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Watford : un effectif retrouvé et de nouvelles ambitions

Pour Alessio Dionisi, cette trêve internationale a eu des allures de mercato caché. Sans recruter, Watford a récupéré des forces vives. Et l’entraîneur italien ne s’en cache pas : le retour de plusieurs cadres ressemble à l’arrivée de « nouveaux » joueurs.

Avant la coupure, le tableau était beaucoup moins souriant. Deux défaites de rang, face à Stoke puis Bristol City. Un classement qui glisse jusqu’à la 20e place du Championship. Et un banc famélique : lors de deux des trois derniers matches, les Hornets n’avaient même pas assez de joueurs pour remplir la feuille de remplaçants.

La donne change à l’heure de recevoir Burnley, lanterne rouge, samedi à Vicarage Road.

  • Soumaila Coulibaly
  • Jordan Zemura
  • Martin Payero
  • Omar Traore
  • Marc Bola
  • Travis Akomeah
  • Krepin Diatta

Pour Dionisi, c’est un basculement concret dans le quotidien du club : il peut enfin aligner « deux équipes » à l’entraînement, retrouver de la concurrence, de l’intensité, des solutions.

Le décor paraît idéal. Mais l’Italien refuse de s’enflammer.

Les revenants ne sont « pas prêts pour 90 minutes ». Ils reviennent, oui, mais à pas mesurés. Le staff devra composer avec des états de forme disparates, gérer les temps de jeu, éviter la rechute. Watford récupère de la quantité, pas encore toute la capacité.

Et tout le monde n’est pas de retour. Edoardo Bove, Jeremy Ngakia et Kwadwo Baah restent à l’infirmerie. Dionisi vise la prochaine trêve internationale, en novembre, pour les revoir enfin intégrés au groupe. Là encore, il parle de « beaucoup de nouveaux joueurs » à venir, comme si sa saison se construisait par blocs, au rythme des fenêtres internationales.

Sur le plan comptable, Watford n’a disputé que huit rencontres, mais la marge d’erreur se réduit déjà. Les derniers résultats ont laissé des traces. L’entraîneur choisit pourtant de tourner la page, de regarder devant plutôt que de ressasser Stoke et Bristol City. Le rendez-vous avec Burnley arrive au bon moment : un adversaire en difficulté, un effectif regonflé, un stade qui attend une réaction nette.

Dionisi insiste sur ce qui le porte : le terrain. Il dit aimer son métier, aimer son travail. La trêve lui a offert du temps pour récupérer, pour mieux apprivoiser ses nouveaux joueurs, pour voir sa famille. Mais il le répète : il se sent vraiment à sa place quand il est sur la pelouse.

Vicarage Road attend maintenant de voir si cette sensation se traduira enfin par des points.