attaquant espagnol sort pourtant d’un début de saison majeur. Cinq buts déjà, dont celui inscrit face au rival honni West Bromwich Albion lors du Black Country Derby, juste avant la trêve internationale. Un but qui l’a encore un peu plus installé au cœur du projet de Peixoto. Puis la coupure, le départ en sélection Espoirs avec l’Espagne, et le coup d’arrêt.

Renvoyé prématurément à Wolverhampton, officiellement pour un « inconfort physique », Lopez a passé la trêve plus près de la salle de soins que du terrain. Depuis, Peixoto avance avec prudence. L’attaquant de 22 ans a repris l’entraînement, mais la douleur n’a pas totalement disparu.

« Il a mal, un peu de douleur à l’entraînement », détaille le coach.

La décision tombera au dernier moment, après discussion directe avec le joueur. Un vrai dilemme : aligner son homme en forme du moment ou le préserver pour ne pas hypothéquer la suite.

Car le calendrier frappe fort. Trois matches en six jours. Un bloc qui ne pardonnera aucun pari raté. « Nous devons gérer cette situation avec le département médical et prendre la meilleure décision pour l’équipe », insiste Peixoto. Le message est limpide : le court terme ne dictera pas tout.

Lopez n’est pas le seul dossier sur la table. Jordan James revient de sélection avec le pays de Galles avec un léger problème au pied. Là encore, incertitude. Rien de dramatique, mais assez pour que Peixoto attende des signaux plus clairs avant de l’engager dans la bataille.

Jean-Ricner Bellegarde, lui, rentre d’un long voyage avec Haïti et un match disputé au Costa Rica. Fatigue, décalage, charge de travail : la tentation est grande de lui offrir un peu de repos. Peixoto n’a pas laissé le hasard décider. « J’ai parlé avec le sélectionneur de Bellegarde et essayé de gérer son temps de jeu », explique-t-il. Même réflexe pour Lopez : dès l’alerte venue d’Espagne, Wolves a accéléré pour le rapatrier au plus vite et lancer sa récupération.

Dans ce contexte, l’entraîneur s’accroche à un point fort : le vestiaire. « Nous avons un super groupe et nous avons beaucoup grandi ces trois dernières semaines », souligne-t-il. La phrase sonne comme une conviction autant qu’un avertissement : Wolves ne veut pas dépendre d’un seul homme, même s’il s’appelle Fer Lopez et qu’il marche sur l’eau depuis le début de saison.

Reste une inconnue qui ne se résoudra qu’au bord de la pelouse, samedi, à l’approche du coup d’envoi. Lopez prendra-t-il place sur la feuille de match, ou Peixoto choisira-t-il le risque zéro dans une série qui s’annonce déjà décisive pour la dynamique des Wolves ?